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Dorion, Trump, même combat!

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L’affrontement entre Éric Duhaime et Catherine Dorion révèle le même genre d’aversion que Donald Trump éprouve à l’égard des médias. Aussi tonitruante que le président étatsunien, la députée de Québec solidaire insinue dans certains propos que l’animateur de Radio X est un vecteur de haine et de violence pouvant mener au meurtre. 

Faire taire les voix discordantes en les accusant du pire s’avère l’apanage des radicaux pour imposer leurs diktats. 

Gouvernance occulte 

Maître de l’embrouille, en demeurant discret quant à leur programme et en enrobant leur position sur l’indépendance d’une assemblée constituante, QS ne peut que vilipender avec véhémence les médias divergeant de ses positions et les accuser d’être des suppôts du capitalisme. 

L’allocution de Catherine Dorion au Conseil national de QS, s’en prenant à la charte des valeurs et au projet de loi 21, dévoilait la posture historique de QS et le peu d’ascendant de ses porte-paroles. Lisée n’avait pas tort en évoquant l’idée d’un Politburo qui dicte la ligne de conduite, pendant que les Massé et Nadeau-Dubois occupent la galerie et ménagent les apparences. 

Le rabrouement de Ruba Ghazal par Nadeau-Dubois me rappelait la colère qu’il avait exprimée à son négociateur lors de la rencontre avec les chefs syndicaux pour rapprocher les partis durant le Printemps érable. Pion d’une instance ne faisant pas toujours abstraction de la bêtise, il préfère imposer le silence à des collaborateurs qui affichent des évidences. 

Germe d’extrémisme 

Nous nous plaisons souvent à dire que contrairement à certains pays, il n’y a pas de parti extrémiste au Québec. C’est notre façon de nous rassurer collectivement et de croire que le gros bon sens continue de régner. 

Nous convenons qu’aucun parti ne promeut un régime totalitaire, mais lorsque le dénigrement se substitue à la critique dans l’appréciation des médias et de leurs artisans, c’est ouvrir la porte à de dangereuses dérives démocratiques.