/opinion/columnists
Navigation

Le cellulaire en classe? Mauvaise idée!

Coup d'oeil sur cet article

Doug Ford a beau avoir des défauts à la tonne, son gouvernement vient quand même d’interdire le cellulaire en classe, ce qui est une excellente idée. On appelle ça résister à un faux progrès au nom du vrai bon sens.

Concentration

Tous n’en sont pas convaincus, hélas, comme on pouvait le lire hier dans Le Journal. Bien des enseignants québécois se sont dits convaincus que le téléphone portable pouvait se transformer en excellent outil d’apprentissage. Il pourrait apparemment servir pour faire des jeux-questionnaires et favoriserait une pédagogie interactive.

Que d’illusions !

S’il est une lubie qu’il faudrait combattre, pourtant, c’est celle des vertus quasi miraculeuses des « nouvelles technologies » en classe.

On pourrait écrire des pages et des pages sur leurs effets toxiques. Mais visons l’essentiel : dans un monde déjà saturé d’écrans, dont les plus jeunes ne sont tout simplement plus capables de se détacher, le cellulaire en classe ne fera que radicaliser une forme de dépendance technologique.

Écoutez Les idées mènent le monde, une série balado qui cherche a éclairer, à travers le travail des intellectuels, les grands enjeux de sociétés.

L’école devrait mettre l’élève à l’abri des aspects les plus toxiques de la culture ambiante et non pas l’y noyer.

Mais plus encore, la culture de l’écran favorise, on le constate de plus en plus, un effondrement de la capacité de concentration. Privés d’écrans, ils sont de plus en plus nombreux à être désorientés, comme si on les privait de leur lumineuse source de vie.

Pourquoi l’école devrait-elle encourager cette dépendance morbide ?

Livre

Mais plus encore, qui célèbre l’écran s’éloigne du livre. Qu’on le veuille ou non, on ne lit pas à l’écran comme on lit un bouquin. Ce dernier exige qu’on plonge en lui, qu’on s’y voue, qu’on se coupe au moins minimalement du monde le temps d’y entrer et de le traverser. Le livre est le symbole par excellence de la résistance aux dérives de notre société. C’est autour de lui que doit se construire le savoir.