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Il ne se souviendrait pas de la soirée fatale

L’accusé a changé sa version des faits plusieurs fois

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SAINT-HYACINTHE | L’homme accusé d’avoir tué le copropriétaire et la gérante d’un bar de danseuses nues se souvient de détails insignifiants, mais il est incapable de se rappeler avec précision ce qu’il faisait le soir du double meurtre, s’est étonnée jeudi la Couronne.

Giuseppe de Leto a dit, notamment, se remémorer un bruit provenant d’une roue d’un camion loué, et que celui-ci a disparu quand il l’a retourné au commerce de location de voiture le jour du crime.

Les plaidoiries se sont poursuivies jeudi au palais de justice de Saint-Hyacinthe, dans le cadre du procès de de Leto, accusé des meurtres prémédités de Martin Bélair et de sa conjointe Nancy Beaulieu, qui travaillaient au Cabaret Flamingo de Saint-Hyacinthe, en Montérégie.

Pas crédible

Les meurtres auraient été perpétrés le 6 janvier 2015. Les corps ont été retrouvés ligotés dans des draps dans la boîte du camion de M. Bélair, à Mascouche dans Lanaudière, trois jours plus tard.

« Le 6 janvier, ce n’est pas une date banale. C’est le moment le plus pertinent ici », a soulevé la procureure de la Couronne, Marie-Claude Morin.

Elle est revenue sur la crédibilité du témoignage de Giuseppe, qui a nié fermement lors du procès avoir tué ses « deux amis », et qui ne se souvenait pas précisément de tout ce qu’il faisait lors de la soirée fatidique.

Elle a rappelé que l’accusé a modifié sa version des faits concernant cette journée à plusieurs reprises. Notamment, lorsqu’il a parlé aux policiers le 9 janvier 2015, puis lors de son arrestation en mai 2016, et finalement devant le jury il y a quelques jours.

Auteur ou complice

« Je vous propose de ne pas retenir [son témoignage]. Il peut être l’auteur réel ou le complice. De la preuve circonstancielle, ça vaut tout autant que de la preuve directe », a-t-elle plaidé.

La défense avançait jeudi qu’il était impossible que l’accusé ait tué les deux victimes pour prendre le contrôle du bar qu’il considère comme « un trou » qu’il faisait vivre à lui seul comme client.


► Le jury sera séquestré lundi après avoir entendu les directives du juge André Vincent.