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Marie-Pier Labrecque : «Je suis à ma place»

Marie-Pier Labrecque : «Je suis à ma place»
Photo Agence QMI, Dominick Gravel

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Dès son plus jeune âge, Marie-Pier Labrecque a eu un grand attrait pour son métier. Comme elle était une élève douée, on l’encourageait à se diriger vers la médecine, mais c’est vers le théâtre que son cœur la portait et c’est lui qu’elle a choisi d’écouter.

Marie-Pier, votre personnage dans «O’» a connu une belle évolution au fil des années...

Oui. La quête d’affirmation de mon personnage s’est poursuivie cette saison. Mégane a essayé de prendre sa place au bureau. Mélanie (Karine Gonthier- Hyndman) a profité de sa naïveté, mais finalement elle en a eu assez!

Initialement, quel a été l’élément déclencheur pour vous faire choisir ce métier?

Je pense que c’est un peu inexplicable. Quand j’étais toute jeune, j’imposais déjà des spectacles à mes parents, à mon frère et à ma sœur. Je ne sais pas d’où ça venait. Je crois que c’était inné. J’étais aussi fascinée par les films et les actrices. J’ai commencé avec une troupe amateur à Sherbrooke et, à partir de ce moment-là, ç’a été comme un choc amoureux. Je suis tombée en amour avec cet art! Par la suite, j’ai réussi à faire mon entrée à l’École nationale de théâtre, et tout a déboulé.

Est-ce que votre choix de carrière a surpris les gens de votre entourage ou est-ce que ça leur a semblé naturel?

Vu mon intérêt et ma passion pour le théâtre, ça leur a semblé naturel, mais ils ne comprenaient pas. Je viens de la campagne, d’un petit village près de Sherbrooke. Mon désir de devenir actrice ne semblait pas réaliste ni concret. Ça ne se pouvait pas. À cause de ce contexte, ç’a été difficile de me convaincre moi-même de faire le grand saut et de déménager à Montréal, puis de convaincre mon entourage que je faisais le bon choix. J’avais ce désir, il fallait l’affirmer. Comme tout se passe bien, je pense que tout cela est très positif. Je pense que j’ai fait les bons choix.

Vous avez écouté votre voix intérieure et vous avez laissé votre rêve vous porter?

Oui. Et je me souviendrai toujours du meilleur conseil qu’on a pu me donner. On m’a dit: «Si tu es capable de faire autre chose, fais autre chose.» C’est un métier difficile, notamment à cause de l’instabilité, des auditions, des refus. J’ai tenté de faire autre chose, mais ce n’était pas ce que je voulais vraiment.

Qu’avez-vous tenté d’autre?

Je suis entrée au cégep en sciences, lettres et arts. J’avais de bonnes notes à l’école, alors les gens de mon entourage voulaient que je fasse ma demande en médecine, mais ce n’était pas ce que je voulais. Ça manquait de passion. Je n’étais pas au bon endroit. Maintenant, je suis à ma place. À mes yeux, c’est le plus beau métier du monde! 

Comme vous êtes venue faire vos études à Montréal, vous avez été obligée de quitter la maison relativement jeune...

Oui, mais ça s’est bien fait. C’était un pas vers le rêve, vers ce que j’avais toujours voulu faire. C’était positif et ça ne m’a pas ébranlée. J’étais tellement heureuse d’entrer à l’École nationale de théâtre et de faire enfin ce que je voulais! Le déménagement, c’était un détail à côté de ce bonheur.

Quels sont les rêves que vous voulez réaliser au sein de ce métier?

J’aimerais tourner dans un film pour le cinéma. J’aimerais travailler plus en télévision et avoir la chance de décrocher des premiers rôles. Même chose pour le théâtre. J’ai tenu un premier rôle pour la première fois dans la pièce «Une maison de poupée». C’était vraiment excitant. Ça m’a donné tout un défi. Ça m’a plu. J’aime beaucoup le côté sportif et intrépide du théâtre. On ne peut pas être malade ou perdre la voix. On doit nécessairement prendre soin de soi.

Outre le travail, quelles sont vos passions?

J’adore voyager, c’est une de mes plus grandes passions. J’aime découvrir le monde, de nouvelles cultures, des endroits qui ont marqué l’histoire. Ça me fascine! J’ai une liste inépuisable d’endroits que je voudrais visiter. Je voudrais faire le tour du monde.

Avez-vous beaucoup voyagé jusqu’à maintenant?

Oui, je suis allée en Asie l’année dernière. J’étais en Allemagne à Noël. Je suis allée en Espagne, à Hawaii. J’aime bien les voyages culturels. Je suis une boulimique de culture. Je suis très curieuse, en fait. Nous faisons un métier qui demande de donner aux autres. J’aime bien refaire le plein en voyageant.

Êtes-vous une sportive de nature?

Oui, je le suis. J’ai besoin de bouger pratiquement tous les jours, que ce soit en faisant des exercices d’étirements ou un petit cardio. J’aime beaucoup l’entraînement Essentrics et les programmes de cardio qui rappellent le CrossFit. Je dois être en forme, je n’ai pas le choix. Pour mon travail, j’ai besoin d’avoir de la souplesse, du tonus, un bon cardio. Mon corps est mon instrument. Je crois que, plus on en prend soin, plus il nous sera fidèle.

Marie-Pier Labrecque jouera dans «Strindberg», du 23 avril au 12 mai, au Théâtre Espace Go. Pour informations : espacego.com