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Caroline Néron obtient un financement d’urgence de 400 000$

Caroline Néron obtient un financement d’urgence de 400 000$
Jocelyn Malette

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L’entreprise de bijoux de Caroline Néron a décroché un financement d’urgence de 400 000$ auprès de l’homme d’affaires Normand Caty. «C’est un ami de longue date qui vient à mon secours», a confié Caroline Néron en marge d’une audience au palais de justice de Montréal. 

Initialement, l’entrepreneure était à la recherche de 700 000 $ pour redresser son entreprise. Lundi, elle a laissé entendre que le prêt accordé par M. Caty était suffisant pour assurer le maintien de ses activités et amorcer la relance. 

L'ex-conjoint de madame Néron ne s'est pas opposé à la proposition de financement intérimaire. Une porte-parole de M. Bouclin, aussi créancier des Bijoux Caroline Néron, nous a indiqué que ce dernier a pris la décision de donner son feu vert au cours du week-end. 

La faute au VP finances 

Caroline Néron allègue que le vice-président aux finances de son entreprise a fait preuve de négligence dans la gestion des affaires. Il aurait ainsi omis de consulter une soixantaine de lettres envoyées par les agences de revenus. 

La femme d’affaires n’exclut pas un recours éventuel en justice face à celui en qui elle avait placé sa confiance pour gérer les finances de sa compagnie. 

Période difficile 

L’entreprise de bijoux a déjà fermé cinq de ses boutiques dans la foulée de son plan de restructuration. «Dans la tête du monde, nous sommes en faillite», déclare la chef d’entreprise, qui garde toutefois le moral. 

La médiatisation de ses déboires financiers a eu un impact négatif sur les ventes et les partenariats avec des distributeurs. Il s’agit d’un creux de vague normal dans les circonstances, plaide la PDG. 

Dans ce contexte difficile, l’objectif de Caroline Néron demeure toujours de retrouver le chemin de la profitabilité en 2020. Pour ce faire, elle a renégocié le prix de ces baux dans les centres commerciaux, ce qui lui a permis d'épargner 1 million $. En sabrant dans ses coûts d'opérations, elle a aussi réussi à économiser 2 millions $. 

«On pourrait en faire une série!», s’exclame-t-elle, au sujet de son parcours en affaires. Mme Néron concède du coup qu’elle trouve les moments actuels extrêmement difficiles, se sentant comme une porte-parole pour l’industrie du commerce de détail. 

Caroline Néron sera de retour devant le tribunal en mai prochain. D’ici là, les créanciers étudieront la proposition soumise par l’entreprise afin de décider s’ils entérinent le plan d’arrangement et de relance.