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Les Islanders près du titre

Ils doivent tout de même regarder par-dessus leur épaule

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 NEW YORK | Il y a un bail que les Islanders n’ont pas terminé au sommet de leur division. Trente et un ans pour être précis. C’est loin, le printemps de 1988. 

 Pour vous remettre dans le contexte, on parlait alors de la division Patrick, Mike Bossy n’avait pas encore pris sa retraite (il n’avait pas disputé la saison, espérant guérir ses maux de dos. Il allait l’annoncer officiellement l’automne suivant) et Paul Sarrasin animait Le combat des clips

 Sous les ordres de Barry Trotz, les Islanders pourraient remédier à la situation dans les prochaines semaines. Avec 13 matchs à disputer, ils n’accusent que deux points de retard sur les Capitals de Washington, en tête de la division Métropolitaine. 

 « Personne ne nous voyait là. On est heureux, mais pas satisfait. On veut pousser pour obtenir l’avantage de la glace », a indiqué Anthony Beauvillier, rencontré dans le vestiaire du complexe d’entraînement de l’équipe, à East Meadow. 

 Le hic, c’est que la compétition dans la section Métropolitaine est si corsée que les Islanders doivent regarder autant derrière que devant. Après les Capitals à 89 points et les Islanders à 87, suivent les Penguins (85), les Hurricanes (83) et les Blue Jackets (81). 

 « On a beau occuper le deuxième rang de notre division, on est loin de se sentir à l’aise. Une mauvaise semaine et on peut se faire sortir des séries », a analysé Mathew Barzal. 

 « Pour nous, chaque match en est un de série. C’est l’état d’esprit dans lequel on doit les aborder », a-t-il poursuivi. 

 Du succès sans Tavares 

 Il y a une raison pour laquelle on ne donnait pas cher de la peau des Islanders cette saison. On se demandait bien comment ils feraient pour se remettre du départ de John Tavares. 

 Après tout, l’Ontarien fut la dynamo de cette équipe depuis sa sélection au tout premier rang du repêchage en 2009. 

 « Je savais qu’on avait une bonne équipe et une bonne profondeur. Honnêtement, je ne me voyais pas dans une moins bonne position que celle dans laquelle on se trouve présentement », a assuré Beauvillier, qui accuse 13 points de retard sur sa production de l’an dernier. 

 Néanmoins, après avoir déjoué les pronostics de la majorité des observateurs tout au long de la saison, il serait dommage que cette participation inattendue au tournoi printanier leur glisse entre les doigts. 

 « Ça fait deux saisons qu’on rate les séries. D’ailleurs, je n’ai jamais participé aux séries depuis que je suis ici. Alors, ma motivation principale en début d’année était de faire les séries et de prouver à tout le monde qu’ils avaient tort », a-t-il poursuivi. 

 Les Islanders ont fait un gros pas en ce sens en blanchissant les Blue Jackets, lundi. Jeudi soir, en venant à bout du Canadien, également impliqué dans la course aux séries, Beauvillier et ses coéquipiers pourraient respirer un peu mieux.