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Hockey : faire son nom en France

Hockey : faire son nom en France
PHOTO COURTOISIE

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 N’ayant pratiquement pas évolué dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), le Québécois Joël Caron fait écarquiller bien des yeux dans la Ligue Magnus, en France. 

 À sa première saison avec les Dragons de Rouen, l’athlète de 22 ans a su tirer son épingle du jeu avec une récolte de 32 points en 29 joutes. Caron connaît également de bonnes séries éliminatoires, lui qui a amassé huit filets et cinq passes décisives en neuf parties. Il poursuit d’ailleurs sa campagne, alors que son équipe dispute présentement la finale contre les Brûleurs de loups de Grenoble. 

 «Partout où je suis passé, j’ai été capable de produire, a indiqué Caron lors d’un entretien téléphonique. Je suis heureux de voir que je suis capable de noircir la feuille de pointage chez les professionnels.» 

 Il est vrai que Caron a été dominant lors de son passage dans la Ligue de hockey junior AAA du Québec (LHJAAAQ), lui qui détient notamment le record pour le plus grand nombre de points en saison régulière avec 402 en 196 matchs. 

 Le jeune homme originaire de Repentigny n’a toutefois pas été en mesure de faire sa place dans la LHJMQ, même s’il a eu des essais avec l’Armada de Blainville-Boisbriand (2013-2014) et les Screaming Eagles du Cap-Breton (2015-2016). 

 «Avec l’Armada, c’était une question de "timing ", tandis qu’au Cap-Breton, on ne m’offrait qu’une place sur un troisième ou quatrième trio. Je suis un joueur à caractère offensif et je préférais poursuivre mon aventure dans le AAA.» 

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 Remarqué par le club de Rouen 

 Après ses succès dans la LHJAAAQ, Caron ne voulait pas accrocher ses patins. 

 «Quand j’ai terminé mon parcours dans le junior, je voulais tenter ma chance dans le hockey professionnel et faire un peu d’argent avec ça. Mon directeur général avec l’Inouk de Granby [Patrice Bosch] s’est arrangé pour me trouver une formation en France.» 

 Devant initialement évoluer dans la Ligue Magnus, Caron s’est finalement retrouvé dans la Division 1, ce qui équivaut à la deuxième ligue dans l’Hexagone. 

 «Je devais jouer à Dijon, mais l’équipe a eu des problèmes financiers, donc à la dernière minute, j’ai signé avec Cergy, qui n’était vraiment pas une bonne équipe. Ça m’a permis de jouer beaucoup et de connaître une excellente saison sur le plan des statistiques. Je me suis donc fait connaître et Rouen est venu me chercher.» 

 «C’est prestigieux jouer pour Rouen. Avec Grenoble, ce sont les deux organisations les plus en vue de la France.» 

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 Retour en Amérique du Nord? 

 Toujours sans contrat pour la prochaine saison, Caron aimerait bien poursuivre son association avec les Dragons. 

 «Au début de la saison, l’équipe m’a dit qu’elle aimerait me garder à long terme. On n’a toujours pas eu de discussions pour une prolongation de contrat. J’ai eu une bonne saison et je pense que je pourrais m’établir à Rouen.» 

 Malgré son optimisme par rapport à la suite des choses avec Rouen, Caron ne fait toujours pas une croix sur le hockey nord-américain. 

 «Je vais y aller saison par saison, mais je ne dis pas non à un retour en Amérique du Nord. Si je continue ici et si j’ai encore de bonnes saisons, je pourrais m’ouvrir des portes dans la East Coast ou dans la Ligue américaine.» 

 «Quoi qu’il en soit, c’est possible pour moi de vivre du hockey, même si je n’ai pas vraiment joué dans le junior majeur.»

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