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Il est acquitté d’avoir chanté au volant

Le Montréalais n’aura pas à payer l’amende de 149$

Taoufik Moalla
Photo Magalie Lapointe Même s’il a réussi à faire annuler son amende de 149$, Taoufik Moalla n’a pas l’intention de recommencer à chanter au volant. 

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Un automobiliste qui a écopé d’une contravention de 149 $ pour avoir chanté à haute voix le succès Everybody Dance Now dans sa voiture savoure sa victoire maintenant qu’un juge l’a acquitté.

« En sortant [de l’audience], j’étais soulagé, car j’avais vécu beaucoup de stress », lance, soulagé, Taoufik Moalla.

À l’automne 2017, le père de famille était au volant de son véhicule lorsqu’un agent du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) l’a intercepté sur la rue Sainte-Croix.

La raison ? On lui reprochait d’avoir chanté une de ses chansons préférées, du groupe C+C Music Factory. L’agent lui a ainsi collé une amende de 149 $ pour avoir « crié sur le domaine public ».

Le tour du monde

Absurde, sa mésaventure a même fait le tour du monde, à l’époque.

« J’ai donné une entrevue en Tunisie, mon pays natal. J’ai parlé dans des émissions américaines », se souvient-il.

Mécontent, M. Moalla a contesté sa contravention. Mercredi dernier, il s’est présenté à la Cour municipale de Montréal pour les procédures.

« Le juge m’a demandé si je voulais être représenté par un avocat. Je lui ai répondu que je ne pensais pas en avoir besoin. Que l’histoire était assez simple », a-t-il expliqué.

Après avoir raconté sa version des faits, le juge a demandé s’il y avait un représentant du SPVM dans la salle, raconte M. Moalla.

Personne ne se serait levé. Le juge a donc acquitté Taoufik Moalla sur-le-champ, se réjouit-il.

Il ne chante plus

Aujourd’hui, l’automobiliste n’en veut pas à l’agent de police de l’avoir intercepté. Il prétend simplement que le policier a mal géré la situation.

N’empêche que depuis les événements, M. Moalla ne conduit plus de la même façon. D’abord, il s’assure toujours de vérifier pour voir s’il n’y a pas une voiture de police cachée.

De plus, « je fais plus attention. Je ne chante plus et ma femme n’est pas prête à m’entendre non plus. Maintenant, ce sont les enfants qui chantent », a-t-il dit en ricanant.

Puisqu’il est acquitté, M. Moalla souhaite regarder en avant et ne plus parler de cette histoire.

Il réécoutera sa chanson préférée dans sa voiture, mais seulement en souriant. Sans crier.

Le SPVM n’a pas voulu commenter ce dossier.