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Le CH ne s’avoue pas vaincu

La course pour une place en séries se poursuit à Philadelphie

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Capture d’écran, TVA sports Claude Julien espère que son équipe renversera la vapeur à Philadelphie mardi soir.

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Des 10 matchs qu’il reste à la saison du Canadien, trois le seront contre des adversaires directs dans sa course pour une place dans les séries éliminatoires. Le premier de ces rendez-vous aura lieu mardi soir à Philadelphie.

Une visite au domicile des Flyers n’augure jamais rien de bon. Depuis les séries de 2008, incluant également celles de 2010, le Canadien n’a remporté que quatre des 22 matchs qu’il y a disputés (4-17-1).

Il vaudrait mieux que Claude Julien et ses hommes trouvent un moyen de renverser la vapeur dans la ville de l’amour fraternel, car depuis une semaine, on ne donne plus cher de la peau des Montréalais.

« Nous ne sommes pas morts. Nous avons eu un bon entraînement aujourd’hui, nous allons nous rendre à Philly avec l’intention de donner tout ce que nous avons », a lancé Julien, tout juste avant le départ de sa troupe vers la Pennsylvanie.

« Ce n’est pas un édifice dans lequel il est facile de jouer, a reconnu Brendan Gallagher. Nous devrons nous présenter en équipe et jouer en équipe. Tout le monde devra se présenter. Il ne peut y avoir de passager. »

Disons que ce n’est pas ce à quoi le Canadien nous a habitués dernièrement, loin du Centre Bell. Depuis le 9 février, date du début de sa chute, il a maintenu un dossier de 3-9-0 sur les patinoires adverses.

Retrouver le plaisir

En fait, même en incluant les matchs à Montréal, ils sont plusieurs à s’être déguisés en courant d’air depuis cinq semaines. Jonathan Drouin a été blanchi de la feuille de pointage dans 15 des 16 derniers matchs, Artturi Lehkonen n’a récolté qu’un point (un but) en 17 rencontres, Phillip Danault, pourtant l’un des spécialistes des missions défensives, a présenté une fiche de -7.

Sans compter que Jeff Petry n’a inscrit que quatre points en 17 joutes et que Shea Weber paraît à bout de ressources.

« Au cours des derniers matchs, on jouait nerveusement. Pour les prochains, il faut revenir à la base. Il faut s’amuser et suivre notre système. On n’est pas à trois points des séries pour rien. On a travaillé fort toute l’année. Ça ne devrait pas changer », a indiqué Danault.

Dans le sport professionnel, il y a deux clichés qui signifient exactement le contraire de ce qu’ils affirment, « J’ai pleine confiance en l’entraîneur en place » et « Il faut avoir du plaisir ». Le premier précède habituellement de quelques jours le congédiement de l’entraîneur en question. Quant au second, il vise à tempérer un mouvement de panique.

« Il faut savourer le moment. Il ne faut pas être trop tendus, a soutenu Brendan Gallagher. On sait que la situation est cruciale et importante, mais plusieurs équipes aimeraient se trouver dans notre situation. »

Ah oui ? On pourrait facilement en identifier seize pour lesquelles ce n’est pas le cas.

Encore en contrôle pour combien de temps ?

Au moins, le Canadien peut s’encourager en se rappelant que la dernière confrontation entre les deux équipes s’est terminée à son avantage (5 à 1, le 21 février). Sauf que depuis le 9 février, les Flyers ont maintenu un dossier de 11-6-1 (23 points) contre 6-10-1 (13 points pour le Canadien).

Voilà qui explique pourquoi la troupe de Scott Gordon n’accuse plus que trois points de retard sur le Tricolore.

« On ne peut contrôler ce qui se passe ailleurs dans la ligue. Il y a encore 20 points de disponibles. On ne peut pas se permettre d’en échapper », a commenté Gallagher, à propos du classement. 

« Nous avons joué 72 matchs. Dans la majorité d’entre eux, nous avons trimé dur et nous avons travaillé en équipe. Pour les 10 derniers, c’est le message qui doit être véhiculé. Soyons une équipe, savourons le moment, soyons responsables de nos actes et ayons confiance », a-t-il martelé.

Oui, le Canadien est encore en contrôle de sa destinée. Mais plus pour longtemps.