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Un sexagénaire criblé de balles dans son véhicule dans le quartier Côte-des-Neiges

La victime tuée vendredi à Montréal avait eu des problèmes d’argent

Mario Simeone a succombé à ses blessures après avoir été atteint par plusieurs projectiles d’arme à feu, alors qu’il était au volant de son véhicule. On voit ici les impact des balles sur son véhicule.
Photo Agence QMI, Maxime Deland Mario Simeone a succombé à ses blessures après avoir été atteint par plusieurs projectiles d’arme à feu, alors qu’il était au volant de son véhicule. On voit ici les impact des balles sur son véhicule.

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L’homme criblé de balles vendredi matin dans un secteur cossu du quartier Côte-des-Neiges à Montréal avait accumulé les problèmes financiers dans les dernières années et s’était retrouvé au cœur d’un conflit impliquant un entrepreneur mafieux.

Mario Simeone, 61 ans, s’apprêtait à quitter sa luxueuse résidence de la rue de Roquancourt lorsqu’il a été atteint par plusieurs projectiles d’arme à feu vers 9 h 20.

Le VUS Acura MDX à bord duquel il prenait place avait six impacts visibles dans la portière du conducteur.

Mario Simeone a succombé à ses blessures après avoir été atteint par plusieurs projectiles d’arme à feu, alors qu’il était au volant de son véhicule. On voit ici les impact des balles sur son véhicule.
MAXIME DELAND/AGENCE QMI

Le sexagénaire qui se présentait comme un agent immobilier dans le domaine commercial a été conduit d’urgence à l’hôpital où son décès a été confirmé en après-midi.

Le meurtre a semé la commotion dans le quartier résidentiel pourtant tranquille, qui a été bouclé pratiquement toute la journée.

Les enquêteurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) tentaient de suivre la piste du tireur qui a pris la fuite à pied à l’aide des nombreuses caméras de surveillance des maisons du secteur. Le mobile du sixième homicide de l’année était toujours inconnu en fin de journée.

Mario Simeone a succombé à ses blessures après avoir été atteint par plusieurs projectiles d’arme à feu, alors qu’il était au volant de son véhicule. On voit ici les impact des balles sur son véhicule.
MAXIME DELAND/AGENCE QMI

Faillite

M. Simeone n’avait pas d’antécédent criminel, mais a déjà connu des déboires financiers. Il avait fait en 2012 une proposition de consommateur, une alternative à une faillite, pour rembourser des dettes s’élevant à plus de 142 000 $.

Son principal créancier était l’Agence du revenu du Québec pour 61 000 $.

Une de ses entreprises, Mercantile Pantagonia, était en faillite depuis 2010, selon les documents consultés par Le Journal. Il avait également fait une banqueroute personnelle en 1996.

Dans un affidavit déposé devant la commission Charbonneau, le promoteur immobilier Leo Lee Lalli indiquait avoir été approché en 2004 par M. Simeone, qui représentait Pharmaprix, pour s’installer dans un bâtiment à construire.

À l’époque, son terrain situé au coin des boulevards Décarie et Côte-Saint-Luc était aussi convoité par la famille mafieuse Rizzuto en partenariat avec Tony Magi, abattu en janvier.

Magi détenait déjà un bail avec la chaîne pour établir une succursale à cet endroit, même s’il n’était pas le propriétaire de la parcelle, révélait l’écoute électronique de l’enquête Colisée de la Gendarmerie royale du Canada.

Volte-face

L’enquêteur Éric Vecchio avait témoigné devant la commission en 2015 que la pharmacie avait fait volte-face et s’était entendue avec le concurrent, rendant furieux Magi.

Finalement, le projet de M. Lalli n’a jamais obtenu le changement de zonage nécessaire pour construire le commerce et il a fini par vendre le terrain à un autre entrepreneur.

– Avec Andrea Valeria et Maxime Deland, Agence QMI