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Le Parti québécois adoptera un nouveau «texte fondateur»

Alors qu’on prépare un congrès, les finances de la formation inquiètent

La présidente du Parti québécois, Gabrielle Lemieux, ici photographiée le 17 novembre dernier lors du Conseil national, à Montréal, a dévoilé le plan d’action 2019 hier afin de définir les priorités du parti avant l’élection de son prochain chef.
Photo d'archives, Agence QMI La présidente du Parti québécois, Gabrielle Lemieux, ici photographiée le 17 novembre dernier lors du Conseil national, à Montréal, a dévoilé le plan d’action 2019 hier afin de définir les priorités du parti avant l’élection de son prochain chef.

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Le Parti québécois tiendra un congrès extraordinaire en novembre prochain afin d’adopter un nouveau « texte fondateur », mais des membres s’inquiètent, dans l’immédiat, de sa difficulté à payer le loyer de sa permanence à Montréal.

Au lendemain de la défection de sa députée Catherine Fournier – qui siégera désormais comme indépendante –, le parti a dévoilé mardi son « plan d’action 2019 pour un nouveau Parti québécois », qui sera débattu en Conseil national les 23 et 24 mars à Trois-Rivières.

Cette démarche de renouvellement culminera par un congrès extraordinaire au mois de novembre où le parti adoptera un nouveau « texte fondateur » axé sur l’indépendance.

« Le congrès extraordinaire sera l’occasion d’adopter un texte très court, d’une à deux pages, qui nous permettra de dire : voici notre projet de pays, voici notre projet de société », explique la présidente du Parti québécois, Gabrielle Lemieux.

D’ailleurs, tout est sur la table, insiste Mme Lemieux, même une refondation du parti sous un nouveau nom. « Si, à la suite des changements qu’on veut apporter au parti, on juge qu’un changement doit être fait, on est ouverts à ça, dit-elle. Mais, pour nous, ce n’est pas ce qui est le plus important. »

Avec cette démarche, l’exécutif national du PQ veut définir les priorités du parti avant l’élection de son prochain chef.

« On veut faire rupture avec la théorie du sauveur, avec l’idée qu’une personne peut venir sauver le parti, affirme Mme Lemieux. C’est vraiment une rupture avec le passé, parce que c’est la première fois qu’on tient le congrès avant la course. »

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Difficultés financières

Mais, entre-temps, la situation financière du PQ est si précaire que certains de ses membres se demandent comme le parti pourra financer un tel congrès.

La formation souverainiste n’a pas encore payé le loyer de la permanence de la rue Papineau pour le mois de mars, selon les informations de notre Bureau parlementaire. « Je ne nie pas que ce n’est pas fait à ce moment-ci, pour le moment », convient le porte-parole du PQ, Yanick Grégoire. En incluant les taxes, les assurances et la location, les frais de loyer excèdent 275 000 $ annuellement.

Pendant le mois de janvier, les retraits faits par le parti ont également dû être approuvés par son institution financière, la Caisse Desjardins.

De plus, un employé qui avait prêté de l’argent au parti a vu son chèque de remboursement « rebondir » récemment.

« Tous les engagements financiers du Parti québécois sont en voie d’être honorés selon les ententes prises avec les fournisseurs », assure toutefois Yanick Grégoire.

Appuis pour Catherine Fournier

Par ailleurs, l’ex-candidat à la chefferie Paul St-Pierre Plamondon a publiquement appuyé Catherine Fournier, mardi, tout en dénonçant le blocage du renouvellement du parti après sa tournée Osez repenser le PQ.

« Aujourd’hui, certains des auteurs de ce sabotage en appellent au renouvellement du PQ : si j’étais elle, je ne trouverais pas ces appels au renouvellement très crédibles non plus, a-t-il écrit sur Facebook. Catherine Fournier est une femme lucide et je partage plusieurs des constats qu’elle pose. »

La défection de la députée de Marie-Victorin a également entraîné la démission de deux employés de l’aile parlementaire, Hubert Laprise et Louis Lyonnais.