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Les entreprises restent sur leur faim

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OTTAWA | Les entreprises restent sur leur faim à la lecture du budget 2019 du gouvernement Trudeau.

« Il y a peu de mesures pour améliorer la compétitivité fiscale de nos entreprises. Il y a des petites mesures à gauche et à droite, mais rien de structurant », déplore Martine Hébert, porte-parole de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI).

Cette compétitivité a été mise à mal par les réformes fiscales instaurées par l’administration de Donald Trump aux États-Unis.

« On a perdu certains avantages fiscaux, note Mme Hébert. C’est sans compter le retard de production, la hausse des coûts [et cotisations que les gouvernements imposent aux entreprises]. »

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La compensation annoncée par le gouvernement pour le programme d’Allocation canadienne de soutien à la formation est un bel effort du fédéral, selon elle, mais n’est pas suffisante.

« Les entrepreneurs du Québec ont besoin de souffler un peu et s’attendaient à voir des mesures concrètes pour les aider. Plutôt, ce budget présente une multitude de micromesures qui vont saupoudrer des fonds à gauche et à droite, mais sans avoir d’impact réel sur le support à l’innovation », abonde Audrey Langlois, directrice affaires stratégiques du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ).

Mme Hébert souligne néanmoins la volonté du gouvernement Trudeau de moderniser la réglementation encadrant les entreprises inscrite au budget 2019, de même que les efforts de la mise à jour économique de l’automne pour les investissements.

Déficits préoccupants

N’empêche que Mme Hébert se dit inquiète. « On est préoccupé devant un budget qui continue à accumuler les déficits, sans plan de retour à l’équilibre budgétaire. »

« Cela mine la capacité du Canada à faire face à un ralentissement éventuel de l’économie et laisse très peu de marge de manœuvre », regrette-t-elle.