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Elle accuse son parti de vouloir étouffer l’affaire SNC

L’ex-ministre Jane Philpott a accordé une entrevue-choc au magazine Maclean’s

Jane Philpott
Photo Agence QMI, Matthew Usherwood Jane Philpott

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OTTAWA  |  Justin Trudeau et son entourage sont accusés par l’une des deux ministres démissionnaires de vouloir étouffer l’affaire SNC-Lavalin.

« Il y a beaucoup plus à raconter dans cette histoire », a déclaré l’ex-présidente du Conseil du Trésor, Jane Philpott, au magazine spécialisé en politique Maclean’s, dans une entrevue accablante publiée jeudi.

La sortie de l’ex-ministre vedette survient quelques jours après que les députés libéraux siégeant au comité de la justice ont mis abruptement fin à leur enquête sur l’affaire SNC-Lavalin. 

Agacement

La salve de l’ex-ministre vedette à l’endroit de Justin Trudeau arrive aussi au moment où les libéraux tentent de changer de sujet avec un budget bonbon déposé mardi. 

Dans les couloirs du parlement, les troupes libérales cachaient mal leur exaspération face à cette nouvelle tuile. 

« C’est une chose de subir les coups de l’opposition, c’en est une autre de les recevoir de ses propres collègues », a laissé tomber dans un long soupir le vétéran député John McKay.

D’autres députés libéraux ne se gênent plus pour admettre que la controverse compromet leur chance de réélection. 

Le premier ministre et son entourage sont visés par des allégations d’ingérence politique auprès de l’ex-ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould, afin que cette dernière aide SNC-Lavalin à éviter un procès criminel. Mme Wilson-Raybould a depuis démissionné.

La sortie de Mme Philpott donne des munitions aux oppositions, qui réclament un deuxième témoignage de Jody Wilson-Raybould au comité de la justice.

Dans son entretien avec le journaliste Paul Wells, Jane Philpott demande à ce que le premier ministre libère complètement sa parole et celle de sa collègue Wilson-Raybould. 

« Si rien de mal ne s’est produit, alors pourquoi ne pas renoncer au privilège de confidentialité sur tout le dossier et laisser les personnes concernées donner leur avis et partager leur histoire ? » s’est questionnée Mme Philpott.

En point de presse en Ontario, Justin Trudeau a fermé la porte à cette avenue, plaidant que Mme Wilson-Raybould a déjà eu l’occasion de donner sa version des faits. 

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Divergences d’opinions

Questionné à savoir s’il peut continuer de tolérer la présence des deux ministres démissionnaires rebelles au sein du caucus libéral, M. Trudeau a soutenu que son parti permet ce genre de divergence d’opinions en son sein. 

Le premier ministre a ajouté que cette façon de faire tranche avec celle du Parti conservateur, qui serait moins ouvert aux dissensions, dit celui-ci.

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