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Guillot limite ses liens avec le monde extérieur

L’accusé dit avoir a respecté les « principes de la Bible »

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 Le pasteur Claude Guillot a tout fait pour préserver ses victimes de l’influence extérieure. Même lorsqu’un problème commandait une ressource extérieure, il préférait s’en remettre à « l’autorité » de la Bible. 

 Au deuxième jour de son contre-interrogatoire pour des accusations de sévices physiques et psychologiques contre six enfants, le pasteur Guillot continue de dire qu’il a respecté les « principes de la bible ». 

 Solution d’eau de Javel 

 Pour l’accusé, il est important que les membres de sa famille, tout comme les victimes hébergées chez lui, vivent dans « le monde biblique » et soient préservés du « monde humaniste ». 

 Lorsqu’une des victimes avait les mains si asséchées par l’eczéma qu’il ne pouvait même plus les ouvrir, il exige à l’enfant de mettre ses mains dans une solution d’eau de Javel et refuse d’aller voir un médecin. « C’est connu », dira-t-il pour expliquer cette technique. 

 Pendant son témoignage, Guillot ne se gêne pas pour dépeindre l’enfant en douleur. « C’est son style de ne pas faire d’effort, d’être mou », lance le pasteur en expliquant qu’il lui demandait d’ouvrir les mains, même si celles-ci allaient « craquer ». 

 Traitement biblique 

 Lorsque deux des garçons sont pris à faire des gestes à caractère sexuel, le pasteur leur demande d’écrire une composition sur « des choses horribles ». 

 « Ce n’est pas un peu voyeur », lance alors la procureure Sonia Lapointe en faisant état du caractère possiblement criminel de la situation. 

 « Le crime, je n’étais pas conscient de ça », répond-il. 

 Au moment où une autre victime a des problèmes de jeu compulsif, Guillot évitera une fois de plus le monde humaniste pour tenter de la « traiter bibliquement ». 

 Le pasteur continue de dire qu’il ne « regrette rien », et ce, même s’il fait face à la justice présentement.