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L’éternité en un clin d’œil

L’éternité en un clin d’œil
Katrina Brown - Fotolia

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Mon fils a eu trois ans mardi. Déjà, trois ans. Oui, je sais, c’est un cliché de parents de dire ça «Ah mon dieu, ça passe tellement vite!», mais si tout le monde le dit c’est tout simplement parce que c’est vrai.

Le temps passe vite, oui, mais ce qui me fascine aussi c’est le nombre de choses qui se passe durant ce laps de temps. En 3 ans, mon garçon a appris une quantité de choses qui, avec le recul, semble absurde. Des choses qui, pour nous, semblent normale, voire même anodines. Comme parler, marcher, s’interroger.

Aujourd’hui, il fait tout ça. Évidemment, il a encore des tas de choses à apprendre, mais il est capable de concevoir l’avenir. Le bon et le mauvais. Quand c’est la fête d’un de mes enfants, je pense avant tout à lui certes, mais j’essaie de faire aussi une petite rétrospective sur moi-même.

Car si tous les jours je suis complètement ébahi devant les nouvelles prouesses de mon garçon et de ma fille, je dois avouer, humblement, qu’en 3 ans j’en ai fait aussi du chemin.

Quelques mois avant la naissance de Victor, je gagnais ma vie comme humoriste, mais de façon très modeste. J’étais très heureux et confortable dans ma vie de non-parent. Comme disait Lisa Leblanc : «Au pire on rira ensemble, on mangera du kraft dinner c’est tout ce qu’on a de besoin».

C’est alors qu’est apparu dans nos vies ce petit bonhomme. Au départ, il n’était pas plus gros qu’une tête d’épingle, mais déjà il prenait toute la place dans notre tête et dans notre cœur.

C’était alors le moment de me retrousser les manches. Je n’allais plus avoir que ma propre personne à entretenir, maintenant j’allais devoir porter le bonheur de quelqu’un d’autre sur mes épaules. Je me devais donc de les élargir.

J’ai commencé à chercher plus de travail, à me montrer intéressé à tout ce qu’on me proposait. J’écrivais des blagues pendant la journée et je faisais des spectacles le soir.

Je ne voulais pas que la qualité de mon travail diminue parce que la quantité augmentait. Alors, avec orgueil, j’ai peaufiné mon art, jour après jour.

Ensuite, il est arrivé, ce petit Balou (on l’appelle comme ça). Maintenant, je devais me faire pousser une autre paire de bras et un autre cerveau pour réussir à passer au travers du quotidien.

Même si parfois la tâche me semblait lourde et sans fin, je me suis surpris à toujours y arriver. À toujours livrer la marchandise. Je crois qu’en 3 ans, mes deux enfants m’auront surtout appris ceci. On peut toujours devenir une meilleure personne. Plus travaillante, plus résiliente, plus aimante, plus humaine. J’ai appris beaucoup plus dans les 3 dernières années, que les 31 qui les ont précédées.

Bonne fête mon fils et merci de me rendre meilleur.