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La Bourse est en feu

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Après avoir connu une année vraiment poche en 2018, la Bourse est en feu depuis le début de janvier 2019. Ce qui permet aux investisseurs, les petits comme les milliardaires, d’effacer les pertes de l’an passé, tout en engrangeant d’intéressants gains.  

  • Michel Giard était à l'émission Dutrizac de 6 à 9:

Après avoir perdu 8,9 % l’an dernier, le principal indice de la Bourse canadienne, le S&P/TSX, a grimpé de 13,3 % (en incluant les dividendes) au cours des trois premiers mois de la nouvelle année.  

Et contrairement à sa mauvaise habitude de traîner de la patte sur la Bourse américaine, le S&P/TSX affiche, cette fois, un rendement similaire à celui du principal indice américain, le S&P 500 de New York, dont le rendement s’élève à 13,6 % pour le 1er trimestre 2019.  

La performance canadienne dépasse celle des autres grands indices internationaux, tels le MSCI EAEO (7,6 %), le MSCI Europe (8,4 %), le MSCI Pacifique (6,2 %) et le MSCI Marchés émergents (7,5 %).  

MARCHÉ OBLIGATAIRE  

Ô surprise ! même le marché des obligations négociables présente une bonne performance pour les trois premiers mois de l’année 2019.  

Selon les rendements d’indices financiers compilés par la firme Aubin Actuaire Conseil pour des périodes se terminant le 31 mars dernier, l’indice FTSE Canada Obligations univers a rapporté en trois mois un rendement de 3,9 % et le FTSE Canada Obligations long terme un rendement trimestriel de 6,9 %.  

Il s’agit d’un revirement de tendance puisque le marché obligataire n’avait rien foutu ou presque l’an passé à la suite de la hausse des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque du Canada.  

Depuis que la Fed a décidé de freiner la hausse de son taux directeur, le marché des obligations négociables a retrouvé son élan à la hausse. Pour combien de temps ? Tant et aussi longtemps que les pressions inflationnistes ne se feront pas sentir.  

 SELON LE PORTEFEUILLE  

Il est important de noter que tous les types de portefeuilles ont produit une belle performance trimestrielle, même les plus conservateurs.  

À preuve, regardons le rendement pour les portefeuilles types composés de trois indices : FTSE Canada univers (obligations canadiennes), S&P/TSX (actions canadiennes), MSCI monde (actions mondiales).  

Supposons un portefeuille composé de 85 % d’obligations (canadiennes) et 15 % d’actions (moitié canadiennes, moitié mondiales) : le rendement s’est élevé pour trimestre à 5,1 %.  

Avec un portefeuille composé de 50 % d’obligations et 50 % d’actions, le rendement trimestriel a atteint les 7,8 %. Et si le portefeuille renfermait 65 % d’actions (moitié canadiennes et moitié mondiales) et 35 % d’obligations canadiennes, le rendement aura grimpé à 8,9 %.  

Plus la pondération du portefeuille type est élevée en actions, meilleure était la performance trimestrielle.  

DEPUIS LA FIN DE LA CRISE FINANCIÈRE  

Il y a 10 ans, le 9 mars 2009, les marchés boursiers touchaient leurs creux de la dernière grande crise financière mondiale.  

Les bourses ont littéralement explosé depuis ce moment historique.  

C’est la Bourse américaine qui affiche la plus forte progression des dix dernières années, en enregistrant un rendement annualisé de 15,9 %.  

La Bourse canadienne a produit un rendement plus modeste en enregistrant un rendement annualisé de 9,5 %.