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SNC-Lavalin: Jean Charest demande à Justin Trudeau de calmer le jeu

L’ex-premier ministre du Québec a donné son opinion sur l’affaire SNC-Lavalin

Jean Charest était présent au sommet portant sur l’aérospatiale à Montréal, jeudi.
Photo Francis Halin Jean Charest était présent au sommet portant sur l’aérospatiale à Montréal, jeudi.

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L’ancien premier ministre du Québec Jean Charest demande à Justin Trudeau de nommer au plus vite un « conseil de sages » pour se pencher sur l’affaire SNC-Lavalin.

« Il faut détacher ça d’une surchauffe partisane qui, honnêtement, ne sert les intérêts de personne », a dit M. Charest, jeudi, en marge d’un sommet portant sur l’aérospatiale à Montréal.

Mercredi, un sondage Léger pour le compte du Journal indiquait que plus de 69 % des Québécois pensent que le premier ministre du Canada a mal géré la crise entourant la firme de génie-conseil. Un mécontentement qu’on voit dans les appuis de son parti qui ont fondu de 4 % depuis le début de la controverse, passant à 35 %.

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Pression

Pour M. Charest, la gestion du Conseil des ministres appartient à M. Trudeau, qui est soupçonné d’ingérence politique. L’ex-ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould a clamé avoir subi de la pression de la part du bureau du premier ministre et de son entourage.

« C’est son affaire », dit-il. Il estime cependant que la mise sur pied d’un « conseil de sages » avec les partis d’opposition permettrait d’avoir du recul dans l’affaire SNC-Lavalin, qui souhaite éviter un procès criminel pour des pots-de-vin.

M. Charest rappelle que les personnes responsables ont été poursuivies et amenées devant les tribunaux, et qu’il ne faut pas oublier les 9000 travailleurs qui pourraient perdre leur emploi.

« Dans plusieurs pays, il y a des moyens de rendre l’entreprise imputable sans pour autant lui imposer des conséquences qui sont disproportionnées pour d’innocentes victimes », plaide-t-il.

Quand Le Journal lui demande s’il souhaite faire un retour en politique comme le laissent entendre certaines rumeurs, l’ex-chef libéral ferme immédiatement la porte.

« Non, non. J’ai fait 28 ans, ç’a été merveilleux. Ç’a vraiment été un privilège, mais non. Pas du tout », partage-t-il, le sourire aux lèvres.

M. Charest refuse aussi de prédire la mort du Parti québécois (PQ), comme l’ont fait certains analystes.

« Dans le cas du PQ, qui a une assez longue histoire, qui a gouverné quand même et qui est le parti de René Lévesque, je ne ferai aucune prédiction », conclut-il.


♦ Jean Charest est président de Vision 2025, une initiative lancée l’an dernier par l’Association des industries aérospatiales du Canada.