/sports
Navigation

Lucian Bute fera ses adieux à la boxe

Lucian Bute est un modèle à suivre.
Photo d’archives, Agence QMI Lucian Bute est un modèle à suivre.

Coup d'oeil sur cet article

Lucian Bute annoncera cette semaine qu’il accroche ses gants. Je ne suis pas tombé en bas de ma chaise lorsque j’ai été mis au parfum de cette nouvelle.

Le Québécois d’origine roumaine (32-5, 25 K.-O.) n’est pas monté sur le ring depuis le 24 février 2017. Une inactivité de plus de deux ans. À la boxe, c’est une éternité.

Peu de boxeurs sont capables de prendre leur retraite au bon moment. Bute est l’un de ceux-là. Il n’a plus rien à prouver.

Il a été champion IBF des super-moyens entre 2007 et 2012. Il a effectué neuf défenses victorieuses de son titre. Il a pris part à 13 combats de championnat du monde durant son parcours. Bute peut se retirer la tête haute.

Le grand gaucher est arrivé à Montréal avec quelques dollars en poche. En plus de récolter des victoires à un bon rythme, il est parvenu à s’intégrer à la société québécoise. Il a appris le français pour communiquer dans son quotidien et avec les gens qui sont tombés en amour avec sa personnalité de façon instantanée. Ils lui ont même pardonné une histoire de dopage pour laquelle Bute a été blanchi par la suite.

C’est un modèle à suivre pour les boxeurs étrangers qui font carrière à Montréal depuis quelques années. Le talent n’est pas suffisant pour réussir dans le marché du Québec.

La fameuse défaite

J’ai d’abord connu Lucian Bute comme amateur de boxe. Par la suite, ce fut comme journaliste.

J’ai regardé plusieurs de ses affrontements alors qu’il était en pleine ascension vers le sommet.

La vitesse de ses mains et son jab m’impressionnaient. Il était capable de soulever la foule avec ses combinaisons de coups.

Puis, il y a eu sa défaite contre Carl Froch. Bute avait été surclassé par le Britannique. Il ne s’est jamais vraiment remis de cette dure soirée en Angleterre.

J’ai couvert ses cinq derniers combats, dont quatre se sont soldés par des défaites. Il a échoué dans ses deux tentatives de redevenir champion du monde des 168 lb. Bute aura disputé son dernier duel contre Eleider Alvarez et il avait perdu par knock-out.

Lors de ses années plus glorieuses, Bute faisait déplacer les foules. Je me souviendrai toujours de la salle comble pour son combat contre Jean Pascal en janvier 2014. Il y avait eu une ambiance du tonnerre au domicile du Canadien. C’était incroyable !

Du respect

La décision de Bute a été prise il y a plusieurs mois. Les événements entourant le dernier combat d’Adonis Stevenson ont retardé son annonce. Et c’est bien correct.

C’est à l’image de Bute. Il a toujours démontré du respect envers les autres boxeurs. Il a de la classe dans sa façon de s’habiller, mais ça fait aussi partie de sa personnalité. Les deux ne vont pas toujours ensemble.

Je ne suis pas inquiet pour Lucian Bute. Il quitte son sport en bonne santé et son avenir financier est assuré. Le rêve de tous les boxeurs lorsqu’ils décident de mettre fin à leur carrière. Maintenant, il pourra se concentrer sur sa deuxième carrière la tête en paix, celle d’être papa de deux enfants.

Andreescu doit éviter les erreurs de Bouchard

Lucian Bute est un modèle à suivre.
Photo d'archives, AFP

J’ai été soufflé par la brillante victoire de Bianca Andreescu à Indian Wells. À 18 ans, elle est la plus jeune gagnante depuis Serena Williams (17 ans), en 1999. Une étoile est née. Un nom est venu à mon esprit en voyant les cérémonies : Eugenie Bouchard. L’ascension d’Andreescu est aussi fulgurante que celle de « Genie », qui avait atteint le top 5 mondial en 2014. On connaît la suite. Bouchard n’avait pas su comment bien gérer la pression. On va souhaiter à Andreescu d’éviter ce piège.

Toro a encore des choses à prouver

Lucian Bute est un modèle à suivre.
Photo d'archives

Je suis avec intérêt les performances d’Abraham Toro au camp des Astros de Houston. C’est formidable ce que le Québécois a réalisé lors des matchs préparatoires, et je souhaite qu’il puisse forcer la main des dirigeants de son équipe. En même temps, il faut être réaliste. Toro doit encore se développer, et il est plus logique de penser qu’il amorcera la campagne au niveau AA. La balle sera dans son camp s’il souhaite un rappel au cours du calendrier régulier de la formation texane.

Un Super Bowl de la boxe à ne pas répéter

J’aime la boxe, comme vous le savez. Beaucoup même. Samedi, j’ai passé 12 heures au Casino de Montréal pour les deux galas d’Eye of the Tiger Management. Même si c’était une bonne idée sur le plan marketing, j’ai trouvé la journée trop longue. Ça n’a rien à voir avec la qualité des combats. Je me suis rendu compte que je préférais, et de loin, la présentation d’un seul gala par jour. On verra si cette formule reviendra dans les prochaines années.

Le virage jeunesse va aider la F1

J’ai repris goût à la Formule 1 en fin de semaine, même si on assistera encore à une lutte entre les Mercedes et les Ferrari pour les grands honneurs. La raison ? Le virage jeunesse chez les pilotes. On compte 10 pilotes âgés de 25 ans et moins. Ces jeunes loups vont sûrement donner un bon spectacle durant le calendrier de 21 épreuves. Ça va jouer du coude. Avec plusieurs jeunes conducteurs au sein de leur peloton, les dirigeants de Liberty Media pourraient rajeunir leur clientèle. La F1 en a bien besoin.