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Les usagers du transport adapté demandent de revoir la réorganisation de l'industrie du taxi

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MONTRÉAL – L'organisme représentant les quelque 120 000 usagers du transport adapté a réclamé, lundi, que le gouvernement retourne à la planche à dessin pour peaufiner son projet de loi sur l'industrie du taxi.

En marge d'une journée de grève des chauffeurs de taxi d'un peu partout au Québec qui a aussi perturbé les services de transport adapté dans plusieurs villes, l'Alliance des regroupements des usagers du transport adapté du Québec (ARUTAQ) s'est inquiétée des impacts de la loi proposée par le gouvernement de la Coalition avenir Québec.

«Non seulement le projet de loi 17 ne reconnaît plus la nécessité du transport des personnes handicapées, mais il rejette du revers de la main les dispositions qui assuraient leur accès à un transport par taxi adapté à leurs particularités», a dénoncé l'Alliance par communiqué.

Le projet de loi vise notamment à abolir les permis de taxi, ce qui permettrait de faire de la place aux nouveaux joueurs de l'industrie, comme Uber et Lyft.

Selon l'organisme, 70 % des déplacements en transport adapté se font via l'industrie du taxi, qui permet ainsi à des dizaines de milliers de personnes d'aller à l'école, au travail, de recevoir des soins ou encore de voir leurs parents et amis.

«Le gouvernement du Québec ne tient aucunement compte de la réalité reliée à l'accroissement fulgurant du nombre de personnes admises au transport adapté», a dénoncé l'Alliance, qui déplore un recul après 20 ans d'inclusion.