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Pile ou face?

Entraînement Canadiens
Photo PIerre-Paul Poulin Luke Richardson a donné ses directives aux joueurs du Canadien qui ont participé à la séance d’entraînement optionnelle, hier au Complexe Bell, à Brossard.

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Le bouton rouge qu’on retrouve quotidiennement dans Le Journal depuis une semaine s’arrête à pile ou face. Il y a quelques jours, disons quelques heures, il indiquait : PANIQUE.

Un match a tout fait basculer.

Notre bouton est un peu comme le thermomètre. On s’attend à de la neige et une température de moins cinq. Mais, attention, demain, du soleil et plus huit.

Ça correspond exactement à ce que l’on découvre dans l’entourage du Canadien.

Une journée, on est prêt à fermer les livres.

Le lendemain, oups, on se garde une petite gêne. Cette équipe nous a fait vivre tellement de moments étonnants cette saison, qu’elle a sans doute quelques cartes cachées.

En tous les cas, le Tricolore a bien paru, mardi soir, à Philadelphie, face aux Flyers, le dos acculé au mur et jouant pour leur survie, devant l’intransigeant public du Wells Fargo Center.

En aucun temps, les Flyers n’ont semé le doute dans la tête de Carey Price, solide devant son filet. On a vu, encore une fois, ce gardien capable d’intimider l’adversaire. Il a réussi à écarter la troupe de Claude Giroux avec quelques arrêts magiques dans les moments les plus intenses.

Le groupe a suivi.

Une défense plus alerte. Une attaque plus opportuniste.

Et revoilà le Canadien dans le décor des séries éliminatoires. Les Blue Jackets, les adversaires qu’il doit knockouter, ont perdu un premier match dans l’Ouest canadien, face aux redoutables Flames. Remarquez bien, rien n’est encore acquis, mais la situation est plus encourageante. Et ça risque de s’améliorer au cours des prochains jours.

Les Islanders au ralenti

Tout d’abord, les Islanders, une équipe qui a reçu une véritable gifle, mardi soir. Les Bruins se sont amusés comme larrons en foire dans la maison des Islanders, par surcroît. Une victoire de 5 à 0 qui a de quoi faire grimacer Barry Trotz.

Que se passe-t-il avec cette équipe, si disciplinée et si consciente de ses responsabilités, il y a à peine un mois ?

Les Islanders ont du mal à gagner à la régulière. Ils ont toujours le sens de la compétition, mais leur niveau d’exécution s’est amenuisé avec l’intensité qu’exige le sprint final menant à une qualification à la grande saison du printemps.

Cette équipe revient-elle à la normale ?

Possible.

Puis, ce seront les Sabres de Buffalo, en chute libre depuis la période des Fêtes. Ils ont capitulé. Participer aux séries était l’objectif ultime. On les disait supérieurs au Canadien en raison des changements apportés par les penseurs de l’organisation. Rasmus Dahlin, ce jeune prodige à la défense, a fait son

boulot, mais les Sabres ont-ils les effectifs requis pour livrer une solide bataille aux rivaux de la division Atlantique ? Pas du tout. La preuve a été présentée de façon éloquente. Sont-ils dirigés par un décideur capable de sortir le meilleur de sa troupe ? Phil Housley a fait chou blanc.

Et les Hurricanes

Et ce sera le grand rendez-vous avec les Hurricanes en Caroline.

Cette formation a réussi à garder ses distances face au Canadien. Elle est beaucoup plus préoccupée par la rivalité qu’elle a développée récemment avec les Penguins et avec les Islanders.

Donc, encore neuf matchs pour le Canadien. La perspective d’obtenir un laissez-passer persiste.

Il y a quelques jours, le chiffre magique était 96 points. Hier, le chiffre avait baissé de deux points à 94. Et, au chapitre des statistiques avancées, les chances du Canadien sont passées de 18 % à 32 %.

Mardi, les leaders ont pris les guides. Brendan Gallagher a été égal à lui-même avec tout son dynamisme et son sens de la compétition. Shea Weber a mieux joué, sans doute inspiré par la tolérance des officiels.

Il y a aussi Jesperi Kotkaniemi qui a connu de bons moments. Bon, il a joué un peu moins de 13 minutes... Pourtant, n’a-t-il pas été efficace à chacune de ses 13 présences sur la surface de jeu ? A-t-il terminé avec une fiche de 50 % dans le cercle des mises en jeu ? N’a-t-il pas réalisé quelques jeux importants dans son propre territoire ?

Méritait-il quelques présences de plus ? Sans doute.

Mais, le Canadien a gagné. Et il l’a fait avec beaucoup de détermination. Il a dominé son rival dans tous les départements. Pas étonnant que notre bouton rouge se retrouve dans le secteur « pile ou face ».

Je suis prêt à parier que l’aiguille va se déplacer du côté droit après le match de ce soir contre les Islanders.