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Joey Savoie voit grand

Le golfeur amateur québécois vise à grimper chez les pros cet été

Joey Savoie espère terminer la saison 2019 sur le circuit de la PGA au Canada soit le Mackenzie Tour.
Photo d’archives Joey Savoie espère terminer la saison 2019 sur le circuit de la PGA au Canada soit le Mackenzie Tour.

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PONTE VEDRA BEACH | La voix est bonne et claire à l’autre bout du téléphone. Joey Savoie n’a pas connu sa meilleure journée sur les verts en Floride. Il vient de rater la préqualification du Championnat Valspar, le prochain tournoi de la PGA à l’horaire la semaine prochaine.

« Ça n’a pas super bien été. Il fallait un score de -3 pour passer et j’ai joué +1. Ça fait partie de la game. Il y a plus souvent des échecs que des réussites au golf. Je suis satisfait de la direction que prend mon jeu. C’était une mauvaise journée. Ce n’est pas plus grave que ça », philosophe le golfeur amateur québécois de 24 ans en entrevue avec Le Journal de Montréal depuis Orlando. Il attendait l’avion pour mettre le cap vers Charlotte, en Caroline du Nord, où il allait rejoindre l’équipe canadienne de golf en plein camp d’entraînement.

Bel avenir

Savoie ne se fait pas du mauvais sang pour autant. Il suit son chemin et aperçoit un bel avenir tracé devant lui. Son plan est clair, il désire grimper chez les pros après le Championnat amateur des États-Unis prévu en août, à Pinehurst, en Caroline du Nord. S’il matérialise son objectif, son statut professionnel viendra au même moment que son 25e anniversaire. Il vise à terminer la saison 2019 sur le circuit de la PGA au Canada, le Mackenzie Tour.

Vers le sommet

Celui qui est affilié au club de golf Pinegrove connaît une fulgurante progression depuis 12 mois. Il est passé du 100e rang amateur mondial au 28e. Un rare fait d’armes dont il est très fier. Il a même percé le top 25.

À temps plein dans sa discipline, il met tous les efforts nécessaires pour déployer son plein potentiel. « Il n’y a pas de recette miracle. Ça n’arrive pas soudainement. Mon processus est plus lent que d’autres, mais je prends le temps d’apprendre correctement », précise-t-il.

À ses quatre tournois amateurs sur la scène internationale en 2019, tous en Australie, cet hiver, il a terminé à deux reprises dans le top 10. L’an passé, il avait aussi fait flèche de tout bois au pays des kangourous.

« Ce doit être le soleil de l’Australie qui me fait ça, rigole-t-il. Plus je vais loin de la maison, mieux je joue. Les parcours là-bas sont différents. C’est excitant de jouer dans des conditions différentes et sous un climat plutôt inconnu. Ça me stimule, car ce sont des défis de plus. Le calibre est aussi excellent là-bas. Les meilleurs golfeurs sont complètement dédiés à leur sport, et en étant au cœur de leur saison estivale, ils sont rendus à leur plein rendement. »

Ce n’est pas un hasard si Savoie a traversé la moitié du globe pour prendre d’assaut les allées australiennes. Il veut s’habituer aux longs voyages et aux lourds décalages horaires que vivent les pros. De bonnes performances lui permettent également de rentrer au bercail en confiance en prévision des tournois en Amérique du Nord.

Coûts élevés

Cet été, il roulera sa bosse dans les divers championnats amateurs de l’Amérique et de l’Europe. Il participera aussi à une poignée de qualifications donnant accès à des tournois du circuit de la PGA. Il désire y participer avec son statut amateur afin d’ajouter des outils à son coffre.

L’Omnium canadien à Glen Abbey, l’an dernier, lui avait permis d’évaluer son jeu face à la crème de l’élite mondiale. Il sera dorénavant en mesure de mieux gérer son stress et le parcours.

S’il disposait d’un budget illimité, Savoie participerait à la majorité des qualifications professionnelles, mais à plus de 400 $ américains chacun, il se contentera de quelques expériences. « Il faut être intelligent. Le coût est élevé et les options sont peu nombreuses. Le taux de réussite est assez faible.

Je préfère participer à des tournois complets afin de favoriser mon développement, indique-t-il. Le golf, c’est un marathon de quatre rondes, pas un sprint d’une journée. La constance est importante. En goûtant aux qualifications d’une journée, ça me permet par contre de foncer en livrant mon maximum. C’est utile quand il faut sortir une excellente ronde de son chapeau au moment opportun. »

À l’image des coureurs en athlétisme, il se compare à un fondeur de 10 km et un sprinteur de 400 mètres. Il devra accomplir les deux avec brio chez les pros plus tard.