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Le Bloc québécois prend le pari de l’environnement et des jeunes

Le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet (au centre), accompagné, de gauche à droite, de la présidente du Forum jeunesse du Bloc Québécois, Camille Goyette Gingras; de la présidente de la Commission politique, Christine Normandin; du président du bureau national, Yves Perron, et de la vice-présidente du bureau national, Valérie Tremblay.
Photo Agence QMI, AMÉLIE ST-YVES Le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet (au centre), accompagné, de gauche à droite, de la présidente du Forum jeunesse du Bloc Québécois, Camille Goyette Gingras; de la présidente de la Commission politique, Christine Normandin; du président du bureau national, Yves Perron, et de la vice-présidente du bureau national, Valérie Tremblay.

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SOREL-TRACY - Il y aura plusieurs jeunes visages sur les affiches du Bloc québécois aux élections de l’automne prochain, a soutenu le chef du parti, Yves-François Blanchet, au terme du congrès de refondation de la formation politique qui s’est déroulé en fin de semaine.  

Indépendantiste, progressiste, féministe: au final, la refondation du Bloc québécois s’inscrit dans la continuité, mais il est maintenant un peu plus vert en raison de l’influence des milléniaux qui ont soumis des propositions pour la planète au cours de la fin de semaine. 

«La refondation, ce n’était pas l’obligation de tout virer de bord. La refondation, c’était le droit qu’on s’est donné de tout virer de bord», a dit M. Blanchet lors du discours de clôture. 

Yves-François Blanchet, qui a lui-même été ministre de l’Environnement au provincial sous le gouvernement de Pauline Marois, croit que la plateforme environnementale rejoindra les jeunes. 

«Philosophiquement, je ne m’adresse pas qu’aux gens qui se bercent sur leur galerie. Il y a beaucoup de jeunes qui pourraient adhérer à l’idée d’indépendance si on donne corps aux valeurs qui sont celles de ces jeunes-là», a dit le chef, lors d’un point de presse dimanche midi. 

Le Forum jeunesse, qui est à l’origine du congrès de la fin de semaine, a notamment proposé que le parti fasse la promotion de l’économie de proximité et du système de coopératives, plutôt que de favoriser «une croissance infinie qui se fait souvent au détriment de l’environnement», indique le libellé de la proposition qui a été adoptée facilement. 

Cette tendance aura un impact sur les candidatures aux prochaines élections fédérales, selon Yves-François Blanchet. Il affirme déjà que la moyenne d’âge sera plus jeune que par le passé. 

Camille Goyette-Gingras, 25 ans, qui est présidente du Forum jeunesse du parti, fait partie de ces jeunes qui tenteront leur chance cet automne. Elle briguera l’investiture dans la circonscription d’Hochelaga. 

Mme Goyette-Gingras assure que l’orientation environnementale ne résulte pas d’un calcul politique pour aller chercher plus de votes. 

«Pour nous, ce n’était pas de l’opportunisme, c’était une nécessité d’aller vers là. C’est une question presque de survie de l’humanité. Je pense que les jeunes font tous ce constat-là en même temps. Après ça, est-ce qu’il y a un intérêt pour les partis qui ont des positionnements environnementalistes à cause de ça? Certainement», a-t-elle dit. 

Pas question de changer de nom 

Le Forum jeunesse s’était montré ouvert à un changement de nom du parti il y a un an, mais cette hypothèse a été rejetée par les militants. 

«Ce qui, pour ma part, est tout à fait rassurant. J’aurais trouvé que le défi de créer une marque nouvelle, à l’intérieur d’une période de six mois, aurait été une grosse bouchée», a dit le chef, Yves-François Blanchette. 

Une présence remarquée 

SOREL-TRACY - Le vice-président du gouvernement catalan Josep Costa a livré un vibrant témoignage, dimanche matin, devant les militants du Bloc. Il a même eu droit à une ovation debout. 

Durant son discours, il s’est notamment indigné du procès pour rébellion de neuf membres du gouvernement de la Catalogne, de deux dirigeants de la société civile et de l’ancienne présidente du Parlement – qui avait lu la proclamation unilatérale d’indépendance de la Catalogne à la fin octobre 2017 à la suite d’un référendum tenu quelques semaines plus tôt. 

«Les images de la police espagnole attaquant violemment des électeurs pacifiques et confisquant des urnes et des bulletins de vote lors du référendum sur l’indépendance, le 1er octobre 2017, ont marqué les esprits de millions de personnes», a-t-il dit en catalan. 

Des dizaines de milliers d’indépendantistes catalans ont d’ailleurs manifesté samedi à Madrid, pour dénoncer la tenue d’un tel procès. 

«La grande honte de ce procès est qu'on impute à nos dirigeants politiques et leaders sociaux la violence exercée par la police espagnole. Plutôt que juger cette violence, on veut punir les commandants de la police catalane pour avoir refusé d'agir violemment contre les électeurs», a également dit M. Costa. 

Il a par ailleurs appris quelques mots de français, ce qui lui a permis, dimanche, de lancer devant les membres du Bloc québécois le fameux «Vive le Québec libre!» de Charles de Gaulle.   

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