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Au pays des longues randonnées

La majorité des sentiers de l’Abitibi se retrouvent en pleine forêt.
Photo courtoisie La majorité des sentiers de l’Abitibi se retrouvent en pleine forêt.

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En raison de l’immensité de son territoire, la région de l’Abitibi-Témiscamingue est l’endroit idéal pour les amateurs de longues randonnées. Vous ne vous retrouverez pas souvent en milieu urbain, avec des traverses de routes et des arrêts obligatoires.

« Avec plus de 4 000 kilomètres de sentiers qui se retrouvent le plus souvent en pleine nature, il n’est pas rare de pouvoir parcourir plus de 150 kilomètres en pleine forêt, sans avoir à toujours s’arrêter, explique le représentant régional de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, Mario Poirier. La région est très vaste, mais encore là, même si on se croit au milieu de nulle part, on n’est jamais bien loin d’une ville, d’un village ou d’une pourvoirie, où on peut obtenir de l’essence et des services. Nous avons 12 % du réseau de sentiers du Québec sur notre territoire. »

Un autre point très important à souligner, c’est le fait que dans cette région, la motoneige est une façon de vivre.

« Pour les gens d’ici, la motoneige, c’est un mode de vie en hiver. L’activité est très bien acceptée, socialement parlant. On peut citer en exemple que dans les villes comme Val-d’Or, Rouyn, La Sarre et Amos, il est possible d’entrer au centre-ville en motoneige. À Rouyn par exemple, les motoneigistes peuvent se rendre jusqu’à l’hôtel Albert, au centre-ville, en empruntant le trottoir sur une section qui est réservée et très bien balisée. Tout est organisé pour faciliter la vie des motoneigistes. »

Réputation d’excellence

Au fil du temps, les clubs limitrophes à la frontière ontarienne ont vu le nombre de membres de cette province augmenter dans leurs rangs.

« Je crois qu’avec le temps, les motoneigistes ontariens ont pu constater l’excellence du réseau de sentiers de la région, ajoute le spécialiste. Dans le passé, ils utilisaient le système de passes temporaires d’une journée, trois ou sept jours, mais maintenant ils ont choisi de se procurer des laissez-passer annuels. Aujourd’hui, je dirais que près de 40 % des cartes de membre vendues le sont en Ontario. Nous avons une excellente réputation auprès de nos voisins. »

Un autre point en faveur de la région, selon Poirier, c’est la facilité à obtenir des services.

« Oui, nous sommes en pleine forêt, sauf que chez nous, en plus des villages et des villes qui accueillent les motoneigistes, nous avons une foule de pourvoiries sur le territoire qui offrent des services de logement, nourriture et essence. Nous sommes une région de lacs, de rivières et de montagnes. Nous avons appris à habiter cette immense nature, à notre façon. »

Si tout va bien, il devrait être possible de faire de la motoneige dans cette région jusqu’à la mi-avril.

« Nous avons eu un épisode de pluie la semaine dernière, comme ailleurs, sauf qu’immédiatement après, la période de froid qui a suivi a fait durcir les sentiers. La petite couche de neige qui est venue recouvrir le tout par la suite fait en sorte que, présentement, nous avons les meilleures conditions de la saison. Tant et aussi longtemps que les nuits vont rester froides, nous allons pouvoir continuer d’entretenir les sentiers. L’an dernier, j’ai fait ma dernière randonnée le 23 avril », raconte le représentant de la FCMQ.

Renseignements

La région est une portion du Bouclier canadien, un plateau situé au nord des Laurentides. C’est la porte d’entrée de la région de la Baie-James. Selon la saison, l’enneigement se fait de janvier à la mi-avril au maximum.

Le réseau d’hébergement compte 760 chambres, toutes accessibles par les sentiers. Au total, il est possible d’entrer dans cette région via neuf endroits différents, si on inclut les trois en provenance de l’Ontario.

La Mauricie et l’Outaouais constituent les principales voies d’accès. Tous les ans, le Festival régional de la motoneige a lieu, et ce, dans une ville différente.


► Pour en savoir plus : Tourisme Abitibi-Témiscamingue au 1-800-808-0706 ou Tourisme Baie-James au 1-888-748-8140.

 

Utilisateur-payeur

Dernièrement, on a assisté à plusieurs annonces concernant des investissements par le gouvernement dans le monde de la motoneige, et ce, pour plusieurs régions du Québec. Il ne s’agit pas là de sommes supplémentaires, mais bien du retour des sommes d’argent versées à même l’argent récolté par la vente des plaques d’immatriculation. C’est le principe de l’utilisateur-payeur qui a été mis de l’avant depuis de nombreuses années. Le même système s’applique au monde du quad. Il s’agit de la péréquation appliquée à la pratique de ces deux activités de véhicules hors route.

Bien s’informer

Avec l’arrivée du printemps, même s’il se fait un peu timide, si vous décidez de partir à l’aventure en motoneige, prenez bien soin de vérifier l’état des sentiers du secteur où vous désirez vous rendre. Dans les montagnes, pas vraiment de problème pour l’instant, sauf que dans les terres basses, comme la plaine du Saint-Laurent, il se peut fort bien que les choses soient différentes. Le dégel peut entraîner la fermeture de sentiers qui passent sur des lacs ou des rivières. Cela pourrait occasionner de longs détours. À certains endroits, lors de l’épisode de pluie de la semaine dernière, il y avait des flaques d’eau dans les sentiers.

Deux sources d’information

Pour savoir de quoi il en retourne par rapport aux sentiers dans votre région, vous avez deux sources d’information privilégiées. Il y a le site de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec qui présente l’état des sentiers, mais aussi la carte interactive du surfaçage des sentiers en temps réel. L’autre outil de premier plan, c’est de vous informer auprès de votre club, localement. Les bénévoles qui font l’entretien de sentiers demeurent les meilleurs pour donner l’heure juste. Ils ont la connaissance de leur secteur. Ils sont capables de lire les informations que la nature leur donne.