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La ligue du vieux poêle

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La déconstruction des « vieux partis » se déroule lentement sous nos yeux, brique par brique.

À l’élection de 2014, lorsque Philippe Couillard a pris le pouvoir, péquistes et libéraux avaient ensemble récolté 67 pour cent des votes. Le 1er octobre dernier, les appuis aux forces traditionnelles ont chuté à 41 %. Six mois après l’élection, même si François Legault a commis quelques faux pas, la descente aux enfers des libéraux et des péquistes se poursuit.

Dix pour cent d’appuis seulement chez les francophones pour les libéraux, c’est l’hécatombe. Un peu plus d’un an avant le scrutin de 2018, le chef de cabinet de Philippe Couillard, Jean-Louis Dufresne, a fait une présentation au caucus, que plusieurs députés avaient jugée surréelle.

Il leur a dit de ne pas s’inquiéter, qu’avec la « base de comtés sûrs » pour les rouges, le PLQ était assuré de conserver le pouvoir. Tout est beau, la gang ! Plusieurs avaient sourcillé. Ils entendaient autre chose lorsqu’ils se faisaient aborder par « le vrai monde ».

Comprendre le message

Des élus ont confié après la volée du 1er octobre qu’ils avaient compris l’ampleur de la déconnexion du parti avec les francophones. Pourtant, la rapidité avec laquelle les libéraux ont rejeté la possibilité de revoir leur position sur les signes religieux pour les personnes en autorité laisse songeur. Ils n’ont peut-être pas vu la lumière.

Souveraineté pour qui ?

Au PQ, c’est le projet, la raison d’être, qui prend l’eau depuis trop longtemps.

Depuis des années, les péquistes répètent qu’ils doivent expliquer clairement aux Québécois quels seraient les impacts concrets et positifs de l’indépendance. On attend encore. S’ils ne l’ont pas fait jusqu’ici, se pourrait-il que ce soit parce qu’ils en sont incapables ? Pas surprenant que, un par un, les souverainistes d’hier passent à autre chose. Et la plus jeune élue à croire à un Québec pays, Catherine Fournier, préfère aller voir ailleurs qu’au PQ, un parti « vieillissant », disait Paul St-Pierre-Plamondon.

Un document officiel sur lequel nous avons mis la main montre une vérité implacable : seuls 17 pour cent des membres du PQ ont moins de 50 ans...