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Faillite personnelle : mythes et réalités

Faillite personnelle : mythes et réalités

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La faillite personnelle reste un sujet délicat dans la tête de bien des gens. Pourtant, elle a permis à plusieurs de reprendre le contrôle de leurs finances et de leur vie. Plutôt que de laisser les difficultés financières troubler vos jours et, surtout, vos nuits, envisagez la faillite personnelle comme un moyen pour vous de prendre un nouveau départ.

Dissipons quelques-uns de ces mythes et découvrons la réalité !

Mythes pré-faillite

●      Vous serez pointé du doigt : faux. Dans la majorité des cas, seuls vos créanciers et, bien sûr, votre syndic le sauront. Cependant, les faillites personnelles et corporatives étant du domaine public, l’information est disponible moyennant une recherche poussée en ce sens. Autres exceptions, les faillites importantes qui nécessitent la publication d’un avis légal dans les journaux.

●      Vous perdrez tout : faux. La loi en vigueur au Québec, vous permet de conserver jusqu’à 7 000 $ de biens comme les meubles et les électroménagers, sans compter les éléments de base tels que la nourriture, les vêtements et les outils de travail. Par extension, sous condition d’effectuer les paiements, vous pourrez aussi garder votre voiture. Pour votre maison, différents cas de figure sont possibles. Parlez-en à votre syndic!

●      Vous serez libéré de toutes dettes : faux. Vous serez toujours responsable d’acquitter votre pension alimentaire ou votre prêt étudiant (si cela fait moins de sept ans que vos études sont terminées), même chose pour une dette liée à une fraude ou une infraction.

●      Vous n’aurez plus de paiements à faire : faux. Tout dépend de votre situation. En fonction du nombre de personnes dans votre unité familial, un montant mensuel sera établi par votre syndic autorisé en insolvabilité à l’aide des lignes directrices du Bureau du surintendant des faillites et révisé par la suite.

Mythes post-faillite

●      Vous pourrez reprendre le même train de vie qu’avant : faux. L’idée n’était-elle pas de prendre un nouveau départ? Revoyez vos habitudes de consommation, vous ne voulez pas devoir vous serrer la ceinture inutilement. Préférez un bon petit plat mijoté par vos soins plutôt qu’un repas rapide au restaurant du coin. D’autres endroits où couper facilement? Le nombre de chaînes de votre forfait télé, votre café du matin (faites-le vous-même, il n’en sera que meilleur!), l’essence, quand c’est possible (prenez votre vélo!), etc.

●      Vous pourriez perdre votre emploi : faux, du moins, pour la plupart des corps de métier. Si vous faites partie d’un ordre professionnel (notaire, avocat...), renseignez-vous sur les conséquences possibles d’envisager une faillite personnelle.

●      Est-il possible de quitter votre emploi pour une meilleure situation? Oui. L’important est d’avoir des revenus d’emploi stables pour, peut-être, être capable de contracter un nouvel emprunt après trois ans plutôt que d’attendre les six ou sept années d’expiration recommandées.

●      Vous pouvez vous permettre de rater des paiements ou d’émettre des chèques sans provision : faux. Ne tombez pas dans le piège de repousser un paiement ou de négliger vos obligations, cela affectera forcément votre dossier de crédit et rendra vos créanciers frileux à l’idée de vous prêter de nouveau.

●      Vous pouvez reprendre une carte de crédit : attention, ici, c’est vrai! L’obtention d’une carte de crédit est relativement facile, peu importe votre situation. Le mot d’ordre : patience! Soyez de bonne foi et attendez au moins six mois avant de vous en procurer une. Tranquillement, si vous l’utilisez avec parcimonie, vous pourrez même rétablir votre cote de crédit!

Bref, n’attendez pas d’être au bord du gouffre avant de consulter. La faillite personnelle est une option ; votre syndic pourra également vous en présenter d’autres, notamment la consolidation de dettes ou la proposition au consommateur.

Planifier une rencontre!

Source : Loi sur la faillite et l'insolvabilité