/finance
Navigation

Le Fonds de solidarité FTQ investira un milliard $ par an au Québec

Le montant annuel des placements du fonds de travailleurs augmentera de 30 %

Le président et chef de la direction du Fonds de solidarité FTQ, Gaétan Morin, doit annoncer son nouvel objectif ce midi devant la communauté d’affaires de la métropole. Il est photographié ici lors d’une rencontre au sujet de la forêt québécoise, en octobre.
Photo d’archives, Agence QMI Le président et chef de la direction du Fonds de solidarité FTQ, Gaétan Morin, doit annoncer son nouvel objectif ce midi devant la communauté d’affaires de la métropole. Il est photographié ici lors d’une rencontre au sujet de la forêt québécoise, en octobre.

Coup d'oeil sur cet article

Trois ans après s’être engagé à injecter trois milliards $ dans des entreprises du Québec d’ici 2020, le Fonds de solidarité FTQ est en voie d’atteindre sa cible avec six mois d’avance, a appris Le Journal. Et ce, même si les investissements dans les sociétés cotées en Bourse accusent un retard.

En 2016, le fonds de travailleurs avait surpris le milieu des affaires avec sa promesse d’investir trois milliards sur quatre ans dans des entreprises québécoises. De cette somme, 1,4 milliard $ constituait alors de nouveaux investissements. Pas moins de 900 millions de dollars avaient notamment été dégagés grâce à la vente d’actions et d’obligations détenues sur les grands marchés.

Or, à moins d’un an de l’échéancier qu’il s’est fixé, le Fonds de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) a de l’avance. Et il décide d’accélérer la cadence.

À partir de juin prochain

« À partir du 1er juin 2019, on va investir 1 milliard par année dans l’économie du Québec », a affirmé en entrevue au Journal le président et chef de la direction du Fonds, Gaétan Morin. Il doit en faire l’annonce officielle vendredi midi devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Cela représente 30 % de plus, par an, que les investissements historiques du Fonds dans l’économie provinciale.

« On a développé au cours des dernières années notre capacité à investir 1 milliard par an au Québec et on va continuer », dit-il.

Loin de sa cible en Bourse

Le Fonds s’était également engagé à augmenter son appui aux fleurons québécois, à hauteur de 500 millions de dollars, afin d’acheter des blocs d’actions d’entreprises québécoises inscrites à la Bourse.

À ce chapitre, il semble que l’investisseur institutionnel soit en voie de rater sa cible.

Le Fonds de solidarité FTQ a jugé bon d’investir seulement 329 millions $ jusqu’à maintenant.

Un manque à gagner de 171 millions $.

« On l’avait dit en 2016, on est conscients qu’on peut pas régler tous les problèmes du maintien d’entreprises et de sièges sociaux au Québec. Avec cet engagement, on voulait lancer un appel à d’autres institutions financières et caisses de retraite pour qu’ils [fassent de même]. »

Cet appel a été entendu, selon lui, malgré les nombreuses entreprises québécoises achetées par des investisseurs étrangers, comme Rona, Sico, ou encore le programme d’avions C Series.

« Même si on avait investi 500 millions $, on ne peut pas, seul, garder des entreprises cotées en Bourse au Québec. »