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Environnement: Ce n’est pas de notre faute

Environnement: Ce n’est pas de notre faute
JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

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Les jeunes manifestaient aujourd’hui leur conscience écologique. Au-delà du rassemblement, commençons par nous déculpabiliser.

J’ai été impressionné par la foule qui était présente, composée de jeunes de tous âges, ainsi que de moins jeunes fiers de constater une certaine conscience environnementale.

Quelques étendards partisans fendaient l’air. Des appels à signer le Pacte, aussi. Mais ce n’était certainement pas le plus intéressant.

Des cris se faisaient entendre sporadiquement d’un groupe à l’autre:  «Sauvons la planète», «Plus chauds que le climat», «À qui le futur? À nous le futur».

Environnement: Ce n’est pas de notre faute
AFP

Partout, on brandissait des pancartes créatives. «Écosocialisme ou barbarie», «Changement du système, pas du climat», «Winter is not coming», «Quand c’est fondu, c’est foutu» et «Mon pays, ce n’est pas un pays. Mon pays, c’est la sloche».

D’autres interpellaient Justin Trudeau ou François Legault.

Somme toute, l’ambiance était joyeuse, mais déterminée, permettant de distinguer une forme d’espoir là où les plus pessimistes ne voient que l’effondrement. Reste à savoir si elle saura durer ou si elle fondra comme neige au soleil.

Ce n’est pas de notre faute

Environnement: Ce n’est pas de notre faute
AFP

Ce rassemblement, au-delà de son caractère un peu frivole, a démontré un semblant d’éveil chez des générations que l’on croyait endormies, engluées dans leur apathie Instagrammique et dépendantes des sécrétions de dopamine que produisent les likes des médias sociaux.

Mais l’éveil ne suffit pas. Il faut aussi concrétiser cette conscience environnementale, lui trouver des points d’appui pour ne pas qu’elle se perde, ou qu’elle se dévie.

Pour commencer, évitons de nourrir une culpabilité qui n’a pas lieu d’être. Nous culpabiliser ne sert qu'à nous infliger des remords, à empêcher notre potentiel créatif d'imaginer un nouveau monde et à instiller un défaitisme ambiant qui ne fait que servir l'immobilisme. 

Une étude de l’Observatoire de la consommation responsable (OCR) rapporte que 87,4% des Québécois considèrent que le changement doit provenir des individus, des consommateurs.

Cela fait porter le poids de la pollution à la majorité de la population, lorsqu’en réalité, la responsabilité incombe principalement à une minorité d’institutions, d’individus et d’entreprises. Au «système», comme le scandent les manifestants. Certes, on y participe, mais on ne le contrôle pas. 

Vingt-six milliardaires possèdent autant que la moitié de l’humanité. Seul 1% de la population mondiale a capté 82% des richesses produites en 2017.

Et les autres doivent juste faire avec. 

Ainsi, justice sociale et justice environnementale se rejoignent.

Comme le disaient quelques jeunes lycéens français aujourd’hui: «Fin du monde, fin du mois: même combat».

 

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