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Un cadavre dans l’auto au retour de la Floride

Un fils et sa mère transportaient le corps du paternel pour des raisons inconnues

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Une mère et son fils québécois ont été interceptés à la douane dans la nuit de samedi à dimanche avec, à l’arrière de leur voiture, le corps du paternel de la famille. 

Le trio avait fait le chemin depuis la Floride, selon TVA Nouvelles. 

Ils sont arrivés au poste frontalier d’Hemmingford, en Montérégie, aux alentours de 2 h 30 dimanche. Leur voiture y était toujours hier en avant-midi. 

L’octogénaire aurait commencé à souffrir de problèmes de santé au début du périple et serait décédé en cours de route. Son corps serait resté à l’arrière de la voiture pendant plus d’une journée. 

Le fils, âgé d’une soixantaine d’années, et sa mère pourraient avoir décidé de conserver le corps dans l’espoir d’économiser sur les frais médicaux aux États-Unis et de rapatriement, selon une source. 

Le cadavre ne présentait pas de marques de violences. Le fils et sa mère ont été rencontrés par la Sûreté du Québec (SQ) en journée dimanche en tant que témoins, mais on ne savait toujours pas si des accusations seraient portées. 

Du jamais-vu

« C’est du jamais-vu », a commenté le président du Syndicat des douanes et de l’immigration, Jean-Pierre Fortin, qui cumule 37 ans comme agent frontalier. 

Les paramédicaux ont d’abord transporté le corps à l’hôpital Barre Memorial d’Ormstown, en Montérégie, où le décès a été constaté, a indiqué une porte-parole du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie, Jade St-Jean. Il a ensuite été transféré dans une morgue de Montréal, où une autopsie devrait avoir lieu. 

L’agent de douane qui a intercepté la famille a reçu son congé dimanche et pourra bénéficier d’aide psychologique, a indiqué M. Fortin. 

De la négligence ? 

« Nous avons un processus qui s’enclenche dans de tels cas, qui sont somme toute très rares », a-t-il commenté.

La version donnée par le fils et sa mère aux policiers de la SQ sera déterminante pour la suite des choses, explique la juge à la retraite Nicole Gibeault. 

« On peut penser qu’ils ont été négligents, à moins que [l’homme] soit décédé subitement et qu’ils ne s’en soient pas rendu compte. Mais, encore là, il va falloir comprendre pourquoi ils ne l’ont pas immédiatement déclaré », précise-t-elle.