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Les 50 meilleurs joueurs des Expos

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Il y a 50 ans ce printemps, l’histoire d’amour entre les Expos et les Montréalais prenait son envol.

Les amateurs qui ont vécu cette époque magique en parlent avec émotion. Le club gagnait peu, mais on s’en fichait pas mal. Du baseball majeur ! À Montréal ! On n’en revenait tout simplement pas.

Aujourd’hui, 15 ans après leur départ de la métropole, le lien qui unit les Québécois à cette équipe est toujours fort, amplifié par le rêve d’un retour de plus en plus probable.

D’anciens Expos comme Coco Laboy arrivent à Montréal ce week-end pour célébrer cet anniversaire.

Dans ce contexte festif, Le Journal vous offre, chers lecteurs, deux cahiers spéciaux.

Aujourd’hui, le palmarès des 50 meilleurs joueurs de l’histoire, établi par Jacques Doucet, Rodger Brulotte et Marc de Foy.

Marc est plus connu pour sa couverture du hockey, sa spécialité. Mais c’est un grand amateur de baseball qui a suivi l’équipe dès son arrivée au parc Jarry, en 1969.

C’est d’ailleurs lui qui a rédigé tous les textes du cahier que vous tenez entre vos mains. Il lancera aussi le 27 mars le livre Baseball PQ, un ouvrage superbement illustré sur l’histoire de ce sport au Québec.

Dans le cahier de demain, « Souvenirs de 1969 », Marc racontera c’était comment avoir 15 ans quand le baseball majeur arrivait à deux pas de chez vous. La grande voix des Expos, Jacques Doucet, partagera aussi ses souvenirs et Réjean Tremblay vous offrira une entrevue avec le premier propriétaire du club, Charles Bronfman.

Le tout sera agrémenté d’anecdotes sur les joueurs de la première édition, présentées dans le format des cartes de baseball que l’on retrouvait à l’époque.

Bonne lecture !

Denis Poissant
Directeur des Sports
 

  • Les 50 meilleurs ont été choisis par : Rodger Brulotte, Marc de Foy et Jacques Doucet
  • Textes de Marc de Foy

 

50. Mike Lansing

 
Deuxième but | 1993-1997
PJ : 677 | CC : 49 | PP : 265 | MAB : ,276
 

Mike Lansing évolue avec le Miracle de Miami, équipe faisant partie d’une ligue indépendante, depuis 2 ans lorsque les Expos achètent son contrat en 1992.

Il commence la saison 1993 au deuxième but en remplacement de Delino DeShields, qui est atteint de la varicelle, avant d’être muté au troisième but et à l’arrêt-court. En 1994, il devient le joueur de deuxième but régulier des Expos lorsque DeShields est échangé aux Dodgers de Los Angeles contre Pedro Martinez.

Frappeur fiable, il connaît sa saison la plus productive avec les Expos en 1997 en vertu d’une récolte de 20 circuits, 70 points produits et une moyenne au bâton de ,281.

Le 7 mai, il frappe 2 circuits dans une même manche, ce qui en fait le troisième joueur de l’histoire des Expos à réussir cet exploit après John Boccabella (1973) et Andre Dawson, qui l’a accompli deux fois (1978 et 1985).

49. Steve Renko

 
Lanceur partant | 1969-1976
Départs : 192 | V : 68 | D : 82 | MPM : 4,53
 

Steve Renko lance au niveau AAA avec les Tides de Tidewater lorsque les Expos obtiennent ses services dans une transaction qui envoie Donn Clendenon aux Mets de New York, le 15 juin 1969.

Colosse faisant 6 pieds 5 pouces et 230 livres, Renko est inséré sur le champ dans la rotation des lanceurs partants de la nouvelle équipe montréalaise. Il termine la saison avec une fiche de 6 victoires contre 7 défaites.

Il connaît ensuite des saisons de 13 et de 15 triomphes, ce qui est très bien considérant le talent limité dont disposent les Expos.

Il ne remporte qu’une victoire en 1972, mais rebondit avec des saisons de 15 et de 12 gains lors des années suivantes. Renko totalisera 68 victoires en moins de 8 saisons à Montréal.

48. David Palmer

 
Lanceur partant | 1978-1980 ; 1982 ; 1984-1985
Départs : 86 | V : 38 | D : 26 | MPM : 3,26
 

David Palmer était destiné à une belle carrière dans les majeures, mais des ennuis sa santé ont écourté celle-ci.

Palmer connaît des saisons de 10-2 en 1979 et de 8-6 en 1980 avant d’être contraint à l’inactivité en 1981. Il revient au jeu en 1982, mais retombe sur la touche en 1983.

Le 21 avril 1984, lors du deuxième match d’un programme double à Saint Louis, il connaît un match parfait après 5 manches lorsque la pluie met fin à la rencontre. Il reçoit le crédit d’une deuxième victoire en 2 décisions, mais sa performance n’est pas reconnue comme une partie parfaite étant donné qu’il n’a lancé que 5 manches.

47. Ross Grimsley

 
Lanceur partant | 1978-1980
Départs : 70 | V : 32 | D : 24 | MPM : 4,11
 

Ross Grimsley connaît une belle carrière lorsqu’il se joint aux Expos à titre de joueur autonome, en 1978.

Le lanceur gaucher compte 6 saisons de 10 victoires au plus avec les Reds de Cincinnati et les Orioles de Baltimore, dont une de 18 triomphes avec les Orioles en 1974.

À sa première campagne avec les Expos, il atteint le cap des 20 victoires, ce qu’aucun autre lanceur de l’équipe n’avait fait avant et ce qu’aucun autre ne réussira ensuite.

Grimsley conserve une fiche de 10-9 en 1979 avant d’être échangé aux Indians de Cleveland, le 11 juillet 1980.

46. Bryn Smith

 
Lanceur partant | 1981-1989
Départs : 193 | V : 81 | D : 71 | MPM : 3,28
 

Bryn Smith a disputé 9 de ses 13 saisons dans les majeures à Montréal, remportant 81 de ses 108 victoires avec les Expos.

En 1985, il réalise un sommet personnel en remportant 18 triomphes contre seulement 5 défaites.

En 1989, il subit les sarcasmes des médias et des amateurs montréalais lorsqu’il raconte dans une entrevue au magazine Sports Illustrated qu’il doit conduire jusqu’à Plattsburgh pour se procurer des chips Doritos.

L’année suivante, il se joint aux Cardinals de Saint Louis à titre de joueur autonome.

45. Mike Torrez

 
Lanceur partant | 1971-1974
Départs : 97 | V : 40 | D : 32 | MPM : 3,75
 

Reconnu pour avoir des problèmes de contrôle, Mike Torrez ne connaît pas moins des saisons de 16 (1972) et de 15 victoires (1974) en moins de 4 saisons avec les Expos.

Acquis des Cardinals de Saint Louis au milieu de la saison 1971 contre Bob Reynolds, il est étonnamment échangé avec Ken Singleton aux Orioles de Baltimore, en décembre 1974.

Il remporte 20 triomphes avec les Orioles en 1975, puis 16 avec les Athletics d’Oakland en 1976. En 1977, il signe 2 des 4 victoires des Yankees de New York en Série mondiale contre les Dodgers de Los Angeles.

44. Carl Morton

 
Lanceur partant | 1969-1972
Départs : 104 | V : 35 | D : 45 | MPM : 4,09
 

Carl Morton amorce sa carrière professionnelle comme voltigeur dans l’organisation des Braves d’Atlanta avant d’être converti en lanceur.

Les Expos le sélectionnent en 45e ronde du repêchage de l’expansion de la Ligue nationale, en 1968. Deux ans plus tard, il devient le premier joueur des Expos à se voir décerner un honneur individuel alors qu’il est élu recrue de l’année.

En 37 départs, il conserve une fiche de 18 victoires contre 10 défaites, lançant 10 matchs complets. Il ne remporte que 10 victoires en 1971 et 7 en 1972 avant d’être échangé aux Braves, avec qui il aligne des campagnes de 15, 16 et 17 triomphes.

Morton est décédé après avoir fait du jogging, en 1983. Il n’avait que 39 ans.

43. Ron Hunt

 
Deuxième but | 1971-1974
PJ : 509 | CC : 5 | PP : 100 | MAB : ,277
 

Les lanceurs qui voulaient éloigner Ron Hunt du marbre l’atteignaient presque à tout coup.

À sa première saison avec les Expos, en 1971, le joueur de deuxième but est atteint 50 fois par des lancers. C’est un de moins que le record des majeures établi par Hughie Jennings en 1886.

Hunt vient au sixième rang à ce chapitre dans l’histoire du baseball, ayant été frappé à 243 reprises par des tirs des lanceurs adverses.

Joueur combatif dans toutes les phases du jeu, il était très apprécié des amateurs qui l’ont suivi durant ses 4 saisons avec les Expos.

42. Bill Lee

 
Lanceur partant | 1979-1982
Départs : 58 | V : 25 | D : 22 | MPM : 3,57
 

Bill Lee était reconnu davantage pour son originalité et ses excentricités. Surnommé Spaceman, le lanceur gaucher tranchait dans le monde ultraconservateur qu’était le baseball à son époque.

Après 10 saisons avec les Red Sox de Boston, il est échangé aux Expos en retour du joueur de champ intérieur Stan Papi. Il fait bien à sa première saison à Montréal en 1979, montrant une fiche de 16 victoires contre 10 défaites et une moyenne de points mérités de 3,04. Les années suivantes sont moins faciles. Le 7 mai 1982, dans un geste visant à contester la décision des Expos d’avoir libéré son copain Rodney Scott, Lee quitte le Stade olympique dans son uniforme pour se rendre à la Brasserie 77, sur la rue Hochelaga, où il joue au billard tout en regardant le match des Expos à la télévision.

Après quelques bières, il retourne au stade au cas où son équipe aurait besoin de lui en relève. Deux jours plus tard, il est congédié. Il ne jouera plus jamais dans les majeures.

41. Tim Foli

 
Arrêt-court | 1972-1977
PJ : 710 | CC : 11 | PP : 196 | MAB : ,246
 

Obtenu dans la transaction qui a envoyé Rusty Staub aux Mets de New York, Tim Foli jouait au baseball avec le tempérament d’un joueur de hockey. Il pouvait éclater à tout moment. À sa première saison avec les Expos, en 1972, il charge le monticule après avoir été atteint à la tête par un tir du grand Steve Carlton.

Les deux abris se vident et le gérant des Expos, Gene Mauch, est coupé à une cheville par un coup de crampon d’un joueur des Phillies de Philadelphie. En 1973, Foli subit une fracture de la mâchoire lorsque Bob Watson lui fonce dessus au deuxième but pour faire échouer un double jeu. À son retour au champ lors de la manche suivante, Watson est la cible d’objets tirés des gradins populaires. En 1976, le bouillant joueur d’arrêt-court frappe 6 circuits, produit 54 points et maintient une moyenne au bâton de ,264 pour ce qui sera sa meilleure saison offensive avec les Expos. Échangé aux Giants de San Francisco contre Chris Speier en 1977, Foli remportera la Série mondiale avec les Pirates de Pittsburgh en 1979.

40. Darrin Fletcher

 
Receveur | 1992-1997
PJ : 643 CC : 61 PP : 300 MAB : ,266
 

Acquis des Phillies de Philadelphie contre le releveur Barry Jones, le receveur Darrin Fletcher a rendu de fiers services aux Expos.

En 1993, il produit 60 points alors qu’il dispute 127 matchs derrière le marbre. L’année suivante, il fait partie d’un groupe de 4 joueurs invités au match des étoiles avec Moises Alou, Marquis Grissom et Wil Cordero.

À sa dernière saison à Montréal, en 1997, il frappe 17 circuits et fait compter 55 points en seulement 96 matchs, tout en conservant une moyenne au bâton de ,277.

L’année suivante, il se joint aux Blue Jays de Toronto à titre de joueur autonome.

39. Claude Raymond

 
Releveur | 1969-1971
Gains préservés : 24 | V : 8 | D : 16 | MPM : 4,47
 

Claude Raymond porte les couleurs des Braves d’Atlanta lorsqu’il est appelé à lancer une première fois au stade Jarry, le 16 mai 1969.

La foule de 18 736 spectateurs lui accorde une ovation monstre lorsqu’il se présente au monticule à la 11e manche. Il lance 2 manches en relève alors que les Braves viennent à bout des Expos par la marque de 7 à 5.

Le 19 août, Raymond devient le premier joueur québécois de l’histoire des Expos. Il connaît une saison exceptionnelle en 1970 alors qu’il préserve 23 des 73 victoires remportées par les siens, pour une contribution de 32 pour cent.

Après sa retraite de la compétition en 1972, il demeure associé aux Expos durant 4 décennies, d’abord comme commentateur à la radio et à la télévision, puis à titre d’entraîneur adjoint lors des 3 dernières saisons d’existence de l’équipe.

38. Mel Rojas

 
Releveur | 1990-1996
Gains préservés 109 | V : 29 | D : 23 | MPM : 3,11
 

Neveu de Felipe Alou et cousin du fils de celui-ci, Moises, Mel Rojas se démarque à sa troisième saison avec les Expos, en 1992.

En 68 présences au monticule, il conserve une fiche de 7 victoires contre 1 défaite et maintient une excellente moyenne de points mérités de 1,43 en 100 manches et deux tiers. Il préserve de plus une dizaine de victoires.

Devenu releveur numéro un à la suite du départ de John Wetteland, il protège une trentaine de victoires en 1995 et un sommet en carrière de 36 en 1996.

Il totalise 109 victoires sauvegardées en 8 ans avec les Expos.

37. Javier Vazquez

 
Lanceur partant | 1998-2003
Départs : 191 | V : 64 | D : 68 | MPM : 4,16
 

Javier Vazquez fait partie de la liste des bons joueurs recrutés et développés par les Expos.

Le lanceur d’origine portoricaine réussit de belles choses avec une équipe au talent limité durant ses 6 saisons à Montréal.

En 2001, il conserve une fiche de 16 victoires contre 11 défaites, retirant 208 frappeurs au bâton et n’accordant que 44 buts sur balles en 223 manches lancées.

En dépit d’un dossier ordinaire de 13-12 en 2003, il totalise 241 retraits au bâton, un sommet durant sa carrière de 14 saisons dans les majeures.

Il remportera 10 victoires ou plus annuellement à ses 4 dernières campagnes avec l’équipe.

36. Charlie Lea

 
Lanceur partant | 1980-1984 ; 1987
Départs : 121 | V : 55 | P : 41 | MPM : 3,32
 

On se demande jusqu’où Charlie Lea aurait pu aller si des blessures ne l’avaient pas tenu à l’écart du jeu durant 2 ans (1985 et 1986).

Jusque-là, le lanceur droitier présentait une fiche de 55-40 en 5 ans avec les Expos. Le 10 mai 1981, il réussit un match sans point ni coup sûr contre les Giants de San Francisco, lors du deuxième match d’un programme double au Stade olympique.

Il ne remporte que 5 victoires cette année-là, mais il prend du galon lors des 3 saisons suivantes en conservant des fiches de 12-10 en 1982, de 16-11 en 1983 et de 15-10 en 1984. Cette année-là, il est le lanceur gagnant avec la Ligue nationale au match des étoiles présenté à San Francisco.

Lea ne lancera qu’un match avec les Expos en 1987 avant de disputer une dernière saison l’année suivante avec les Twins du Minnesota.

35. Ugueth Urbina

 
Releveur | 1995-2001
Gains préservés : 125 | V : 31 | D : 26 | MPM : 3,52
 

Ugueth Urbina est utilisé à la fois comme lanceur partant et releveur à ses 2 premières saisons avec les Expos.

En 1996, il conserve une fiche de 10 victoires contre 5 défaites et une moyenne de points mérités de 3,71.

Sa carrière de releveur prend son envol en 1998. Sélectionné au sein de l’équipe d’étoiles de la Ligue nationale, il termine la saison avec un dossier de 6-3, 34 victoires sauvegardées et une moyenne de points mérités de 1,30.

En 1999, il domine la Ligue nationale pour les gains protégés avec 41. Ses 125 victoires sauvegardées le placent au deuxième rang, derrière Jeff Reardon, dans l’histoire des Expos.

34. Bob Bailey

 
1er but, 3e but, voltigeur | 1969-1975
PJ : 951 | CC : 118 | PP : 466 | MAB : ,264
 

Une semaine après le repêchage de l’expansion en 1968, les Expos achètent le contrat de Bob Bailey des Dodgers de Los Angeles.

À sa première saison, Bailey partage son temps entre le premier but et le champ extérieur. Lors des années suivantes, il évolue principalement au troisième but.

Reconnu pour frapper de longs circuits, il frappe un tir du lanceur Don Wilson au troisième balcon de l’Astrodome de Houston dans une défaite de 7 à 3 aux mains des Astros, le 15 août 1971.

Après le match, l’entraîneur en chef des Expos, Gene Mauch, déclare qu’il s’agit du plus long circuit qu’il ait vu.

Bailey a connu 3 saisons de 20 circuits ou plus et 4 saisons de 70 points produits ou plus en 7 ans avec l’équipe montréalaise.

33. Wil Cordero

 
Arrêt-court | 1992-1995 ; 2002-2003
PJ : 620 | CC : 59 | PP : 278 | MAB : ,277
 

Natif de Porto Rico, Wil Cordero n’a que 16 ans lorsque les Expos l’embauchent en 1988.

Quatre ans plus tard, il fait ses débuts avec l’équipe après avoir commencé la saison avec les Indians d’Indianapolis, équipe-école de l’organisation au niveau AAA.

En 1994, il participe au match des étoiles. Ses 15 circuits, 63 points produits et sa moyenne au bâton lui valent le Bâton d’argent, remis au joueur d’arrêt-court le plus productif dans la Ligue nationale.

Échangé aux Red Sox de Boston après la saison 1996, il joue ensuite avec les White Sox de Chicago, les Indians de Cleveland et les Pirates de Pittsburgh avant de revenir avec les Expos en 2002.

Il connaît un regain de vie en 2003 en frappant 16 circuits et en faisant compter 71 points.

32. Spike Owen

 
Arrêt-court | 1989-1992
PJ : 552 | C : 21 | PP : 142 | MAB : ,247
 

Obtenu des Red Sox de Boston, Spike Owen est le joueur d’arrêt-court régulier des Expos durant ses 4 saisons à Montréal.

Fiable en défense, il établit un record de la Ligue nationale en connaissant une séquence de 63 matchs sans erreur en 1990.

Pas connu pour être un frappeur de puissance, il frappe tout de même, cette année-là, 24 doubles, 5 triples et 5 circuits.

Owen connaît la meilleure saison offensive de sa carrière en 1992 en frappant 7 circuits et en produisant 40 points.

31. Chris Speier

 
Arrêt-court | 1977-1984
PJ : 895 | C : 29 | PP : 255 | MAB : ,245
 

Acquis des Giants de San Francisco contre Tim Foli, Chris Speier a donné de bonnes saisons aux Expos au poste d’arrêt-court.

En 1981, il s’affirme au bâton en série de division contre les Phillies de Philadelphie en conservant une moyenne au bâton de ,400 (6 coups sûrs en 15 présences au bâton et 3 points produits).

Le 22 septembre 1982, il établit un record d’équipe en faisant compter 8 points dans une victoire de 11 à 4 contre ces mêmes Phillies.

Andre Dawson, en 1985, et Tim Wallach, en 1990, répéteront l’exploit.

30. Ken Singleton

 
Voltigeur | 1972-1974
PJ : 452 | C : 46 | PP : 227 | MAB : ,285
 

Ken Singleton est le joueur plus talentueux parmi les trois joueurs obtenus par les Expos dans la transaction qui envoie Rusty Staub aux Mets de New York, en 1972. À sa deuxième saison à Montréal, il frappe 23 circuits, produit 103 points et conserve une moyenne au bâton de ,302.

Singleton subit une baisse de régime l’année suivante. Mais à 27 ans, il lui reste plusieurs bonnes saisons devant lui. Or, les Expos l’échangent aux Orioles de Baltimore avec Mike Torrez dans ce qui fut probablement la pire transaction dans l’histoire de l’équipe. Le lanceur Dave McNally ne commence que 12 matchs avec les Expos avant de prendre sa retraite de la compétition.

Le voltigeur Rich Coggins ne prend part qu’à 13 rencontres avant que son contrat ne soit vendu aux Yankees de New York tandis que Bill Kirkpatrick est un lanceur des ligues mineures.

Pour sa part, Singleton connaîtra du succès durant 10 ans avec les Orioles, remportant la Série mondiale en 1983.

29. Ken Hill

 
Lanceur partant | 1992-1994
Départs : 84 | V : 41 | D : 21 | MPM : 3,04
 

Ken Hill n’a jamais remporté plus de 11 victoires en 3 saisons complètes avec les Cardinals de Saint Louis avant d’être échangé aux Expos contre Andres Galarraga.

En 3 ans à Montréal, il signe 2 saisons de 16 victoires et, entre les deux, une saison de 9 victoires contre 7 défaites.

Il présente une excellente fiche de 16-5 et une moyenne de points mérités de 3,32 en 1994 lorsque la saison se termine par une grève des joueurs.

Les Expos le retournent aux Cardinals lorsqu’ils se départissent de leurs plus hauts salariés lors de la reprise des activités, en 1995.

28. Hubie Brooks

 
Arrêt-court et voltigeur | 1985-1989
PJ : 647 | CC : 75 | PP : 390 | MAB : ,279
 

Hubie Brooks est échangé aux Expos avec le receveur Mike Fitzgerald, le voltigeur Herm Winningham et le lanceur Floyd Youmans dans la transaction qui a envoyé Gary Carter aux Mets de New York.

À sa première année (1985) à Montréal, il mérite le Bâton d’argent remis au joueur d’arrêt-court le plus productif de la Ligue nationale grâce à une récolte de 13 circuits et 100 points.

Il représente les Expos au match des étoiles en 1986 et 1987. Il connaît une autre saison productive en 1990 en frappant 20 circuits et en faisant compter 90 points.

27. Tim Burke

 
Releveur | 1985-1991
Gains préservés : 101 | V : 43 | D : 26 | MPM : 2,61
 

Repêché par les Pirates de Pittsburgh en 1980 et échangé aux Yankees de New York en 1982, Tim Burke n’a jamais lancé dans les majeures lors de son acquisition par les Expos, en 1983.

Il dispute une autre saison dans les mineures en 1984 avant de mériter un poste avec les Expos, en 1985.

En 1987, il connaît une saison parfaite de 7 victoires contre aucune défaite, conservant une excellente moyenne de points mérités de 1,19 en 91 manches. Il protège 18 victoires.

Représentant des Expos au match des étoiles en 1989, il protège 102 triomphes et maintient une moyenne de points mérités de 2,72 en 8 saisons avec les Expos.

26. Bill Gullickson

 
Lanceur partant | 1979-1985
Départs : 170 | V : 72 | D : 61 | MPM : 3,44
 

La maladie n’a pas empêché Bill Gullickson de lancer dans les majeures. Atteint du diabète de type 1, il connaît une carrière de 14 saisons dans les grandes ligues, dont les 7 premières avec les Expos.

Il remporte au moins 12 victoires lors de 4 saisons consécutives (1982 à 1985). En 1983, une dizaine de ses 17 triomphes sont le résultat de matchs complets. Il totalisa plus de 242 manches au monticule.

En plus de lancer pour les Reds de Cincinnati, les Yankees de New York et les Astros de Houston, Gullickson a aussi joué au Japon.

Depuis 1988, la Fondation japonaise du diabète décerne un prix portant son nom à une personne diabétique qui exerce une influence dans la société.

25. Rondell White

 
Voltigeur | 1993-2000
PJ : 742 | C : 101 | PP : 384 | MAB : ,293
 

Choix de première ronde des Expos en 1990, Rondell White doit patienter avant de se faire une place régulière au champ extérieur à ses premières saisons avec les Expos.

Les Expos misent alors sur le trio Alou-Grissom-Walker, mais White a sa chance après le démantèlement de l’équipe survenu après la grève des joueurs en 1994.

Surnommé Rondelle par les amateurs francophones, White connaît 2 saisons de plus de 20 circuits et 6 saisons de 50 points produits. Doté d’un bon œil au bâton, il présente une moyenne au bâton de ,293 en 8 saisons avec les Expos.

24. Al Oliver

 
Premier but 1982-1983
PJ : 317 | C : 30 | PP : 193 | MAB : ,315
 

Frappeur doté d’un élan naturel, Al Oliver est encore au sommet de son art à 35 ans lorsque les Expos font son acquisition des Rangers du Texas contre Larry Parrish, en mars 1982. Cette saison-là, il a remporté le championnat des frappeurs de la Ligue nationale avec une moyenne au bâton de ,331.

Il mène aussi la ligue pour les coups sûrs avec 204 et les points produits avec 109, à égalité avec Dale Murphy des Braves d’Atlanta, les coups de plus d’un but avec 67 et les doubles avec 24. Il participe au match des étoiles présenté au Stade olympique, cette année-là.

Choisi Joueur de l’année des Expos en 1982, il connaît une autre bonne saison en 1983, conservant une moyenne au bâton de ,300 et faisant compter 84 points.

23. Woody Fryman

Photo d'archives
Lanceur partant 1975-1976, 1978 ; releveur 1979-1983
Départs : 69 | V : 27 | D : 32 | MPM : 3,41
Gains préservés : 46 | V : 24 D : 20 | MPM : 2,98
Total : V : 51 | D : 52 | MPM : 3,24
 

Woody Fryman se sentait bien à deux endroits. Sur sa plantation de tabac au Kentucky et sur le monticule d’un terrain de baseball.

Il a 26 ans à ses débuts dans les majeures en 1966 avec les Pirates de Pittsburgh. En décembre 1974, les Expos font son acquisition des Tigers de Detroit en retour du receveur Terry Humphrey et du lanceur Tom Walker.

En 1976, il conserve une fiche de 13-13 et une moyenne de points mérités respectable de 3,37 avec une formation bondée de jeunes, qui subit 107 défaites à sa dernière saison au stade Jarry.

Après une éclipse de deux ans, il revient avec les Expos en 1978, d’abord comme partant la première année, puis comme releveur.

À l’âge de 41 ans, en 1981, il maintient une excellente moyenne de points mérités de 1,88. L’année suivante, il montre une fiche de 9 victoires contre 4 défaites, tout en préservant 12 triomphes.

22. Andres Galarraga

 
Premier but | 1985-1991 ; 2002
PJ : 951 | CC : 115 | PP : 473 | MAB : ,269
 

Qui dit Andres Galarraga pense puissance au bâton. Mais il était aussi d’une grande agilité au poste de premier but, d’où son surnom du Gros Chat.

Galarraga remporte le Gant d’or avec les Expos en 1989 et 1990 en plus de participer au match des étoiles en 1988.

De 1987 à 1990, il produit entre 85 et 92 points. Il est toutefois vulnérable sur les tirs à effet. De 1988 à 1990, il est le joueur de la Ligue nationale le plus souvent retiré sur trois prises (153 fois en 1988, 158 fois en 1989 et 169 fois en 1990).

Mais comme tout joueur d’origine latine portant les couleurs des Expos, le joueur vénézuélien n’en est pas moins une figure populaire auprès des amateurs montréalais.

Galarraga est revenu faire un dernier tour de piste avec les Expos en 2002.

21. Warren Cromartie

Photo d'archives
Voltigeur | 1974 ; 1976-1983
PJ : 1038 | CC : 60 | PP : 371 | MAB : ,280
 

Warren Cromartie devient le voltigeur de gauche régulier des Expos lors de leur première saison au Stade olympique, en 1977.

Sans être aussi talentueux qu’Andre Dawson et Ellis Valentine, ses deux compagnons au champ extérieur, il se maintient parmi les 10 premiers frappeurs de la Ligue nationale dans la colonne des coups sûrs, de 1977 à 1983.

Il connaît sa meilleure saison offensive en 1980, alors qu’il frappe 14 circuits et fait compter 70 points, tout en conservant une moyenne au bâton de ,288.

À compter de cette année-là, il alterne entre les postes de premier but et de voltigeur.

Reconnu pour sa verve, il lance en 2012 le Projet Baseball Montréal qui fait la promotion du retour d’une équipe de la MLB à Montréal.

20. Mike Marshall

 
Releveur | 1970-1973
Gains préservés : 75 | V : 36 | D : 34 | MPM : 2,94
 

Mike Marshall est peu connu lorsque les Expos acquièrent ses services des Astros de Houston contre le voltigeur Don Bosch, en 1970.

Après des débuts modestes, il profite de l’absence de Claude Raymond, au début de la saison 1971, pour faire sa marque. Il préserve 23 victoires et termine 52 matchs, un sommet dans la Ligue nationale.

En 1972, il connaît une saison de 14 victoires contre 8 défaites, conservant une moyenne de points mérités de 1,78.

En 1973, il domine la Ligue nationale pour les présences au monticule (92), les matchs terminés (73) et les victoires sauvegardées (31). Il termine deuxième au scrutin pour le trophée Cy-Young derrière Tom Seaver, des Mets de New York.

Il est échangé à la fin de la saison aux Dodgers de Los Angeles contre le voltigeur de centre Willie Davis, qui ne jouera qu’une saison avec les Expos. La même année, Marshall remporte le Cy-Young avec les Dodgers.

19. Bill Stoneman

 
Lanceur partant | 1969-1973
Départs : 156 | V : 51 | D : 72 | MPM : 3,98
 

C’est à Bill Stoneman qu’est revenu l’honneur de signer le premier grand exploit dans l’histoire des Expos.

Le 17 avril 1969, il réussit un match sans point ni coup sûr contre les Phillies au Connie Mack Stadium de Philadelphie. Quelques jours plus tard, il reçoit en cadeau une Renault-5 lors d’une célébration au stade Jarry.

Le 2 octobre 1972, Stoneman signe une deuxième partie sans point ni coup sûr dans le premier match d’un programme double contre les Mets de New York, à Montréal.

Plus tôt cette saison-là, il représente les Expos au match des étoiles. Il termine la saison avec une fiche de 12 victoires contre 14 défaites et une moyenne de points mérités de 2,98.

Il connaît sa meilleure saison en termes de victoires en 1971, montrant une fiche de 17-16 et une moyenne de points mérités de 3,15.

Marié à une Montréalaise, il devient après sa carrière vice-président de l’équipe, puis directeur général, poste qu’il occupera en 1987 et 1988.

18. Orlando Cabrera

Photo d'archives
Arrêt-court | 1997-2004
PJ : 904 | CC : 66 | PP : 381 | MAB : ,267
 

Embauché en qualité de joueur autonome à l’âge de 16 ans, Orlando Cabrera fait un apprentissage de quatre ans dans les ligues mineures avant de faire ses débuts avec les Expos, en septembre 1997.

Participant à tous les matchs des siens (162) en 2001, il fait compter 96 points et remporte le Gant d’or. Il ne commet que 11 erreurs sur 771 jeux (retraits, assistances et erreurs) à son poste d’arrêt-court, pour une moyenne d’efficacité de ,986.

En 2003, il termine deuxième parmi les arrêts-courts de la Ligue nationale pour la moyenne au bâton (,297), la moyenne de puissance (,415), les points produits (80) et les buts volés (24 en 26 tentatives de vol).

Ses 17 circuits constituent par ailleurs un sommet pour un joueur de sa position dans l’histoire des Expos.

17. Jose Vidro

 
Deuxième but | 1997-2004
PJ : 973 | CC : 101 | PP : 471 | MAB : ,304
 

Réserviste à ses deux premières saisons avec les Expos, Jose Vidro fait tout un tabac quand il devient le joueur de deuxième but de l’équipe, en 1999.

Il conserve une moyenne au bâton supérieure à ,300 pendant cinq saisons consécutives. Au cours de cette séquence, il participe au match des étoiles à trois reprises.

En 2000, il frappe 24 circuits, produit 97 points et maintient une moyenne au bâton de ,330. En 2002, il totalise 19 circuits et 96 points, tout en conservant une moyenne offensive de ,315.

En 2003, il remporte le Bâton d’argent remis aux joueurs les plus productifs à leur position en vertu d’une fiche de 15 circuits, 65 points produits et une moyenne au bâton de ,315.

16. Marquis Grissom

Photo d'archives, John Taylor
Voltigeur | 1989-1994
PJ : 698 | CC : 54 | PP : 276 | MAB : ,279
 

Marquis Grissom pouvait tout faire sur un terrain de baseball.

Ainsi, il domine la Ligue nationale au chapitre des buts volés en 1991 (76) et en 1992 (78). En 1993, il connaît la meilleure saison offensive de sa carrière avec une récolte de 19 circuits et 95 points produits. Sa moyenne au bâton s’élève à ,298.

En 1994, il présente une fiche de 11 circuits et 45 points produits et une moyenne au bâton de ,288 lorsque les joueurs déclenchent une grève, le 12 août.

Il participe au match des étoiles en 1993 et 1994 et remporte le Gant d’or lors de ces deux années.

Le 28 juillet 1991, il capte un ballon au champ centre frappé par Chris Gwynn, qui confirme la partie parfaite de son coéquipier Dennis Martinez.

15. John Wetteland

 
Releveur | 1992-1994
Gains préservés : 105 | V : 17 | D : 13 | MPM : 2,32
 

Le releveur John Wetteland n’est pas une vedette lorsque les Expos font son acquisition des Dodgers de Los Angeles, le 11 décembre 1991.

En trois saisons à Los Angeles, il présente une fiche de 8 victoires contre 12 défaites et une moyenne de points mérités de 3,84. Il ne compte qu’une seule victoire sauvegardée à son dossier.

Mais il se métamorphose en lanceur dominant avec les Expos. Il préserve 37 victoires en 1992, tout en conservant une fiche de 4 victoires contre 4 revers et une moyenne de points mérités de 2,92.

Il fait encore mieux l’année suivante en sauvegardant 43 gains et en affichant une excellente moyenne de points mérités de 1,37. Il remporte de plus 9 victoires et ne subit que 3 défaites.

Sa fiche victoires-défaites (4-6) et sa moyenne de points mérités (2,83) sont moins étincelantes en 1994, mais il compte tout de même 25 victoires protégées à son dossier lorsque les joueurs déclenchent une grève qui mettra fin à la saison.

14. Moises Alou

 
Voltigeur | 1990 ; 1992-1996
PJ : 608 | CC : 84 | PP : 373 | MAB : ,292
 

Le 8 août 1990, les Expos obtiennent le lanceur Scott Ruskin et le joueur d’utilité Willie Greene des Pirates de Pittsburgh contre l’artilleur gaucher Zane Smith.

La transaction prévoit une compensation à venir pour l’équipe montréalaise. Huit jours plus tard, les Pirates cèdent Moises Alou aux Expos.

L’acquisition du fils du gérant des Expos, Felipe Alou, se transformera en un coup de maître.

Alou est inactif en raison d’une blessure en 1991, mais il montre son savoir-faire l’année suivante en faisant compter 56 points en seulement 115 matchs.

Il éclate en 1993 avec 18 circuits et 85 points produits, mais une fracture à une cheville subie alors qu’il freine après avoir contourné le premier but met fin à sa saison. Les images de la scène terrifiante montrant sa cheville complètement disloquée font le tour de l’Amérique. Mais il revient plus fort l’année suivante en participant au match des étoiles.

Il présente une fiche de 22 circuits, 78 points produits et une moyenne au bâton de ,339 lorsqu’une grève des joueurs vient bousiller une saison extraordinaire des Expos.

Alou connaîtra deux autres saisons satisfaisantes avec les Expos avant de se joindre aux Marlins de la Floride comme joueur autonome.

13. Larry Parrish

 
Troisième but | 1974-1981
PJ : 967 | CC : 100 | PP : 44 | MAB : ,263
 

Larry Parrish a 18 ans quand il se joint à l’organisation à titre de joueur autonome en 1972.

Il progresse rapidement. Il évolue au niveau A cette année-là et en 1973. Il commence la saison 1974 dans le A avant d’être promu au niveau AA avec les Carnavals de Québec.

En septembre, il dispute 25 matchs avec le grand club. Dès 1975, il devient le titulaire du poste de troisième but. Sa fiche offensive de 10 circuits et 65 points produits et sa moyenne au bâton de ,265 lui valent des votes au scrutin pour le titre de recrue par excellence.

Il atteint son plein potentiel en 1979, alors qu’il participe au match des étoiles. Il termine la saison avec 30 circuits, 82 points produits et une moyenne au bâton de ,307. Il termine quatrième au scrutin du joueur le plus utile à son équipe remporté par Keith Hernandez, des Cardinals de Saint Louis.

Parrish disputera deux autres saisons à Montréal avant d’être échangé aux Rangers du Texas contre Al Oliver.

12. Pedro Martinez

Photo d'archives, Normand Pichette
Lanceur partant | 1994-1997
Membre du Panthéon du baseball (2015)
Départs : 117 | V : 55 | D : 33 | MPM : 3,06
 

Pedro Martinez est releveur avec les Dodgers de Los Angeles lorsque les Expos font son acquisition en novembre 1993 contre le joueur de deuxième but Delino DeShields, qui est apprécié par les amateurs montréalais.

Reconnu pour avoir des problèmes de contrôle, Martinez reçoit le conseil de Felipe Alou de tenir la balle avec quatre doigts au lieu de deux.

L’ajustement est bénéfique !

Le lanceur dominicain n’hésite quand même pas à lancer à la barbe des frappeurs. À son deuxième départ avec les Expos, le 13 avril 1994 au Stade olympique, il atteint Reggie Sanders d’un tir, alors qu’il connaît un match parfait après sept manches et un tiers contre les Reds de Cincinnati.

Sanders se rue vers Martinez et les joueurs des deux équipes accourent sur le terrain. Martinez reste dans le match et accorde un simple à Brian Dorsey en début de neuvième manche avant d’être remplacé par John Wetteland. Les Expos brisent une égalité de 2 à 2 en deuxième moitié de neuvième pour l’emporter. La victoire est portée à la fiche de Wetteland.

Sanders est pour sa part la cible de sarcasme dans les médias. On lui rappelle qu’avec un match parfait potentiel, Martinez ne l’avait sûrement pas atteint intentionnellement.

Pedro présente une fiche de 11 victoires contre 5 défaites lors du déclenchement d’une autre grève des joueurs, en août 1994.

Le 3 juin 1995, Martinez connaît un match parfait à San Diego, mais aucun point n’a été inscrit de part et d’autre durant les 9 manches réglementaires.

Avec une avance de 1 à 0 en 10e manche, Martinez accorde un double à Bip Roberts, premier frappeur à lui faire face. Mel Rojas s’amène en relève et Martinez reçoit le crédit de la victoire. Il termine la saison avec une fiche de 14 victoires contre 10 défaites.

Le Cy-Young

En 1996, il participe à son premier de 8 matchs des étoiles durant sa carrière. Il conserve un dossier de 13-10, mais le meilleur est à venir.

En 1997, Pedro remporte le trophée Cy-Young en vertu d’une fiche de 17 gains contre 8 échecs. Il mène la Ligue nationale avec une moyenne de points mérités de 1,90 et retire 305 frappeurs au bâton, un sommet durant ses quatre saisons avec les Expos.

En dépit d’une déclaration du président de l’équipe, Claude Brochu, à savoir que Martinez ne sera pas échangé, le lanceur à la balle de feu passe aux Red Sox de Boston en retour des artilleurs Carl Pavano et Tony Armas, le 18 novembre 1997.

11. Ellis Valentine

Photo d'archives
Voltigeur | 1975-1981
PJ : 638 | CC : 95 | PP : 358 | MAB : ,288
 

Un consensus se dégage au sujet d’Ellis Valentine. Il aurait connu une grande carrière s’il avait été plus sérieux. De l’avis de certains observateurs, il était aussi, sinon plus talentueux qu’Andre Dawson.

Valentine fait ses premiers pas avec les Expos à l’âge de 20 ans, en 1975. L’année suivante, il dispute 94 matchs, dont 56 au champ centre avant de former un solide triumvirat au champ extérieur, à partir de 1977, avec Warren Cromartie dans la gauche, Dawson au centre et lui-même dans la droite.

Le 15 avril 1977, il frappe le premier circuit dans l’histoire du Stade olympique. Il soulève les amateurs montréalais avec deux circuits à l’intérieur du terrain au cours de la même saison.

En juillet, il prend part au match des étoiles présenté au Yankee Stadium. La force de son bras étant devenue un fait reconnu dans les majeures, il se livre à un concours de tirs avec Dave Parker, des Pirates de Pittsburgh, Dave Winfield, des Padres de San Diego, et Reggie Smith, des Dodgers de Los Angeles.

Valentine termine la saison avec 25 circuits, 76 points produits et une moyenne au bâton de ,293. Il maintient son allure en 1978, remportant en plus le Gant d’or pour l’excellence de son jeu défensif. Il fait bien aussi en 1979, alors que les Expos terminent deuxièmes dans la division Est, deux matchs derrière les Pirates de Pittsburgh.

Succession de blessures

Il domine les Expos avec 27 points produits et une moyenne au bâton de près de ,300 à la fin de mai 1980 lorsqu’il est atteint par un lancer de Roy Thomas, des Cardinals de Saint Louis. Son os de la joue est fracturé à six endroits.

De retour au jeu en juillet, il frappe neuf circuits, fait compter 39 points et maintient une moyenne au bâton de ,331.

Les Expos sont engagés dans la course au premier rang de la division Est avec les Phillies de Philadelphie et les Pirates. Valentine se blesse à un poignet avec une douzaine de matchs à jouer et les Expos terminent à nouveau au deuxième rang, à deux matchs des Phillies.

À nouveau aux prises avec des blessures en 1981, en plus d’avoir des problèmes de consommation, Valentine est échangé aux Mets de New York contre le releveur Jeff Reardon.

Quatre ans plus tard, sa carrière prend fin alors qu’il n’a que 30 ans.

10. Larry Walker

Photo d'archives
Voltigeur | 1989-1994
PJ : 674 | CC : 99 | PP : 384 | MAB : ,281
 

Dans sa jeunesse, en Colombie-Britannique, Larry Walker rêve d’une carrière de gardien de but dans la Ligue nationale de hockey. Son frère Carey a été lui-même repêché par le Canadien en 12e ronde, en 1977.

Au nombre de ses amis figure Cam Neely, qui connaîtra une carrière qui va le mener au Panthéon du hockey.

Après des essais infructueux avec deux équipes de calibre junior A à Regina et à Kelowna ainsi qu’après avoir reçu une offre des Broncos de Swift Current, de la Ligue de l’ouest, Walker décide de se concentrer sur le baseball, son autre sport de prédilection.

Le 14 novembre 1984, deux semaines avant son 18e anniversaire de naissance, il se joint à l’organisation des Expos à titre de joueur autonome. Sa progression se poursuit bien lorsqu’une opération à un genou consécutive à une blessure subie dans la Ligue hivernale du Mexique le force à l’inactivité en 1988.

Il reprend le collier au niveau AAA en 1989 et termine la saison avec les Expos. En 1990, il succède à Hubie Brooks, parti pour Los Angeles, au champ droit. Il frappe 19 circuits et produit 51 points. Sa carrière est lancée.

Brillant défensivement

En 1992, il participe au match des étoiles, terminant la saison avec 23 circuits, 93 points produits et une moyenne au bâton de ,301. Son excellence en défensive lui vaut un Gant d’or, qu’il remportera à nouveau en 1993.

Le joueur canadien fait flèche de tout bois en 1994. Il présente une fiche de 19 circuits, 86 points produits, une moyenne au bâton de ,322 et domine la Ligue nationale pour les doubles avec 44 lorsqu’une grève des joueurs met fin aux espoirs de championnat des Expos.

On ne reverra plus Walker avec l’équipe. Lors de la reprise des activités en 1995, il signe un lucratif contrat avec les Rockies du Colorado, où il connaîtra les plus grands moments de sa carrière.

Un des meilleurs joueurs canadiens à avoir évolué dans les majeures, il est en lice pour une place au Temple de la renommée du baseball.

9. Dennis Martinez

Photo d'archives
Lanceur partant | 1986-1993
Départs : 233 | V : 100 | D : 72 | MPM : 3,06
 

La carrière de Dennis Martinez a perdu de son lustre au moment de son acquisition des Orioles de Baltimore. Sa première saison avec les Expos, en 1986, n’est guère concluante non plus.

Mais à partir de 1987, El Presidente est le meilleur lanceur de l’équipe pendant sept saisons.

Il connaît deux saisons de 16 victoires (16-7 en 1989 et 16-11 en 1992), deux autres de 15 triomphes (15-13 en 1988 et 15-9 en 1993), ainsi qu’une saison de 14 victoires (14-11), en 1991.

Cette année-là, il signe le plus grand exploit de sa carrière en réussissant une partie parfaite au Dodger Stadium. El Presidente, El Perfecto !, titrent les grands quotidiens.

Héros dans son pays

Ce faisant, Martinez devient le premier artilleur d’origine latine à réussir ce fait d’armes. Premier Nicaraguayen à atteindre les majeures, il fait l’objet d’une fête grandiose dans son pays natal, ainsi qu’au Stade olympique.

Il conclut la saison avec la meilleure moyenne de points mérités (2,38) dans la Ligue nationale.

Martinez participe aussi à trois matchs des étoiles consécutifs (1990 à 1992) en tant que membre des Expos.

Il a été l’un des joueurs les plus populaires de l’histoire de l’équipe et est accueilli à bras ouverts à chacune de ses visites à Montréal.

8. Rusty Staub

Photo courtoisie
Voltigeur | 1969-1971
PJ : 518 | CC : 81 | PP : 281 | MAB : ,295
 

Le 22 janvier 1969, soit deux mois et demi avant le premier match de leur histoire, les Expos réussissent un coup de maître en obtenant Rusty Staub des Astros de Houston. Le nouveau venu est dans la fleur de l’âge. À 24 ans, il compte deux participations au match des étoiles.

Staub devient la première vedette des Expos. Conscient de ce que son image peut lui apporter, il suit des cours de français. Les compagnies se l’arrachent. Surnommé Le Grand Orange, il devient le porte-parole de la boisson gazeuse Orange Crush.

La Banque de Montréal lui verse quant à elle 40 000 $ par année pour tenir le rôle de président du Club des jeunes Expos. Plus de 150 000 jeunes ouvrent des comptes bancaires à la BMO à travers le Canada.

Sur le terrain, Staub est égal à sa réputation. Excellent frappeur, il possède de plus un bras canon. Ses prouesses défensives sont goûtées autant que ses exploits offensifs.

Représentant des Expos lors de trois matchs des étoiles, il frappe 78 circuits entre 1969 et 1971. Lors de cette dernière saison, il fait compter 97 points et conserve une moyenne au bâton de ,311.

Or, ses exigences salariales ne rencontrent pas les offres des Expos. Quelques jours avant le début de la saison 1972, les partisans des Expos apprennent avec stupéfaction que Staub est échangé aux Mets de New York contre trois jeunes joueurs qui sont : Ken Singleton, Tim Foli et Mike Jorgensen.

Retour applaudi

Staub revient faire un dernier tour de piste avec les Expos, en 1979. À son premier match au Stade olympique, les 59 260 spectateurs lui accordent une ovation monstre alors qu’il se présente au bâton comme frappeur suppléant dans le premier match d’un programme double contre les Pirates de Pittsburgh.

« Ce fut l’une des rares fois où j’ai dû combattre pour refouler mes émotions », dira-t-il.

7. Tim Wallach

Photo d'archives
Troisième but | 1980-1992
PJ : 1767 | CC : 204 | PP : 905 | MAB : ,259
 

Choix de première ronde des Expos (10e au total) en 1979, Tim Wallach est peut-être le joueur le plus sous-estimé de l’histoire des Expos.

Il détient les records d’équipe suivants : 1767 matchs joués, 1694 coups sûrs, 934 points marqués, 905 points produits, 360 doubles.

Wallach a fait beaucoup pour les Expos durant ses 13 saisons à Montréal. Il compte cinq participations au match des étoiles, trois Gants d’or pour sa fiabilité au poste de troisième-but et deux Bâtons d’argent pour le joueur le plus productif à sa position dans la Ligue nationale.

À sa première saison complète, en 1982, il frappe 28 circuits et fait compter 97 points.

Il connaît sa meilleure saison offensive en 1987 avec 26 circuits, 123 points produits et une moyenne au bâton de ,298. Il termine quatrième au scrutin du joueur le plus utile à son équipe derrière son ancien coéquipier Andre Dawson, alors avec les Cubs de Chicago, Ozzie Smith et Jack Clark, tous deux des Cardinals de Saint Louis.

En 1990, il totalise 21 circuits et 98 points, conservant une moyenne au bâton de ,296.

Sans avoir la prestance de Gary Carter, Andre Dawson, Tim Raines ou Vladimir Guerrero, il a été l’un des grands joueurs des Expos.

6. Jeff Reardon

Photo d'archives
Releveur | 1981-1986
Gains préservés : 152 | V : 32 | D : 37 | MPM : 2,84
 

Jeff Reardon était destiné à évoluer avec les Expos. Il est repêché, dans un premier temps, par l’organisation montréalaise en 23e ronde du repêchage de 1973. Il décline toutefois une offre de contrat.

Quatre ans plus tard, il se joint à l’organisation des Mets de New York à titre de joueur autonome. Mais le destin l’envoie à Montréal en 1981 lorsque les Expos font son acquisition en retour d’Ellis Valentine.

Reardon lance plus de 41 manches en cette saison écourtée par un conflit de travail. Il conserve une fiche de deux victoires contre aucune défaite et une moyenne de points mérités de 1,30. Il préserve six gains.

De 1982 à 1986, il est le releveur numéro un de l’équipe. Il protège 41 victoires en 1985, un sommet dans la Ligue nationale, et 37 en 1986. Il participe au match des étoiles lors de ces deux années.

Reardon détient le record des Expos pour le plus grand nombre de victoires sauvegardées en carrière avec 152.

Pendant l’hiver 1987, il passe aux Twins du Minnesota, avec qui il remportera la Série mondiale cette année-là.

5. Steve Rogers

Photo d'archives, André Viau
Lanceur partant | 1973-1985
Départs : 393 | V : 158 | D : 152 | MPM : 3,17
 

Steve Rogers aura été le premier joueur recruté et développé par les Expos à faire sa marque dans les ligues majeures.

À sa troisième saison dans l’organisation, il est rappelé par le grand club en juillet 1973. Il se signale tout de suite alors que les Expos sont impliqués dans la course au championnat de la division Est de la Ligue nationale, à leur cinquième saison d’existence seulement.

Rogers termine la saison avec une fiche de 10 victoires contre 5 défaites et une moyenne de points mérités de 1,54. Bien qu’il ait amorcé la saison tardivement, il termine deuxième au scrutin pour le titre de recrue par excellence derrière Garry Matthews, des Giants de San Francisco.

Il commence la saison 1974 en force, remportant sept de ses neuf premières décisions. Il subit ensuite six défaites consécutives et présente un dossier de 10 victoires contre 11 revers lorsqu’il participe à son premier match des étoiles. Il termine l’année avec une fiche de 15-22.

Après deux autres saisons de hauts et de bas, Rogers colle sept saisons victorieuses consécutives. Il participe au match des étoiles en 1978 et 1979.

Lors d’une saison écourtée par une grève des joueurs, en 1981, il conserve une fiche de 12 victoires contre 8 défaites. Pour la première fois, les Expos prennent part aux séries éliminatoires à la suite d’un remaniement des activités apporté à la suite du conflit de travail.

Il domine Carlton

Premiers dans la division Est pour la deuxième portion du calendrier, les Expos affrontent les

Phillies de Philadelphie, qui occupaient la tête lors du déclenchement de la grève, dans une série pour le championnat de division.

Rogers a le meilleur sur son opposant Steve Carlton, éventuel membre du Temple de la renommée du baseball, lors du premier et du dernier match de la série. Il n’accorde que deux points en 17 manches et deux tiers de travail, pour une extraordinaire moyenne de points mérités de 0,51.

Il remet ça contre Jerry Reuss, un gaucher tout comme Carlton, dans la troisième rencontre de la Série de championnat de la Ligue nationale contre les Dodgers de Los Angeles.

Circuit maudit

Or, lors du match décisif au Stade olympique, l’entraîneur en chef Jim Fanning fait appel à ses services comme releveur au partant Ray Burris, qui n’a accordé qu’un point et cinq coups sûrs en huit manches.

Roger dispose de Steve Garvey sur un petit ballon au deuxième but et de Ron Cey sur un long ballon au champ gauche. Puis, avec un compte de trois balles et une prise, Rick Monday expédie une offrande de Rogers par-dessus la clôture, au champ centre. Les Dodgers prennent les devants et l’emportent 2 à 1.

Ce circuit relègue aux oubliettes les prouesses de Rogers dans les séries, lui qui montre une fiche de 3-1 et une moyenne de points mérités de 0,98. Il en entend encore parler plus de 37 ans plus tard.

Rogers revient en force en 1982, remportant 19 victoires contre 8 défaites. Il domine la Ligue nationale avec une moyenne de points mérités de 2,40. Il est l’un des cinq représentants des Expos au match des étoiles présenté à Montréal cette année-là, les autres étant Gary Carter, Al Oliver, Andre Dawson et Tim Raines.

Il retourne au match des étoiles l’année suivante, alors qu’il conserve une fiche de 17-12.

Rogers est le lanceur comptant le plus de victoires dans l’histoire des Expos avec 158.

4. Vladimir Guerrero

Photo d'archives, Reuters
Voltigeur | 1996-2003
Membre du Panthéon du baseball (2018)
PJ : 1004 | CC : 234 | PP : 702 | MAB: ,323
 

De l’avis de plusieurs, Vladimir Guerrero a été le joueur le plus talentueux développé par les Expos. Il pouvait tout faire sur un terrain de baseball.

Embauché en qualité de joueur autonome à l’âge de 18 ans, il fait ses débuts avec les Expos à 21 ans. Après avoir pris part à neuf matchs en 1996, il conserve une moyenne au bâton supérieure à ,300 lors de chacune des sept saisons suivantes. Il connaît cinq saisons supérieures à 100 points produits au cours de cette séquence.

En 2000, il frappe 44 circuits, fait compter 123 points et conserve une moyenne au bâton de ,345, terminant au troisième rang à ce chapitre dans la Ligue nationale derrière Todd Helton (,372), des Rockies du Colorado, et son ancien coéquipier Moises Alou (,355), alors avec les Astros de Houston. Il termine sixième au scrutin du joueur le plus utile à son équipe.

En 2002, il domine la Ligue nationale au chapitre des coups sûrs avec 206, alors qu’il termine troisième pour la moyenne au bâton (,336), derrière Barry Bonds (,370), des Giants de San Francisco, et Larry Walker (,338), des Rockies du Colorado.

Bras canon

Il participe au match des étoiles de 1999 à 2002, remportant le Bâton d’argent, décerné au voltigeur de droite le plus productif à l’attaque, en 1999 et 2000.

Doté d’un bras canon, ses relais ne sont pas toujours précis, mais il totalise 104 assistances en défense durant sa carrière à Montréal.

Il détient les records des Expos pour les circuits (234) et la moyenne au bâton en carrière (,323), et vient au quatrième rang au chapitre des points produits avec 702.

3. Tim Raines

Photo d'archives, Pierre-Yvon Pelletier
Voltigeur 1979-1990 ; 2001
Membre du Panthéon du baseball (2017)
PJ : 1452 | CC : 96 | PP : 556 | MAB : ,301
 

Tim Raines joue brièvement avec les Expos en 1979 et 1980 avant de devenir un membre régulier de la formation en 1981.

Il affiche sa grande rapidité dès ses débuts en réussissant avec succès ses 27 premières tentatives de vol de but. Il établit une marque pour une recrue avec 71 larcins.

Conservant une moyenne au bâton de ,304, il termine deuxième pour le titre de recrue de l’année derrière le lanceur Fernando Valenzuela, des Dodgers de Los Angeles.

Raines continue à étourdir l’adversaire sur les sentiers, l’année suivante, en totalisant 78 vols de but. Mais sa production offensive chute. À la fin de la saison, il est admis dans un centre de désintoxication pour consommation de cocaïne.

Il revient en force en 1983 en frappant 11 circuits, produisant 71 points et volant 90 buts. Sa carrière est relancée.

En 1986, Raines remporte le championnat des frappeurs de la Ligue nationale avec une moyenne au bâton de ,334. Il maintient une moyenne de ,330 en 1987 alors qu’il participe au match des étoiles pour la septième année d’affilée.

Sgnature tardive

Lors de cette même année, il amorce la saison le 2 mai après n’avoir signé un contrat que la veille. Sans avoir pris part au camp d’entraînement, il commence le match avec un triple au Shea Stadium de New York. Il termine le match avec quatre coups sûrs en cinq présences au bâton, dont un grand chelem qui procure la victoire aux Expos en 10e manche.

En 1992, il sera démontré que Raines et plusieurs autres joueurs autonomes de renom en 1987 ont été victimes de collusion de la part des propriétaires. Alors avec les White Sox de Chicago, à qui les Expos l’ont échangé en décembre 1990, Raines obtient une compensation de 865 000 $.

Raines revient avec les Expos à l’âge de 41 ans, en 2001, participant à 47 matchs.

Ses 635 buts volés sont un sommet dans l’histoire de l’équipe. Il vient au deuxième rang au chapitre des coups sûrs avec 1622 et en troisième place pour la moyenne au bâton (,301).

2. Andre Dawson

Photo d'archives
Voltigeur 1976-1986
Membre du Panthéon du baseball (2010)
PJ : 1443 | CC : 225 | PP : 838 | MAB : ,279
 

Le nom de Danny Goodwin ne dit pas grand-chose aux amateurs de baseball. Il a été le tout premier choix au repêchage du baseball majeur en 1975. Sa fiche à l’offensive est de 13 circuits et 81 points produits (moyenne au bâton de ,236) en sept saisons dans les majeures.

Lors de son année de sélection, les Expos choisissent Andre Dawson au 250e rang, c’est-à-dire en 11e ronde. Sa carrière le mènera au Panthéon du baseball.

Dawson remporte le titre de recrue de l’année de la Ligue nationale en 1977, la première année des Expos au Stade olympique, en vertu d’une production de 19 circuits et 65 points produits et d’une moyenne au bâton de ,282.

Les Expos ont leur voltigeur de droite pour des années à venir.

En 1981, Dawson termine deuxième derrière Mike Schmidt, des Phillies de Philadelphie, au scrutin pour le titre du joueur le plus utile à son équipe dans la Ligue nationale. Il frappe 24 circuits et produit 64 points, tout en maintenant une moyenne au bâton de ,302, lors d’une saison ponctuée par une grève des joueurs.

Il remporte en outre le deuxième de six Gants d’or consécutifs (1980 à 1985) pour l’excellence de son jeu défensif.

Meilleure saison

Dawson connaît sa meilleure saison avec les Expos en 1983. Il totalise 32 circuits, 113 points et conserve une moyenne au bâton de ,299. Encore une fois, il se classe deuxième au titre du joueur le plus utile derrière Dale Murphy, des Braves d’Atlanta.

Ses performances lui valent de participer au match des étoiles en 1980, 1981 et 1982 au Stade olympique.

Après 11 saisons avec les Expos, Dawson se joint aux Cubs de Chicago comme joueur autonome, en 1987. Le titre de joueur le plus utile à son équipe lui revient enfin cette année-là, alors qu’il connaît une saison de 49 circuits et 137 points produits.

1. Gary Carter

Photo d'archives
Receveur 1974-1984 ; 1992
Membre du Panthéon du baseball (2003)
PJ : 1503 | CC : 220 | PP : 823 | MAB : ,269
 

Gary Carter était le visage des Expos à ses meilleures années avec l’équipe. Son enthousiasme sur le terrain et sa proximité avec les amateurs en faisaient une figure extrêmement populaire.

Sa personnalité exubérante ne plaisait toutefois pas à tous ses coéquipiers. Andre Dawson estimait que Carter faisait passer son rendement personnel avant les succès de l’équipe. Mais la popularité de Carter était indéniable.

Les gens adoraient le Kid.

Sélectionné au troisième tour du repêchage en 1972, Carter a disputé trois saisons dans les ligues mineures avant d’être promu avec les Expos, vers la fin du calendrier en 1974.

L’année suivante, à sa première saison complète dans les ligues majeures, il a joué plus de matchs comme voltigeur de droite qu’au poste de receveur. Mais il fit si bien qu’on le retrouva au sein de la formation de la Ligue nationale au match des étoiles présenté à Milwaukee.

Il est consacré joueur de l’année chez les Expos, distinction qu’il remportera aussi en 1977, 1980 et 1984.

Il termina, de plus, deuxième au scrutin pour le titre de recrue de l’année, derrière le lanceur John Montefusco, des Giants de San Francisco.

Après une saison difficile en 1976, Carter effectua un retour en force en 1977, alors qu’il frappa 31 circuits, un sommet personnel avec les Expos, et fait marquer 84 points, tout en conservant une moyenne au bâton de ,284.

Au sein de l’élite

C’est le début d’une séquence de huit saisons au cours de laquelle il se maintiendra parmi l’élite du baseball.

Membre de l’équipe d’étoiles de la Ligue nationale de 1979 à 1984, il est élu joueur par excellence de la classique en 1981 et 1984. Il mérite aussi le Gant d’or pour l’excellence de son jeu au poste de receveur de 1980 à 1982.

En 1982, Carter accepte une prolongation de contrat de sept ans d’une valeur supérieure à 14 millions $. Mais l’entente pue au nez du propriétaire Charles Bronfman, qui lui dit qu’il ne vaut pas cette entente.

En 1984, Carter connaît une saison exceptionnelle avec 27 circuits, 106 points produits et une moyenne au bâton de ,294. Malgré sa belle tenue, Bronfman exige qu’il soit échangé. C’est ainsi que Carter passe aux Mets de New York contre Hubie Brooks, Mike Fitzgerald, Herm Winningham et Floyd Youmans.

En 1986, Carter aide les Mets à gagner la Série mondiale. Il revient à Montréal en 1992 pour y terminer sa carrière.

À la suite de son décès en 2012, la rue longeant le stade Jarry au sud est rebaptisée à son nom, tout comme le stade de baseball situé dans le parc Ahuntsic.


* Statistiques avec les Expos