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Les Blackhawks en mode... survie

Le gardien québécois Corey Crawford et son équipe visent une 5e victoire consécutive

Corey Crawford a retrouvé son aplomb devant le filet des Blackhawks.
Photo d’archives, AFP Corey Crawford a retrouvé son aplomb devant le filet des Blackhawks.

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Visiteurs au Centre Bell ce soir, les Blackhawks de Chicago sont dans une situation encore plus précaire que le Canadien.

Ils concèdent six points aux Coyotes de l’Arizona, détenteurs du deuxième et dernier rang des équipes repêchées dans la Conférence de l’Ouest bien qu’ils ont un match de plus à disputer.

Si la mission s’annonce très ardue, elle n’est pas impossible selon les témoignages recueillis après l’entraînement de l’équipe vendredi matin à Montréal.

« Il faut continuer à y croire, a raconté Corey Crawford qui aura la tâche d’affronter le Tricolore. Nous sommes en mode survie, d’accord, mais nos récents succès ont augmenté notre niveau de confiance.

Nous savons toutefois que nos adversaires seront aussi affamés que nous. Je pense que ce sera une rencontre très intense comme on les aime au Centre Bell. »

Deux mois à l’écart

Le gardien québécois a été l’une des bougies d’allumage de la tenue remarquable des Blackhawks ces dernières semaines. Crawford et sa formation visent en effet une cinquième victoire consécutive.

L’athlète de Châteauguay, âgé de 34 ans, revient de très loin, après avoir été tenu à l’écart du jeu pendant un peu plus de deux mois en raison d’une commotion cérébrale.

Depuis son retour au jeu, le 28 février, il montre un dossier impressionnant de cinq victoires et d’une seule défaite.

« Je vous avoue que ça été très difficile de ne pas jouer et de regarder les matchs à la télévision, a-t-il fait remarquer. Mais les blessures, ça arrive, surtout quand on pratique un sport de très haut niveau comme le hockey de la LNH.

Si on souhaite toujours retourner le plus rapidement possible, il faut aussi être certain d’avoir retrouvé la santé. Aujourd’hui, je me sens très bien et suis tellement heureux de pouvoir aider cette équipe dans sa quête de faire les séries éliminatoires. »

« Tu ne sais jamais avec la... tête »

Crawford n’a pas caché qu’il a vécu des moments inquiétants pendant sa longue convalescence.

« Tu ne sais jamais avec la... tête. C’est très sérieux, dit-il. Ça peut prendre une semaine ou des mois. Et personne n’est à l’abri de ce genre de blessure, ni même les gardiens. »

Marc-André Fleury est aussi par là. Il y a quelques années à peine, on ne parlait pas de commotion cérébrale à cette position. Crawford a son explication.

« Le hockey a changé, répond-il. Les joueurs sont de plus en plus rapides, plus gros et très forts. Ils n’hésitent pas à foncer vers le filet comme jamais auparavant. Et, pour nous, c’est de plus en plus difficile de les éviter, même si les défenseurs tentent par tous les moyens de dégager la zone.

Il y a tellement de circulation devant un gardien. Le hockey est un sport physique... »

Un malaise contre les Maple Leafs

Crawford n’a pas été en mesure de terminer la rencontre que les Blackhawks ont remportée à l’arraché contre les Maple Leafs de Toronto mercredi dernier.

« J’étais malade, a-t-il expliqué. Ça n’a rien à avoir avec ma commotion. L’important, c’est d’avoir gagné le match. J’ai renoncé avant le début de la 3e période. »

Avant de céder sa place, Crawford n’avait concédé qu’un but à ses rivaux en 18 lancers. La marque était alors de 5 à 1.

Appelé en renfort, Collin Delia, qui a été rétrogradé depuis dans la Ligue américaine, a été déjoué à trois reprises au dernier engagement (sur 29 tirs quand même), mais les Blackhawks ont tenu le coup en fin de match.

« Je pense qu’on a retenu des leçons de cette rencontre, a avoué Crawford. Il ne faut jamais s’asseoir sur ses lauriers. Avec une avance aussi confortable, on n’a pas respecté notre plan de match. Les Maple Leafs ont failli nous jouer un vilain tour et il était temps que ça... finisse. »