/opinion/columnists
Navigation

Vaccinez-vous qu’ils disaient!

Coup d'oeil sur cet article

Il y a deux mois, mon cœur s’est serré un peu. C’est que mon fils, alors âgé de deux mois, a eu ses premiers vaccins. Ce fut la première fois que je le voyais crier de douleur et avoir des pleurs de cette intensité. Je l’ai alors consolé en lui disant, même s’il ne comprend pas, que c’est pour son bien. Je pense que c’était surtout pour me rassurer. J’étais bouleversée.

Mais, j’ai quand même récidivé à quatre mois pour ses rappels. Cette fois-ci, cinq minutes après les injections, il était tout sourire dans la salle d’attente. Comme quoi, à cet âge, on oublie vite.

Risques

Comme parent d’un premier enfant, il est normal d’être un peu nerveux et inquiet, tout est une première. Toutefois, il était impératif, pour mon conjoint et moi, de faire vacciner notre tout-petit. Pourquoi ? Parce que les conséquences liées aux maladies pour lesquelles il est vacciné et sera vacciné sont bien plus importantes que les symptômes liés aux vaccins. Un bébé grincheux pendant 24 h, ce n’est rien à côté d’une hospitalisation à cause d’une coqueluche.

Et ne me parlez pas du risque qu’il soit autiste. Une seule étude, d’un médecin radié à cause de la falsification de ses conclusions, contre une centaine de recherches validées, ne fait pas le poids. Je préfère me ranger du côté des faits que des émotions.

Industrie pharmaceutique

Un des arguments contre les vaccins est que cela contribue massivement à l’industrie pharmaceutique. Alors que chaque vaccin coûte environ 35 $ à 50 $, les hospitalisations et les coûts des traitements, lorsqu’ils existent, sont largement supérieurs.

Finalement, je crois qu’il est de notre devoir de citoyen de protéger ceux qui ne peuvent l’être parce qu’ils sont immunosupprimés ou encore trop petits pour recevoir les vaccins. Certaines maladies facilement éradicables ne devraient pas être en recrudescence. Peut-être devrait-on rendre la vaccination obligatoire ?