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Voici pourquoi on a plus chaud au printemps qu’à l’automne

«Il fait 5 °C, on enlève le foulard!»

Man enjoying snow bath outdoor after hot sauna
yarohork - stock.adobe.com «Il y a encore plein de neige, il fait 2 °C, enwoye en costume de bain!»

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Les journées (un peu) chaudes du printemps sont à nos portes. Très bientôt (si ce n'est déjà fait), on verra des crinqués en bermudas alors qu’il fait 5°C. Par contre, ces mêmes personnes porteraient-elles des bermudas lors d’une journée à 5°C en octobre? 

C’est bientôt le moment où les terrasses vont ouvrir alors qu’on porte encore un foulard, que nous garderons nos souliers même s’il y a encore plein de gravier sur les trottoirs. Lors des premières belles journées du printemps, «on dirait que les gens sortent de la terre» pour citer Joe Dassin

 

Les Québécois au printemps, prise 1. 

Et c’est plus fort que nous, on enlève des couches, alors qu’à l’automne, aux exactes mêmes températures, on s’emmitouffle dans des tuques et des foulards. Pourquoi faisons-nous ça? Pourquoi sommes-nous si incohérents de la doudoune? 

Bien que l’aspect psychologique entre en jeu (parlez-en à n’importe qui au Québec présentement; on me chuchotte à l’oreille que 130% de la population est écoeurée de l’hiver), il y a aussi un côté physiologique. 

 

Chaque jour, les experts en vulgarisation d'En 5 minutes proposent un format audio inspiré de la page publiée dans Le Journal.

 

Quand la température baisse, les «capteurs de chaleur» sur notre peau envoient un message à l’hypothalamus, une petite structure dans le cerveau qui joue plusieurs rôles, dont le contrôle de la température corporelle. 

L’une des réponses est ce qu’on appelle la vasoconstriction: les vaisseaux sanguins près de la peau se contractent afin que le sang puisse aller plus au centre du corps, là où les organes en ont besoin. Notre peau devient alors plus froide, car elle est moins irriguée de sang chaud. Grelotter est également un réflexe initié par l’hypothalamus pour générer de la chaleur.  

 

Elsa doit avoir un méchant gros hypothalamus! 

Avec une exposition régulière, le corps s’ajuste graduellement. La vasoconstriction et les frissons surviennent moins souvent. On tolère le froid de plus en plus et notre peau reste un peu plus chaude un peu plus longtemps. C'est ce qu'on appelle l'acclimatation. Quelques études confirment ce phénomène, dont une sur des pêcheurs à Gaspé. Leurs mains et leurs pieds ont une température plus stable que les sujets-contrôles.  

C’est un peu la même chose qui se passe avec nous l’hiver. On ressent l’air froid durant plusieurs mois, les vaisseaux sanguins proche de notre peau ne se contractent pas autant qu'à l'automne et on s’acclimate. Notre peau reste donc plus chaude. Alors quand l’air plus doux souffle sur notre peau, on capote. Parce que notre peau reste plutôt chaude, l’air plus doux donne l’impression qu’il fait vraiment chaud. Et on enlève des couches! 

 

Les Québécois au printemps, prise 2. 

Pour en savoir plus, consultez cet article du New York Times

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