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5 constats: Félix et Shapovalov sont allés à l’école

5 constats: Félix et Shapovalov sont allés à l’école
Photo AFP

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Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov ont épaté la galerie la semaine dernière au Masters 1000 de Miami. Des performances qui m’ont redonné le goût de suivre leur sport avec assiduité. 

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Auger-Aliassime a été impérial durant son parcours en sol floridien. Après avoir eu besoin des qualifications pour accéder au tableau principal, il s’est frayé un chemin jusqu’à la demi-finale. C’était le premier joueur à réaliser cet exploit. Il l’a fait à 18 ans seulement. Il faut le faire. 

Le Québécois a disputé huit matchs de tennis de haut calibre. S’il avait été un peu plus opportuniste et plus efficace au service contre John Isner en demi-finale, il aurait pu participer au match ultime. 

À des moments-clés de son match contre le puissant serveur américain, Auger-Aliassime a cassé sur le plan mental. Il n’a pas eu peur de l’avouer lors de son point de presse. C’est une des causes de son revers et il en est conscient. 

Comme son service. La preuve ? Moins d’une heure après avoir terminé ses entrevues, il est allé pratiquer ses services sur un court d’entraînement. Une histoire rapportée par le collègue Antoine Deshaies. Ça vous donne une idée du caractère de ce joueur. C’est du solide et on n’a pas fini d’en entendre parler de ce surdoué. 

Ce que je retiens de son beau parcours, ce n’est pas sa bourse ou les points au classement qu’il a récoltés. C’est l’expérience inestimable qu’il a engrangée durant ce tournoi. Ça n’a pas de prix. 

Shapovalov et le professeur 

J’ai découvert Denis Shapovalov à la Coupe Rogers de 2017. C’est à ce moment que l’Ontarien avait fait éclore son potentiel. Il avait fait lever la foule montréalaise notamment en battant l’Espagnol Rafael Nadal. Des moments magiques. 

On croyait que c’était un feu de paille alors que « Shapo » avait passé du 143e au 67e rang mondial après sa brillante prestation à Montréal. Ce n’était pas le cas. Il a poursuivi son ascension et lundi matin, il fera partie du top 20 pour la première fois de sa carrière. Impressionnant. 

À Miami, il a continué son apprentissage. Contre Roger Federer en demi-finale, on a constaté qu’il lui manque encore un certain bagage pour rivaliser avec la crème de la crème du tennis. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il puisse le faire. 

Comme un étudiant universitaire qui est en train de faire sa maîtrise, il lui manque encore quelques crédits pour atteindre son objectif. 

 La suite des choses 

Auger-Aliassime et Shapovalov se dirigent maintenant vers l’Europe avec une bonne dose de confiance. Avec leurs performances à Miami, ils ont lancé un message fort à la planète tennis. 

La saison de terre battue s’amorcera à Monte-Carlo à la mi-avril pour les deux jeunes prodiges. Le Québécois a remporté sept de ses 11 duels sur cette surface depuis le début de l’année. Shapovalov, lui, a une fiche de 2-0 avec ses deux gains en Coupe Davis en Slovaquie à la fin de janvier. 

Que nous réservent-ils maintenant ? J’ai l’impression qu’on n’a encore rien vu de leur part. On pourrait vivre des semaines, comme celle de Miami, à quelques reprises dans les prochains mois. On va se le souhaiter. 

 2. Poehling devait faire le saut chez les pros 

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Photo d'archives, Joël Lemay

Après une bonne saison avec St. Cloud State dans la NCAA, l’attaquant Ryan Poehling a signé un contrat de trois ans dimanche. Selon moi, il n’avait plus rien à prouver au niveau universitaire. On va enfin pouvoir avoir une vraie idée de la valeur de ce choix de première ronde du Tricolore en 2017. D’ailleurs, il finira la campagne 2018-19 avec le grand club. C’est une très bonne idée de le mettre dans le bain pendant une course aux séries. Son gabarit pourrait être utile dans la dernière semaine du calendrier. 

3. Les partisans des Rays et des A’s n’ont pas compris 

Perdre une équipe de baseball, c’est difficile pour une ville. Ce l’est encore plus d’en ramener une. Les amateurs de Montréal le savent. À Tampa et à Oakland, ils pourraient vivre cette réalité très bientôt. Lors de leur premier match local, les Rays ont attiré 25 025 spectateurs. Les A’s ? 22 691. Un drôle de message aux autorités du baseball majeur. Mardi soir dernier, 22 502 personnes se sont rendues au Stade olympique pour un match... hors concours des Blue Jays ! Rien de plus à ajouter. 

4. Makhmudov a profité du recul de Kean 

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Photo Pierre-Paul Poulin

 Avant sa défaite contre Dillon Carman, Simon Kean était le poids lourd favori des amateurs. Pendant que Kean pansait ses blessures, le promoteur Camille Estephan en a profité pour mettre Arlsanbek Makhmudov à l’avant-scène. Une bonne décision. Le géant russe est en train de remplacer Kean dans le cœur des amateurs. Sa puissance et son charisme ne laissent personne indifférent. S’il continue de gagner de façon spectaculaire, il aura plus de visibilité que Kean dans un avenir rapproché. 

 5. Vive les négligés en séries ! 

 Dans la LHJMQ, le premier tour donne trop souvent droit à des duels inégaux sur papier et sur la glace. Ce n’est pas le cas cette année. Les négligés donnent du fil à retordre aux favoris et c’est tant mieux. Je pense notamment aux équipes de Shawinigan et de Québec à qui on ne donnait même pas une victoire avant le début des hostilités. Ils ne gagneront peut-être pas leur duel respectif contre Rouyn-Noranda et Halifax, mais ils pourront sortir la tête haute. Très haute.