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Attaque en Nouvelle-Zélande: un survivant de la tuerie de la mosquée de Québec troublé par la vidéo de l’assaillant

Aymen Derbali, survivant de l’attentat au Centre culturel islamique de Québec (CCIQ), a visionné les images qui auraient été enregistrées en direct par le tireur de Christchurch.
Photo Dominique Lelièvre, Journal de Québec Aymen Derbali, survivant de l’attentat au Centre culturel islamique de Québec (CCIQ), a visionné les images qui auraient été enregistrées en direct par le tireur de Christchurch.

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Aymen Derbali, atteint de sept balles à la grande mosquée de Québec le 29 janvier 2017 et paralysé depuis, est troublé par les similitudes entre cette attaque et celle qui a fait des dizaines de morts en Nouvelle-Zélande.

Le survivant de l’attentat au Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) a visionné les images qui auraient été enregistrées en direct par le tireur de Christchurch.

«Je suis très attristé, très bouleversé. C’est sûr que, lorsque j’ai vu la vidéo ce matin, ça m’a remonté tout ce qu’on a vécu nous aussi. Il y a beaucoup de similitudes entre les deux», a-t-il déploré après avoir prié pour les victimes du carnage et leurs proches, ce midi, au CCIQ, avec des centaines d’autres fidèles.

«Le plus difficile, c’est qu’il [l’auteur de cette attaque] s’est inspiré de ce qui s’est passé ici», a-t-il poursuivi.

«Il avait des idoles», a-t-il noté, rappelant que le nom d’Alexandre Bissonnette se serait retrouvé sur l’un de ses chargeurs.

Comme dans un jeu

Plus alarmant encore, «on avait l’impression que c’était un jeu vidéo [pour l’auteur des images]», a fait remarquer Aymen Derbali.

Le tueur «était déterminé à tuer tout le monde» et il semblait s’acharner sur les personnes blessées, mais pas décédées», a-t-il dénoncé dans une déclaration en anglais.

Le rescapé de la mosquée de Québec s’inquiète de la diffusion de la vidéo en question, même si les autorités font leur possible pour en empêcher la propagation.

Il estime que ce genre de matériel est susceptible d’engendrer «un effet d’entraînement».

«La vidéo, elle s’est propagée, c’est sûr, parce que c’était sur les réseaux sociaux. Beaucoup l’ont partagée. Je sais que, maintenant, les autorités essaient de la bannir, mais c’est sûr qu’il y a des milliers de personnes qui l’ont vue», s’est-il désolé.