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Le temps des petites rénos esthétiques...

Le temps des petites rénos esthétiques...
Illustration Nathalie Samson

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J’ai une amie qui travaille dans le domaine des soins pour le visage. Lors d’un lunch ensemble, l’été dernier, elle me demande : « c’est quand la dernière fois que t’as eu un facial ? » Genre de phrase que tu t’attends pas à entendre entre le café et le dessert. Premièrement, je me suis demandé si j’avais la face si sale que ça. Ensuite, je sais pas pourquoi, mais le sujet m’a fait rougir un peu. Ridicule, je sais.

Quand même drôle qu’en 2019 ce sujet gêne encore certains boys.

Pourtant.

J’ai déjà eu un facial. Deux ou trois, en fait. Je suis loin d’avoir ma carte d’abonnement avec le dixième facial gratuit, mais je n’ai rien contre.

Ça m’a fait du bien. Je me suis même dit que je devrais le faire au moins une fois par année, minimum.

J’ai des chums qui s’en font faire... je présume... j’imagine. Je vous confirme que je n’ai jamais eu cette discussion avec eux.

Sans dire que c’est un sujet tabou, ça reste un drôle de sujet entre nous.

Si t’entends des boys en parler, c’est souvent pas sur un ton très fort. Connais pas beaucoup de gars qui crient haut et fort comment ils adorent leur nouvelle crème pour le visage.

J’en parle même dans mon nouveau show, en avouant que j’ai une couple de crèmes, et la réaction du public me fait toujours rire.

Ma ride

Tout ça pour dire que ma chum des soins du visage m’en a offert un en cadeau. En racontant ça à Marie-Claude Savard et Sébastien Trudel, avec qui je fais de la radio, on a commencé à parler des soins qu’on avait déjà eus et ceux qu’on désirait possiblement avoir, incluant traitement de rajeunissement et, mot diabolique, du Botox !

On a même décidé d’en faire un sujet radio où je confessais que j’avais déjà pensé à me débarrasser de ma ride du lion entre les deux yeux.

En fait, la seule raison qu’elle me gosse, ma ride, c’est que même quand je suis de bonne humeur, j’ai quand même l’air intense.

Je disais aussi que le creux sous mes yeux m’énervait aussi. Quand je me vois à la télé, je trouve que j’ai de l’air du gars qui n’a pas dormi depuis six mois.

À notre grande surprise, la messagerie texte s’est remplie de messages d’hommes qui avaient le même genre de problème et qui considéraient sérieusement se débarrasser de ces marques de vie qui les énervent quand ils se regardent dans un miroir.

Bon, pas sûr qu’ils en parlent aussi ouvertement dans le vestiaire après une game de hockey dans leur ligue de garage. Mais ça de l’air qu’on commence à baisser notre mur vis-à-vis nos imperfections.

Évidemment, ça nous amène à LA grande question.

Est-ce que les interventions chirurgicales et traitements esthétiques plus sérieux sont de la superficialité ou si on ne cherche pas qu’un simple petit boost de confiance pour se débarrasser de ce qui nous gosse depuis longtemps ?

En fait, je crois que c’est plutôt à moi que je pose la question.

Botox

Je me suis toujours dit que j’allais assumer la face et le corps que la vie avait envie de me sculpter, et je le dis sans aucun jugement envers ceux qui ont changé leur allure. La preuve, j’y pense aussi.

À la veille de mes 50 ans, ce n’est pas un refus de vieillir qui m’envahit. J’assume mon vécu et le chiffre qui l’accompagne avec grande fierté.

Je ne cherche pas à me rajeunir, mais, comme on le fait dans nos maisons, j’aimerais peut-être juste des petites rénos.

Je vais au moins me rendre à l’étape de la consultation et on continuera le débat que je viens de lancer en temps et lieu.