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140 000 étudiants en grève pour le climat vendredi

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À Montréal, Québec et dans différentes villes de la province, environ 140 000 étudiants seront en grève vendredi pour réclamer des actions efficaces afin de lutter contre les changements climatiques.

À Montréal, les manifestants se rassembleront en début d’après-midi.

Dans la Vieille Capitale, environ 17 000 étudiants provenant principalement de l’Université Laval pourraient participer à une manifestation, qui débutera à 13 h à l’hôtel de ville, dans le Vieux-Québec, pour se terminer dans le quartier Saint-Roch.

« C’est une cause qui touche tout le monde, qui va influencer l’avenir de tous les étudiants. Ce n’est pas une priorité présentement au niveau de nos institutions alors que ça devrait l’être, puisque les conséquences seront vraiment néfastes », affirme Andréane Moreau, étudiante et porte-parole du collectif La planète s’invite à l’Université Laval.

Ce collectif demande aux gouvernements de mettre en place des mesures concrètes qui permettront de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, comme le recommande le groupe d’experts des Nations Unies sur le climat.

Mouvement planétaire

Cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement planétaire, car des manifestations semblables seront organisées la même journée dans plus de 90 pays.

Une jeune Suédoise maintenant âgée de 16 ans, Greta Thunberg, est à l’origine de ce mouvement. En août 2018, elle s’est fait remarquer après avoir entrepris une grève scolaire pour le climat, qui s’est poursuivie chaque vendredi après les élections en septembre.

Son initiative a inspiré d’autres étudiants aux quatre coins du monde qui ont aussi commencé à faire la grève une fois par semaine pour réclamer des actions concrètes afin de sauver la planète.

Le discours que la jeune femme a prononcé en décembre devant le sommet des Nations Unies sur les changements climatiques a fait grand bruit : « Vous dites que vous aimez vos enfants par-dessus tout et ensuite vous volez leur avenir devant leurs propres yeux [...]. Nous sommes venus vous dire que le changement arrive, que vous l’aimiez ou pas. »

Des élèves du secondaire

À Québec, environ 200 élèves provenant de six écoles secondaires pourraient aussi prendre part à cette mobilisation, selon les organisateurs.

À l’école secondaire de Rochebelle, à Sainte-Foy, la direction a d’ailleurs écrit aux parents jeudi pour leur demander de justifier l’absence de leur enfant, si celui-ci prévoit participer à la mobilisation.

Dans les écoles Jean-de-Brébeuf et Joseph-François-Perreault, la participation des élèves à cette mobilisation se fait dans le cadre d’un cours ou d’un comité environnement, si bien qu’il n’y a pas d’absence à justifier de la part des parents, indique la Commission scolaire de la Capitale.