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L'Escouade mobilité de Montréal prendra de l'ampleur

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L’Escouade mobilité de Montréal étendra son territoire à trois arrondissements supplémentaires, bénéficiera de cinq inspecteurs de plus et pourra donner elle-même des constats d’infraction dès le printemps.

La Ville de Montréal a annoncé ces bonifications en faisant lundi le premier bilan de son Escouade, mise en place en juin dernier pour désamorcer en amont les situations qui peuvent avoir des conséquences sur la mobilité au centre-ville, comme le non-respect des règlements sur les chantiers ou les stationnements illégaux.

Les six inspecteurs que comptait jusqu’à maintenant l’Escouade sont intervenus plus de 4600 fois sur une panoplie d’incidents, et 95 % des situations ont été corrigées sur-le-champ, selon la Ville. «Nous avons fait le pari que c’était une bonne idée, et ça marche», affirme Éric Alan Caldwell, membre du comité exécutif et élu responsable des transports.

Expansion

Jusqu’à maintenant, l’escouade n’était présente que dans l’arrondissement de Ville-Marie ainsi que sur les grands axes du Plateau-Mont-Royal et du Sud-Ouest.

Elle sera déployée sur un territoire beaucoup plus large dès cet été, alors qu’elle interviendra aussi dans les arrondissements Mercier--Hochelaga-Maisonneuve, Rosemont--La-Petite-Patrie et Côte-des-Neiges--Notre-Dame-de-Grâces. Elle pourra aussi intervenir dans certains arrondissements limitrophes en cas de situations particulières, par exemple le chantier Van Horne dans l’arrondissement Outremont.

L’escouade pourrait aussi concentrer ses efforts autour de certains chantiers du ministère des Transports qui influenceront le réseau routier montréalais, comme la réfection du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine. Les ententes restent à fignoler entre les deux parties.

Constats d’infraction

Les inspecteurs pourront dorénavant donner eux-mêmes des constats d’infraction pour les cas de non-respect des zones de livraison, de stationnement non conforme sur des voies réservées, des corridors piétons ou des pistes cyclables, ainsi que pour les cas d’interblocage. Ils devaient auparavant faire appel aux préposés au stationnement ou à la police pour émettre des constats dans ces infractions, ce qui entraînait des délais.

«Le but, ce n’est pas de remplacer les agents du SPVM ou de stationnement. Le but est vraiment que quand il y a un problème qui affecte la mobilité, les gens de l’Escouade mobilité aient tous les pouvoirs pour régler le plus rapidement possible ces entraves-là pour améliorer la fluidité », souligne le vice-président du comité exécutif Sylvain Ouellet.

L’opposition tiède

Le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville, Lionel Perez, s’est montré sceptique par rapport aux retombées réelles de ce projet.

«Je ne pense pas qu’il y a un Montréalais qui croit que la congestion s’est améliorée à cause de l’Escouade mobilité», a-t-il dit lundi, qualifiant le bilan d’«exercice de relations publiques».

Les changements à l’Escouade mobilité entreront graduellement en vigueur à partir du printemps.

 

- Avec Dominique Cambron-Goulet, 24h