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Cadavre aux douanes: scénario de film, histoire vraie, acte criminel?

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L’histoire du cadavre d’un homme installé sur la banquette arrière du véhicule d’une famille de Québécois qui a traversé les douanes ce week-end fait écho à des scénarios dignes d’Hollywood. Qu’en est-il exactement? La femme et le fils du vieil homme, qui revenaient de Floride, pourraient-ils devoir faire face à la justice?

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Le criminaliste Jean-Pierre Rancourt explique qu’il faut d’abord établir dans quelle circonstance est mort l’octogénaire. «Sa famille le savait-elle atteint d’une maladie et a négligé de le faire soigner?» questionne l’avocat. «Si c’est le cas, ça pourrait être de la négligence criminelle.» 

TVA Nouvelles rapportait hier que la mort de l’homme pourrait remonter à plus d’une journée donc que les deux Québécois transportaient le cadavre probablement en connaissance de cause quand ils ont voulu franchir le poste frontalier d’Hemmingford, dans la nuit de samedi à dimanche. La dépouille ne portait apparemment pas de marque de violence. 

Le fils dans la soixantaine et sa mère pourraient même s’exposer à une accusation d’outrage à un cadavre avance Me Rancourt. «Ils voulaient peut-être l’inhumer au Canada. Les enquêteurs prendront le temps de tout examiner et de rencontrer les deux individus», poursuit l’avocat.

Outrage à un cadavre 

Voici ce que dit l’article 182 du Code criminel quant à l’outrage à un cadavre: 

1. Néglige, sans excuse légitime, d’accomplir un devoir que lui impose la loi, ou qu’il s’engage à remplir, au sujet de l’inhumation d’un cadavre humain ou de restes humains; 

2. Commet tout outrage, indécence ou indignité envers un cadavre humain ou des restes humains, inhumés ou non. 

L’accusation d’outrage à un cadavre est passible d’un emprisonnement maximal de cinq ans et celle de négligence criminelle jusqu’à dix ans. 

La mère et le fils ont-ils paniqué quand l’homme âgé est décédé? Voulait-il le ramener leur proche au pays afin d’éviter les frais exorbitants liés au rapatriement du cadavre en sol canadien? L’enquête menée par la Sûreté du Québec le déterminera. Les deux individus ont été rencontrés hier par la police.

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