/sports/opinion/columnists
Navigation

Le trait d’union entre l’ouest et l’est

Les sentiers de motoneige qui sillonnent la région de Québec permettent de découvrir une nature qui a souvent des dimensions démesurées.
Photo courtoisie Les sentiers de motoneige qui sillonnent la région de Québec permettent de découvrir une nature qui a souvent des dimensions démesurées.

Coup d'oeil sur cet article

Regroupés sous un même chapeau par la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ), les sentiers des régions de Portneuf, Québec et Charlevoix représentent le trait d’union entre l’ouest et l’est du Québec ou l’inverse, si vous partez depuis la Côte-Nord.

Cette grande région devient l’élément essentiel de l’interconnexion du réseau de sentiers de la FCMQ. C’est l’exemple parfait de la grande mobilité des motoneigistes qui veulent visiter l’ensemble du Québec.

« C’est un immense territoire rempli de contrastes, avance Jean Mainguy administrateur pour la FCMQ. Les motoneigistes qui viennent chez nous vont rouler sur la rive nord de la vallée du Saint-Laurent, traverser les forêts et les plaines du comté de Portneuf, avant de se retrouver dans un secteur urbain, tout près de Québec. »

« En poussant plus à l’est, via le sentier Trans-Québec numéro 3, ils vont arriver dans Charlevoix où là, les montagnes et le fleuve se côtoient. Les décors et les points de vue offerts par la nature y sont assez remarquables. »

Une autre particularité importante de ce secteur, c’est la présence de sentiers en milieu insulaire.

« Nous sommes les seuls à offrir la possibilité de circuler sur des îles, à même un réseau de sentiers. Nous avons les Sorciers de l’île d’Orléans qui offrent 80 kilomètres de sentiers et le Club de L’Isle-aux-Coudres qui en propose 31. Faire le tour de ces îles en motoneige, c’est une expérience à vivre au moins une fois, » ajoute Mainguy.

Infos utiles

L’ensemble du réseau de ce secteur compte 1864 km de sentiers, entretenus par les bénévoles de 11 clubs. Les principaux sentiers que l’on y retrouve sont le Trans Québec numéro 3, que l’on atteint à Saint-Marc-des-Carrières, le 73 accessible à Saint-Raymond et à Saint-Augustin.

Les motoneigistes qui arrivent de la rive sud peuvent profiter d’une traverse organisée depuis Charny. Il y a aussi le sentier 83, le long du Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie et les sentiers 23 et 369, dans la réserve faunique des Laurentides.

La normale pour les conditions d’enneigement est de la mi-décembre à la mi-mars. Toutefois, dans les portions de Portneuf et de Charlevoix, il n’est pas rare que la saison débute plus tôt et se poursuive plus tard.

Ondago

Au total, le réseau d’hébergement de cet immense territoire compte 2000 chambres accessibles par les sentiers.

Une application a été créée à Saint-Raymond pour aider les gens à s’initier à la motoneige. L’application Ondago, téléchargée sur votre cellulaire, vous permet de circuler dans la région en choisissant un des sept circuits dont la longueur varie entre 85 et 300 km. Il s’agit de randonnées autonomes, que vous pouvez faire à votre rythme, tout en étant toujours en contact avec tout ce qui se passe autour de vous.

Sur les trois secteurs de la région, il y a des stationnements incitatifs, qui permettent aux motoneigistes de l’extérieur de pouvoir laisser leurs véhicules en sécurité durant leurs randonnées. Pour en savoir plus sur tout ce qui se passe dans ces secteurs, deux sources d’informations principales : l’Office du tourisme de Québec au (418) 641-6654 ou l’Association touristique régionale de Charlevoix au 1-800-667-2276.

En Bref

LA SIGNALISATION

Jean Mainguy, de la FCMQ, a tenu à rappeler l’importance de respecter les sentiers, les propriétés privées, les autres motoneigistes et surtout la signalisation. Il mentionnait que lors d’une de ses randonnées, il avait remarqué un message sur un panneau bien en vue le long d’un sentier qui disait : Écoutez les panneaux de signalisation, ils vous parlent. Il a tenu à rappeler que certains motoneigistes ne tiennent pas compte de la signalisation que les bénévoles installent tout le long des sentiers. « Elle n’est pas là sans raison. Lorsque par exemple, on indique une courbe prononcée, il faut ralentir et toujours agir comme si quelqu’un venait en sens inverse. Trop souvent, des motoneigistes délinquants se croient seuls au monde dans les sentiers. Il y a près de 100 000 membres de clubs au Québec, les chances de rencontrer quelqu’un, surtout en cette période de l’année qui est très active, existent vraiment. »

HYDRO-QUÉBEC

La direction d’Hydro-Québec est fière de son association avec les différents clubs de motoneigistes du Québec. Cela permet l’essor du réseau de sentiers. On a tenu à rappeler toutefois qu’à proximité des chantiers, il se peut qu’il y ait des travaux forçant des déviations ou fermetures temporaires de sentiers. Hydro-Québec travaille avec les différents clubs afin de limiter le plus possible les impacts des chantiers sur le réseau. On demande toutefois aux motoneigistes de bien respecter la signalisation et les limites de vitesse installées à proximité de ces chantiers. La sécurité demeure en tout temps la priorité pour l’organisme gouvernemental.