/misc
Navigation

Chroniqueur

Coup d'oeil sur cet article

 Certains me connaissent en tant qu’humoriste, d’autres comme animateur de podcast et plusieurs me rangent dans la catégorie auteur. Peu importe la case, vous avez raison. Je suis un peu tout ça. Je ne me définis pas avec un seul et même titre, j’aime être l’ensemble de plusieurs projets, de plusieurs voix, de plusieurs succès et de multiples erreurs.  

 Ici, avec vous, à tous les mercredis, je porte le chapeau d’auteur, plus précisément de chroniqueur. Je suis conscient que la plupart des gens le savent et que je n’apprends rien à personne, mais certains évènements au cours des dernières semaines m’ont fait réfléchir sur le sujet. J’en suis venu à la conclusion qu’il serait peut-être mieux d’être clair quant à mon rôle, avec vous et avec moi.  

 Je suis un chroniqueur. Le journal 24 heures m’engage pour faire ce qu’on appelle un «Billet d’humeur». Une petite chronique de plus ou moins 500 mots où je m’exprime sur un sujet de mon choix. Je tiens à préciser de mon choix, car, en presque 3 ans, jamais on ne m’a censuré ou obligé à choisir tel ou tel sujet, je jouis d’une liberté totale.  

 C’est pour cela que de semaine en semaine je vous propose d’aller visiter les méandres de ma tête. Parfois, c’est une tranche de vie, parfois une réflexion sur la tristesse ou sur le bonheur et à l’occasion je m’inspire d’un sujet d’actualité qui m’inspire. Que ce soit par sa lumière ou par son obscurité. Bien sûr, quand je m’attaque à un sujet d’ordre public, je fais ce qu’il faut pour le maitriser le moindrement. Me faire une tête, comme on dit.  

 Mais une chose que l’on ne doit surtout pas oublier, c’est que je ne suis PAS un journaliste. Je n’ai ni le talent, ni l’ambition ni les qualifications pour l’être ou le devenir. Je ne suis accrédité par aucun ordre ou code d’éthique. Ce que j’écris dans ce billet ne regarde et n’engage que moi. Je vous transmets mon état d’âme, après il est à vous de vous pencher sur le sujet et de vous en faire vos propres conclusions. Cela peut sembler évident et banal aux yeux de la grande majorité d’entre vous, mais certains ne semblent pas avoir compris cette différence MAJEURE entre le travail d’un journaliste et d’un chroniqueur.  

 Si je vous en parle aujourd’hui, c’est que depuis quelques semaines je reçois plus de messages à caractère hostile, haineux. Vous avez le droit de ne pas être d’accord avec moi, c’est tout à fait légitime, mais quand je reçois des messages, des lettres aux propos inquiétants qui me disent que je ne suis pas un bon journaliste et que je devrais crever.... Je ne sais pas quoi répondre, sinon que je ne suis pas journaliste.  

 Il ne faut pas mélanger les rôles. Il ne faut pas mélanger émotions et jugements. Si vous n’êtes pas d’accord avec moi, cela ne fait pas de moi une mauvaise personne, et vice versa. Je serai toujours là pour vous entendre que vous soyez en accord ou en désaccord avec mes textes, en autant que vous avez en tête qu’il a été écrit par un chroniqueur qui ne fait que vous partager un petit morceau de son esprit à chaque semaine.  

 Simon Delisle  

 Chroniqueur.