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Des traitements en chambre hyperbare pour aider des jeunes atteints de trisomie 21

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Une étude menée par une équipe du CHU Sainte-Justine sur la trisomie 21 a donné de bons résultats dans la région de Lanaudière.

Les tests ont été amorcés il y a près d'un an. Dix-sept enfants âgés de 2 à 12 ans, atteints de la trisomie 21, ont amorcé une série de traitements en chambre hyperbare.

Le but était de déterminer si les 40 séances d'une heure chacune, à raison de quatre séances par semaine, peuvent avoir un effet sur la santé des jeunes.

Les premiers résultats ont été dévoilés à la Fondation des parents d'enfant trisomique-21 de Lanaudière.

«On voit vraiment que les enfants ont changé, à la fois sur le plan de la motricité grossière, sur le plan de l'éveil, sur le plan cognitif, sur le plan de l'autonomie», a expliqué le Dr Pierre Marois, physiatre au CHU Sainte-Justine.

C'est également ce qu'a constaté la mère de Lily-Jade, âgée de 8 ans.

«Après quelques séances, elle mettait ses bottes seule, ce qui était très difficile pour elle à faire avant», a dit Mélissa Bérubé-Beaudin.

L'oxygénothérapie, soit l'utilisation de l'oxygène à une pression supérieure à la pression atmosphérique, aurait des bienfaits sans effets secondaires.

Auparavant, ces appareils étaient surtout utilisés par les parents d'enfants atteints de paralysie cérébrale, même si, selon un avis de l'Agence d'évaluation des technologies en santé publié en 2007, le traitement n'avait pas été approuvé scientifiquement.

Mais en 2014, une étude internationale impliquant des patients du CHU Sainte-Justine démontrait une amélioration de leur état de santé. La mère de Lily-Jade aimerait poursuivre ces soins, mais pour l'instant, c'est impossible.

«Malheureusement, on aimerait bien, mais les coûts sont assez élevés», a-t-elle déploré.

La location de l'appareil pour 50 séances peut coûter 2000 $. Le Dr Marois demande au ministère de la Santé de s'impliquer.

«On calcule que pour environ 2 millions $ par année, on pourrait traiter l'ensemble des enfants qui ont une trisomie 21. Et on pourrait sauver jusqu'à 20 millions $ par année», a-t-il affirmé.

Les données de la recherche sont analysées plus en profondeur au CHU Sainte-Justine avant une publication scientifique.