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Confessions d’une «accroc» du publisac et des circulaires papier

Confessions d’une «accroc» du publisac et des circulaires papier
Philippe Melbourne Dufour

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Depuis quelques jours, une pétition circule en ligne afin de réclamer des limitations sur la distribution du publisac à Montréal.

On a donc sondé les abonnés Facebook de porte-monnaie en croyant naïvement que tous seraient favorables à sa mise à mort complète. Or, sur près de 450 répondants, 9% ont affirmé leur «circulaire-love» jusqu'à maintenant.

Mais qui sont ces irréductibles qui affectionnent encore ces «spams» de boîte aux lettres en 2019? Et pourquoi?

Annie, une collègue du bureau et amoureuse du publisac, a accepté de se confier à nous à propos de sa «dépendance».

Malgré le ton satirique ou ironiquement hyper sérieux de cet article, Annie et son témoignage sont entièrement vrais!


Annie, pourquoi détestes-tu les arbres et la sauvegarde de l’environnement à ce point?

Annie: Drôle de question. Je suis très conscientisée face aux enjeux environnementaux, tu sauras. Les circulaires, lorsqu’elles ne finissent pas au bac à recyclage, je les réutilise pour différents usages.

Par exemple, j’en fais des petites boules que je place au fond des bottes d’hiver trempées pour absorber l’humidité.

Bravo, veux-tu une médaille? Pis le sac en plastique, t’en fais quoi?

C’est le format idéal pour la poubelle de ma salle de bain. Je te jure, rien ne se perd.

C’est bien beau ton affaire, mais la plupart des gens les mettent au recyclage aussitôt qu’ils sont livrés. Réalises-tu que ton amour des publisacs n’est pas partagé et contribue à la pollution?

Je peux concevoir que la grande majorité des gens les déteste. Je serais tout à fait d’accord de devoir signer un formulaire pour m’y abonner, et non l’inverse, comme c’est présentement le cas. 

T’es donc en faveur de l’abolition en quelque sorte?

Oui, la distribution du publisac à grande échelle, c’est absurde.

Ah bon! Mais concrètement, fais-tu des économies pour vrai en consultant les circulaires?

Chez moi, on achète presque juste des articles affichés en spécial, sauf pour le pain et le lait. L’étude des circulaires me permet de cibler une bannière plus qu’une autre en fonction du prix. Et ça fait une différence sur le budget.

En plus, le X sur une image me permet de m’en rappeler davantage qu’un mot écrit sur une liste.

Mes enfants peuvent s’impliquer aussi en apposant leur X sur ce qu’ils veulent. C’est souvent des cochonneries et je n’en achète presque pas. Mais ça leur donne l’impression qu’ils ont leur mot à dire. Psycho parentale 101, tsé!

N’y a-t-il pas des applications mobiles avec lesquelles tu pourrais faire tout ça?

Je les ai pratiquement toutes. Mais leur ergonomie n’est pas encore assez à point pour me convaincre de faire le virage. Je suis visuelle, j’aime voir tous les aliments par catégorie, dans leur ensemble.

Finalement, suis-je censé croire que tu n’es pas un monstre avide de coupons-rabais et de destruction environnementale? 

T’as le droit de penser ce que tu veux. Mais chez nous, consulter les circulaires fait partie intégrante de notre philosophie de consommation responsable.

Pis c’est devenu un rituel avec mon chum, qui tripe sur celui du Canadian Tire. Au lieu de brûler du gaz jusqu’au Walmart à l’autre bout de la ville en espérant économiser, on planifie intelligemment nos achats dans des commerces à proximité de la maison.

As-tu autre chose à ajouter pour ta défense miss publisac?

Je gaspille moins de bouffe et de sous que tu gaspilles de questions. 

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