/sports/racing
Navigation

Une période de transition avant... 2021

La F1 prend des mesures pour favoriser le spectacle et réduire les écarts entre les voitures

AUTO-PRIX-BRA-F1-RACE
Photo AFP

Coup d'oeil sur cet article

Le Grand Prix d’Australie, qui marquera dimanche le coup d’envoi de la saison 2019, sera-t-il le théâtre d’affrontements plus intenses sur la piste ? C’est ce que souhaitent les autorités de la F1 en appliquant une nouvelle réglementation pour favoriser les dépassements.

Ces principaux changements concernent principalement l’aérodynamique des bolides.

On constate que non seulement l’aileron avant est plus imposant, mais qu’il a aussi été simplifié. Il ne comporte que cinq volets obligatoirement.

Des mesures qui devraient permettre de compenser une partie de la perte d’appuis aérodynamiques et de contrer davantage les turbulences.

À cet égard, une démarche semblable a aussi été appliquée du côté de l’aileron arrière qui a été élargi. L’ouverture du dispositif du DRS (aileron arrière amovible) a aussi été majorée pour obtenir, espère-t-on, un gain de puissance en ligne droite.

Deux pilotes satisfaits

Ces changements ont été bien accueillis par la plupart des équipes et des pilotes quoique le contexte n’était pas favorable pour les exploiter lors

des huit journées d’essais hivernaux tenus à Barcelone récemment.

Toutefois, deux pilotes, Sergio Pérez et Valtteri Bottas, ont pu s’exprimer sur l’efficacité de ce nouvel ensemble aérodynamique.

« J’ai remarqué, a indiqué le Finlandais, qu’il était plus facile de suivre de près un adversaire. La voiture paraît plus prévisible derrière une autre. C’est une nette amélioration. »

Le Mexicain, coéquipier cette année du Québécois Lance Stroll chez Racing Point, a renchéri sur les propos du pilote de l’écurie Mercedes.

« J’ai rapidement ressenti, a-t-il raconté, que l’on perd moins d’appuis, et c’est une bonne chose. Je pense que la F1 a fait du bon travail.

«Mais c’est à Melbourne qu’on aura une meilleure idée. »

Vers une refonte complète

Liberty Media, propriétaire de la F1 depuis trois ans, a entrepris une vaste consultation dans le but précis de procéder à une importante refonte de la discipline-reine du sport automobile pour la saison 2021.

L’entreprise américaine veut en effet instaurer un plafond budgétaire pour toutes les écuries, une meilleure distribution des revenus (qui favorise aujourd’hui l’ancienneté plutôt que les résultats en piste) et une réglementation technique encore plus poussée.

Tout ça pour réduire les écarts de performances entre les voitures.

Le millésime 2021 sera également marqué par l’arrivée plus que probable de nouvelles destinations au championnat.

Liberty Media n’a jamais caché ses intentions d’organiser plus de courses en Asie et aux États-Unis.

La présentation d’une épreuve au Vietnam, dans les rues d’Hanoï, est déjà confirmée pour 2020 et le projet de faire escale à Miami est toujours dans les plans même si d’importants obstacles restent à franchir.

En revanche, cinq courses, et pas les moindres (Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Allemagne et Mexico) sont en fin de contrat en 2019 et bon nombre d’observateurs s’attendent à des négociations très ardues qui pourraient signifier dans certains cas leur retrait du calendrier.

Plusieurs pays sont disposés, semble-t-il, à prendre la relève pour organiser un Grand Prix dans un avenir rapproché, dont les Pays-Bas qui n’ont pas accueilli la F1 depuis 1985.

Un point pour le meilleur tour en course

La F1 a aussi modifié certains éléments de son code sportif pour améliorer la qualité du spectacle sur la piste.

Le plus récent amendement, annoncé lundi, à quelques jours donc de la tenue du premier Grand Prix de la saison, va permettre à un pilote de récolter un point supplémentaire s’il inscrit le meilleur chrono pendant la course.

À la condition toutefois que l’auteur soit classé parmi les dix premiers à l’arrivée. Son équipe se verra également octroyer un point au tableau des constructeurs.

Si le pilote le plus rapide est exclu du top 10, le point ne sera pas attribué.

Le barème des points demeure toutefois inchangé en 2019, selon la répartition suivante : 25, 18, 15, 12, 10, 8, 6, 4, 2 et 1 points sont décernés aux dix premiers. Une victoire et un tour le plus rapide permettraient au gagnant d’accumuler le maximum de points soit 26.

Bottas au sommet

Si cette mesure avait été appliquée l’an dernier, elle n’aurait eu aucune incidence sur les grands animateurs du championnat, Lewis Hamilton et Sebastian Vettel, tellement les écarts étaient importants entre les deux qui ont signé chacun trois meilleurs tours en course l’an passé.

Par contre, c’est Valtteri Bottas qui a été le maître de cette spécialité puisqu’il a été crédité du meilleur tour en course à sept occasions en 2018 à bord de sa Mercedes, suivi de Daniel Ricciardo (Red Bull) avec quatre.

Avec sept points de plus au tableau, le Finlandais aurait ainsi devancé Max Verstappen (2 fois le tour le plus rapide l’an dernier) au quatrième rang du classement final des points.

Soixante ans plus tard

La F1 avait préconisé cette mesure lors des neuf premières années d’existence du Championnat du monde créé en 1950, mais elle a été abandonnée depuis.

Par ailleurs, l’idée d’accorder un autre point, cette fois au détenteur de la position de tête, n’a pas été envisagée.