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Conseiller à l’éthique: nombre record de consultations à la Ville de Montréal

Hôtel de ville de Montréal
Photo d'archives

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MONTRÉAL – Les élus du conseil municipal ont consulté 46 fois le conseiller à l’éthique de la Ville de Montréal en 2018, un nombre record depuis la création de ce poste en 2010. C’est aussi 50 % de consultations de plus qu’en 2017.

Les élus «demeurent surtout préoccupés par des questions liées aux conflits d’intérêts et aux avantages qu’ils pourraient recevoir dans le cadre de leurs fonctions», indique le conseiller à l’éthique et à la déontologie, Marc Lalonde, dans son rapport.

Un nombre croissant de membres du conseil «s’interrogent également sur les autres fonctions, emplois ou tâches qu’ils occupent ou qu’ils pourraient occuper en marge de leur charge officielle pour la Ville de Montréal».

Il s’agit d’autres fonctions, «souvent bénévoles», comme solliciter des campagnes de collectes de fonds pour des œuvres de charité ou être membre d'un conseil d’administration, a précisé M. Lalonde au «24 Heures».

Les formations sur l’éthique et la déontologie contribuent à la hausse du nombre de consultations, selon le conseiller, qui est d’ailleurs en train d’élaborer, avec le Bureau de la présidence du conseil, de nouvelles formations pour les élus cette année.

Malgré une hausse des consultations, les ressources allouées «sont suffisantes en fonction des besoins», dit Lalonde. Le budget annuel est d’environ 63 000 $.

Depuis 2017, le personnel de cabinet peut aussi se prévaloir des services du conseiller à l’éthique. Les consultations, au nombre de six en 2017, se sont chiffrées à 10 l’année suivante. «Une quarantaine de membres du personnel de cabinet seulement travaillent à la Ville et dans les arrondissements», rappelle le conseiller. Ces consultations ont surtout eu lieu après les formations sur l’éthique en février 2018.