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Le Musée de la Révolution: un incontournable

L’ancien palais présidentiel, transformé en Musée de la Révolution.
Photo Jacques Lanctôt L’ancien palais présidentiel, transformé en Musée de la Révolution.

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LA HAVANE | Situé juste en face du Musée national des Beaux-Arts consacré à l’art contemporain, le Musée de la Révolution vous interpelle, avec ses vieux avions de guerre, ses tanks et chars d’assaut, le yacht Granma dans sa cage de verre et autres artefacts exhibés sur le terre-plein, à l’arrière de l’entrée ­principale du somptueux bâtiment, qui servait, jusqu’à la chute du dictateur Batista, en 1959, de palais présidentiel.

Que vous soyez révolutionnaire dans l’âme ou simplement curieux, cette visite vous touchera au plus profond de votre sensibilité. Dans la trentaine de salles des troisième et deuxième étages, vous ­pourrez voir les photos des guérilleros vaquant à différentes tâches dans leur campement de fortune, quelque part dans les montagnes d’Oriente, au début de la lutte pour renverser le dictateur Batista.

Et vous vous demanderez, à l’instar sans doute des 300 000 visiteurs qui y défilent annuellement, comment une poignée de personnes, hommes et femmes, ont pu vaincre avec si peu de moyens une armée féroce et organisée.

On peut aussi visiter le musée pour sa beauté architecturale, ses planchers et escaliers en marbre de Carrare, son dôme dont le revêtement extérieur est en céramique vitrifiée, ses nombreuses sculptures, œuvres d’artistes cubains. Ce magnifique palais, devenu siège du gouvernement en 1920, a été attaqué, le 13 mars 1957, par un groupe de jeunes révolutionnaires dans le but de faire prisonnier le dictateur Batista. Les impacts de balles sont encore visibles. ­De janvier 1959, date du triomphe de la Révolution, jusqu’en 1965, il continua d’offrir les mêmes fonctions. Puis, en 1974, ce palais changea de vocation pour devenir ce qu’il est aujourd’hui : le Musée de la Révolution.

Restauration

Au premier étage se trouvent plusieurs salles en restauration, dont le salon des miroirs, conçu comme une réplique de la salle du même nom au château de Versailles. C’est dans cette salle que le président de la République recevait les ambassadeurs venus présenter leurs lettres de créance.

Au deuxième étage, on peut suivre les différentes étapes de la création de la nation cubaine, depuis les premières nations, l’arrivée des Espagnols, l’implantation de l’esclavage, les luttes anticoloniales, l’arrivée, en 1899, des Américains, jusqu’à la dernière étape de la lutte de libération nationale qui commença le 26 juillet 1953 et se termina en janvier 1959.

Ce musée nous donne une merveilleuse leçon d’histoire, qui n’escamote aucun aspect du passé de la plus grande île des Antilles.