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Françoise Abanda : dans l’ombre de la nouvelle génération

Françoise Abanda : dans l’ombre de la nouvelle génération

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Pendant que plusieurs joueurs de tennis canadiens brillent sur la scène internationale depuis le début de l’année, Françoise Abanda se fait plutôt discrète. Elle n’en demeure pas moins très active et confiante de connaître aussi sa part de succès.

La Montréalaise de 22 ans a choisi de faire les choses différemment cette saison. «Je serais rentrée dans les qualifications des Internationaux d’Australie, mais je manquais de matchs. J’ai donc pris la décision de jouer aux États-Unis pour pouvoir les enchaîner, a-t-elle expliqué. Je voulais jouer beaucoup de matchs pour prendre confiance et ensuite recommencer à faire les plus gros tournois.»

Abanda a participé à quatre compétitions de l’ITF et a atteint une finale. Elle a également aidé le Canada à vaincre les Néerlandaises en Fed Cup au mois de février en disposant d’Aranxta Rus, une ancienne joueuse du top 50. À la veille de la saison sur terre battue, une blessure à l’épaule droite la force toutefois à ralentir le rythme.

«C’est vraiment un mauvais "timing", a-t-elle reconnu. Mais j’espère pouvoir revenir après Miami.»

En attendant de renouer avec le grand circuit, la Québécoise se réjouit des succès de ses compatriotes sur la scène internationale. «Bianca [Andreescu] connaît une progression incroyable. Et chez les hommes, Félix [Auger-Aliassime] a super bien fait à Rio et à Indian Wells. Franchement, c’est vraiment bien.»

Jouer pour soi

Les exploits d’Andreescu, d'Auger-Aliassime et de Denis Shapovalov ne suscitent pas la convoitise chez Abanda qui, malgré tout son talent, occupe présentement le 225e rang mondial.

«Je pense que tout le monde a son moment, a dit Abanda. Je ne suis pas trop dans l’optique de me comparer à d’autres. On vient tous de culture différente, on a une éducation différente et des moyens différents. Ça ne sert à rien de se comparer. Tout ce que je peux faire, c’est de contrôler ma carrière, mon match, ma balle, mes entraînements.»

Elle admet toutefois que les attentes à son endroit ont parfois été lourdes à porter. «C’est sûr qu’il y a eu beaucoup d’attentes. Et les gens sont impatients; ils veulent des résultats chaque semaine, chaque mois. Nous aussi, on en veut des résultats, mais il y a beaucoup de choses à prendre en compte : les blessures, le "momentum", les entraînements, la confiance. [...] Il y a tellement de choses.»

Même si sa progression n’est pas météorique comme celle d’Andreescu, Abanda continue de nourrir de grands rêves comme celui de remporter un tournoi de la WTA. Peu importe ce qu’en disent les autres, elle continue de faire son chemin et de croire en ses moyens.

«En fin de compte, je pense qu’il faut jouer pour soi. Il faut le faire parce qu’on a envie de le faire», a résumé l’athlète.