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Un album «pop-rétro-intello» pour Évelyne Brochu

Évelyne Brochu
Photo Agence QMI, Dario Ayala Évelyne Brochu

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Évelyne Brochu compare le projet d’album qu’elle concocte avec Félix Dyotte au mariage musical ayant uni Beck et Charlotte Gainsbourg, il y a quelques années.

«Je ne promets pas que c’est aussi bon que ça (rires), mais c’est comme si on était dans l’univers musical de Félix, adapté à ce que lui voit en moi.»

La comédienne nous fait miroiter depuis déjà plusieurs mois cet éventuel disque sur lequel on découvrira toute l’étendue de son talent de chanteuse, mais le fantasme est en train de devenir concret : Évelyne Brochu a enregistré les chansons l’été dernier, et on devrait en entendre des extraits «avant que les feuilles soient dans les arbres», a-t-elle précisé en entrevue avec l’Agence QMI. On pourra prendre connaissance du résultat complet d’ici la fin 2019.

Le titre de l’opus a été trouvé, mais l’interprète préfère le garder secret pour l’instant. Quant au style qui en émane, Évelyne Brochu le définit, sur un ton incertain, comme étant «francophone-pop-rétro-intello», «un peu "vintage", mais pas complètement».

«C’est un mélange des époques, des années 60, 70 et 80, a-t-elle spécifié. On reconnaît Félix Dyotte, mais c’est comme si son monde avait été amené ailleurs. Je suis bien fébrile, c’est très excitant!»

Ami du cégep

Félix Dyotte, auteur-compositeur-interprète dont le dernier album, «Excès de politesses», paraissait l’automne dernier, et ancien membre du groupe Chinatown, et Évelyne Brochu se connaissent depuis la période du cégep.

«C’est un ami depuis toujours, a relaté Évelyne. J’ai déjà été choriste dans un de ses "bands", Les Rats Repus. J’haïssais le nom du groupe ; quand les gens me demandaient comment on s’appelait, je répondais que ce n’était pas important! (rires)»

Alors étudiante au Conservatoire d’art dramatique, la jeune femme contrevenait au règlement de son établissement scolaire – qui interdisait aux élèves de travailler à des entreprises artistiques en dehors de ses murs – en allant donner des concerts en cachette avec Les Rats Repus à la défunte salle L’Inspecteur Épingle, rue Saint-Hubert, à Montréal.

Depuis ce temps, les camarades n’ont jamais cessé de pousser la note ensemble et, quand une amie leur a lancé le défi d’enregistrer du matériel professionnellement en tandem, ils ont pris l’idée au pied de la lettre.

«J’étais à Budapest en train de tourner, et Félix m’a écrit un message sur Facebook en me demandant si on le faisait. Et j’ai dit oui! Il m’a écrit des chansons. C’est fou comment, des fois, des choses qui existent depuis toujours peuvent éclore tout à coup.»

Le chant et la musique ont toujours fait partie de la vie d’Évelyne Brochu, pour qui chorales et cours de chant ont meublé le quotidien dès l’enfance. Outre ses collaborations avec Félix Dyotte, dont quelques-unes ont enflammé les réseaux sociaux, l’actrice avait aussi prêté sa voix à la compilation «12 belles dans la peau», de Stefie Shock, où ce dernier revisitait le répertoire de Serge Gainsbourg.

«La musique, c’est un lien direct à l’âme, a-t-elle observé. C’est le seul art pour lequel tu n’as pas besoin d’interrompre ta vie pour en profiter. Contrairement au cinéma et à la télévision, où il faut s’asseoir pour regarder, ou la lecture, où il faut s’arrêter pour plonger dans l’histoire. La musique s’amalgame avec les souvenirs et nous appartient complètement.»

Pendant sa grossesse

Elle qui était enceinte lors de la production de son album – bébé Laurier a aujourd’hui cinq mois –, Évelyne Brochu est convaincue que son état du moment a teinté sa livraison des différents morceaux en studio.

«Ça m’a certainement modifiée comme être humain, alors ça modifie l’instrument humain. J’étais chargée de cet amour-là et, quand je chante à mon enfant, maintenant, je vois dans ses yeux qu’il a déjà un rapport très puissant avec le chant et la musique.»

Évelyne Brochu est de la distribution du film «Ca$h Nexu$», de François Delisle, qui prendra l’affiche le 22 mars. Elle tournera la troisième saison de «Trop» à compter du 1er mai prochain et sera également du nouveau long métrage de Monia Chokri, «La femme de mon frère», qui devrait sortir cette année.

Elle espère en outre que la série française dans laquelle elle a joué le rôle d’une espionne, «Thanksgiving», récemment présentée sur Arte (et toujours disponible sur le web), sera diffusée au Québec prochainement.

«J’aimerais vraiment que ça soit vu ici, c’est super bon, s’est-elle emballée. Je lance l’appel : je ne sais pas qui s’occupe des achats à Tou.tv, sur Club illico et sur les chaînes spécialisées, mais ça serait bien qu’on puisse la voir chez nous!»