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La face cachée de Marianas Trench

Marianas Trench (de gauche à droite : Matt Webb, Joshua Ramsey, Ian Casselman et Mike Ayley) débarque en ville lundi.
Photo courtoisie Marianas Trench (de gauche à droite : Matt Webb, Joshua Ramsey, Ian Casselman et Mike Ayley) débarque en ville lundi.

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Après un dernier album fortement influencé des rythmes pop ensoleillés des années 1980, la formation Marianas Trench prend aujourd’hui un virage plus sombre avec une nouvelle offrande. Et il semble que le groupe ait remporté son pari. En moins de 24 heures, Phantoms s’emparait de la tête des palmarès iTunes du Canada et des États-Unis, délogeant du coup Ariana Grande de la première position.

« Ça a été complètement fou, souffle le bassiste Mike Ayley au bout du fil. On était loin de s’attendre à quelque chose d’aussi gros et d’aussi rapide. Ça fait vraiment chaud au cœur de voir que les fans nous attendaient avec autant d’impatience, trois ans et demi après notre dernier album. »

Il faut dire, en plus, que ces fans ne savaient pas forcément à quoi s’attendre. Car depuis plusieurs années, Marianas Trench les a habitués à des changements de direction plutôt marqués d’album en album. Évidemment, la formation originaire de Vancouver, en Colombie-Britannique, garde toujours ses mêmes bases pop et rock, appuyées fermement sur les cimes vocales du chanteur Josh Ramsay, mais l’enrobage varie considérablement à chaque fois, s’articulant autour d’un thème unique et bien précis.

Et c’est entre deux récents concerts à La Nouvelle-Orléans que le groupe a opté pour celui de Phantoms, soit « les fantômes de relations passées », comme le résume Mike Ayley.

« On venait de terminer la série The Haunting of Hill House, et son atmosphère nous imprégnait encore. Alors pendant une journée de congé, on se promenait dans un quartier où on voyait plusieurs artéfacts vaudous, et on s’est dit “ça y est !” On savait qu’on irait dans une direction plus mystérieuse et étrange », se souvient le bassiste.

Edgar Allan Poe

Ainsi sont nées 10 nouvelles pièces, fortement influencées par cet état d’esprit. De la chanson titre à The Killing King (qui est également le titre d’un film d’épouvante classique), en passant par Echoes of You et ses références directes à l’œuvre d’Edgar Allan Poe, ce cinquième album s’inscrit maintenant dans un courant bien distinct des précédents.

Une pratique salvatrice pour le groupe, selon Mike Ayley.

« Je trouve que c’est beaucoup plus inspirant d’aller dans des directions différentes à chaque fois, plutôt que de répéter sans cesse le même exercice. En tant qu’artiste, on veut toujours continuer d’évoluer et d’aller de l’avant. Je pense d’ailleurs que c’est, en partie, ce que nos fans apprécient avec nous. À ce stade-ci, je crois qu’ils seraient extrêmement déçus si on proposait un nouvel album semblable au précédent », avance-t-il.

C’est donc dans une atmosphère légèrement teintée de touches funestes et glauques que Marianas Trench renouera avec ses fans montréalais au MTelus lundi soir. À l’univers de Phantoms se mêleront alors les succès passés du groupe comme Stutter, Fallout, Haven’t Had Enough, Who Do You Love et autres.

« L’idée d’avoir un thème à chaque album rend chaque tournée encore plus spéciale pour nous. Elle nous permet de créer une atmosphère différente dans laquelle on peut aussi inscrire nos chansons précédentes. Ça nous pousse à devenir très créatifs », soutient Mike Ayley.


► Marianas Trench sera en spectacle au MTelus ce lundi. Son album Phantoms est présentement sur le marché.