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«On a dit tout ce qu’on savait à la police»

Au retour de Floride, le cadavre du père a été trouvé dans l’auto par un douanier

«On a dit tout ce qu’on savait à la police»
Photo capture d'écran, TVA Nouvelles

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La famille dont le corps du père a été trouvé à l’arrière d’une voiture interceptée à la frontière la fin de semaine dernière dit vouloir réserver ses commentaires étant donné les accusations criminelles qui pourraient être portées à son endroit.

« On a tout dit ce qu’on savait à la police », a simplement indiqué Louis Drapeau, l’un des fils de l’homme décédé, lorsque Le Journal s’est présenté à sa résidence d’Ormstown, en Montérégie.

La dépouille de Fernand Drapeau, 87 ans, a été trouvée à l’arrière d’une camionnette conduite par son autre fils, dans laquelle prenait aussi place la femme du défunt, durant la nuit de samedi à dimanche.

Ils ont été interceptés au poste frontalier d’Hemmingford, en Montégérie, alors qu’ils revenaient de Floride. Le corps de M. Drapeau ne portait pas de marques de violence, mais présentait des signes qui laissaient croire que son décès remontait à plus d’une journée.

Le fils et sa mère ont été rencontrés dimanche par la Sûreté du Québec (SQ), puis relâchés, alors que l’enquête se poursuit dans cette affaire, comme l’a confirmé une porte-parole du corps policier, Christine Coulombe.

« Tous les témoins qui devaient être rencontrés l’ont été », a toutefois précisé Mme Coulombe.

Autopsie à venir

Une fois le dossier clos, il sera transmis au Directeur des poursuites criminelles et pénales, qui décidera si des accusations seront portées contre les deux personnes qui voyageaient avec le corps.

Une autopsie sera effectuée et un coroner enquêtera sur le décès de l’homme, a également confirmé la SQ.

Fernand Drapeau et sa conjointe habitaient une modeste maison en bordure d’un lac artificiel dans le canton d’Havelock, en Montérégie, à une quinzaine de minutes en voiture du poste frontalier où la voiture familiale a été interceptée.

En santé

M. Drapeau et sa conjointe avaient l’habitude de se rendre en Floride l’hiver, mais devaient revenir sous peu, comme à leur habitude, a confié une voisine, qui a préféré taire son nom.

L’entrée de leur demeure était toujours enneigée lundi, signe que personne n’y avait mis les pieds depuis un certain temps.

Une voisine interrogée par Le Journal s’est dite surprise d’apprendre le décès de Fernand Drapeau qui, malgré son âge avancé, était toujours très actif autour de sa maison.

« C’était une vraie ruche ! Ils taillaient les haies, faisaient des décorations, raclaient le terrain, ils n’arrêtaient jamais », a-t-elle décrit, ajoutant être « attristée » par la nouvelle du décès de son voisin.