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Legault ne connaît pas la nature des allégations criminelles contre le DG de la SQ suspendu

Legault ne connaît pas la nature des allégations criminelles contre le DG de la SQ suspendu
Photo JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

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 Le premier ministre François Legault assure qu’il n’a pas été informé de la nature des allégations criminelles qui ont mené à la suspension du directeur général de la Sûreté du Québec, Martin Prud’homme.  

Martin Prud’homme
Photo d'archives, Chantal Poirier
Martin Prud’homme

  

 «Ça a été une décision difficile qui a été prise administrativement par le secrétaire exécutif, monsieur Ouellet. On sait que ce sont des accusations criminelles, des allégations assez graves, qui nécessitaient ce geste, a-t-il déclaré mercredi en marge du Conseil des ministres. Mais moi, je ne suis pas au courant des allégations et c’est une décision qui a été prise par les responsables des emplois supérieurs. Donc, c’est une décision administrative, que je respecte.» 

 Outre la suspension de Martin Prud’homme – contre qui aucune accusation criminelle n’a été déposée –, l’ex-numéro deux de l’UPAC, l’inspecteur André Boulanger, et la lieutenante Caroline Grenier-Lafontaine ont été affectés à des tâches administratives, le temps de l’enquête. 

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 Séparation des pouvoirs 

 En annonçant la suspension de Martin Prud’homme la semaine dernière, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, avait précisé que la décision a été prise par la secrétaire générale associée aux emplois supérieurs du ministère du Conseil exécutif. Son cabinet précise aujourd’hui que la ministre Guilbault ne connaît pas non plus la nature des faits reprochés au DG de la SQ présentement relevé de ses fonctions. 

 «À titre de ministre de la Sécurité publique, j'ai été informée hier, comme le prévoit la Loi sur la police, d'une allégation relative à des infractions criminelles concernant le directeur général de la Sûreté du Québec, M. Martin Prud'homme», avait-elle déclaré la semaine dernière. 

 Pour le premier ministre Legault, il est normal que les élus ne soient pas au courant des faits reprochés à Martin Prud’homme. «Je pense qu’il ne faut pas que la politique se mêle de la police», dit-il.   

 «On me dit que c’est une allégation criminelle, grave. Ça me suffit», ajoute-t-il.